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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2403449

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2403449

lundi 13 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2403449
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL GRIMALDI MOLINA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Nîmes refusant de reconnaître l’imputabilité au service de ses arrêts de travail suite à un accident de service. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales (annulation et injonction) en cours d’instance, ne maintenant que sa demande de frais. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné la commune de Nîmes à verser 1 000 euros à Mme B... au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 4 septembre 2024, Mme A... B..., représentée par la Selarl Grimaldi et associés, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 5 juillet 2024 par lequel le maire de la commune de Nîmes a refusé de reconnaitre ses arrêts de travail prescrits du 10 décembre 2023 au 14 juillet 2024 comme étant imputables à l’accident de service dont elle a été victime le 1er décembre 2023 et l’a placée en congé de maladie ordinaire durant cette période ;
2°) d’enjoindre au maire de la commune de Nîmes de réexaminer sa demande de reconnaissance d’imputabilité au service de ses arrêts de travail prescrits du 10 décembre 2023 au 14 juillet 2024 dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Nîmes la somme de 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par des mémoires en défense enregistrés les 5 novembre 2024 et 26 septembre 2025, la commune de Nîmes conclut au rejet de la requête.


Par un mémoire enregistré le 9 octobre 2025, Mme B... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et maintenir celles présentées au titre des frais liés à l’instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1( Donner acte des désistements ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou à la charge des dépens ; ».

2. Par le mémoire enregistré le 9 octobre 2025, Mme B... déclare se désister de l’ensemble des conclusions de sa requête à l’exception de celles relatives aux frais liés à l’instance. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la commune de Nîmes la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de Mme B....
Article 2 : La commune de Nîmes versera la somme de 1 000 euros à Mme B... au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à la commune de Nîmes.

Fait à Nîmes, le 13 octobre 2025.


Le président de la 2ème chambre,




G. ROUX


La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière.



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