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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2403607

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2403607

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2403607
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'OGEC Notre-Dame-de-Pont-Saint-Esprit. Celle-ci demandait l'annulation d'une délibération communale du 15 juin 2023 fixant le forfait communal pour 2023. Le tribunal a constaté que la délibération, publiée le 19 juin 2023 avec mention des voies et délais de recours, n'avait été contestée que le 11 septembre 2024, soit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 septembre 2024, l'Organisme de gestion de l'enseignement catholique (OGEC) Notre-Dame-de-Pont-Saint-Esprit, représenté par SELARL Territoire Avocats, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 15 juin 2023 par laquelle la commune de Pont-Saint-Esprit a fixé le forfait communal pour l'année 2023 à la somme de 122 700, 69 euros ;

2°) de mettre à la charge de la Commune de Pont-Saint-Esprit une somme de 3000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () " ;

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". L'article R. 421-5 du même code dispose : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".

3. Il ressort des pièces du dossier que la délibération attaquée qui comportait les voies et délais de recours a été transmise au contrôle de légalité et publiée le 19 juin 2023. Or, la requête présentée par l'Organisme de gestion de l'enseignement catholique (OGEC) Notre-Dame-de-Pont-Saint-Esprit tendant à l'annulation de cette délibération n'a été enregistrée au greffe du tribunal que le 11 septembre 2024, soit après l'expiration du délai de recours contentieux. Par suite, cette requête, qui est tardive, ne saurait être régularisée et doit être rejetée comme entachée d'une irrecevabilité manifeste sur le fondement du 4° de l'article R.222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de l'Organisme de gestion de l'enseignement catholique (OGEC) est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'Organisme de gestion de l'enseignement catholique (OGEC) de Notre-Dame-de-Pont-Saint-Esprit et à la Commune de Pont-Saint-Esprit.

Fait à Nîmes, le 15 octobre 2024 .

La présidente de la 1ère chambre,

C. BOYER

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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