lundi 30 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2403618 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BEZAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 septembre 2024, M. F E et Mme B E, représentée par Me Cagnon, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du maire de la commune des Plans du 2 mai 2024 délivrant le permis de construire n° PC 030 197 24 00001 à M. D C et Mme A C, ensemble la décision expresse du maire des Plans en date du 1er août 2024 tendant au rejet du recours gracieux reçu le 20 juin 2024 ;
2°) de mettre à la charge de la commune des Plans la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils ont intérêt à agir ;
- la condition d'urgence est présumée aux termes de l'article L.600-3 du code de l'urbanisme, et elle est remplie dès lors que les travaux de fondation ont commencé ;
- la condition tenant à l'existence de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité du permis délivré est remplie dès lors que :
* le projet est entaché de fraude.
* le projet architectural est insuffisant en méconnaissance des dispositions des articles R. 431-7, R.431-8, R.431-9 et R.431-10 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne présente pas l'intégralité des constructions présentes sur le terrain du fait de la fraude entachant les pièces PCMI 6 et 7, les photos présentées par les pétitionnaires ne comportant pas le local irrégulièrement implanté ; la mention d'une clôture au sud est erronée, le local technique de la piscine et une pergola construite sur la terrasse n'ont pas fait l'objet de déclaration ou autorisation d'urbanisme, la piscine n'est pas implantée aux distances déclarées et autorisées, le dossier ne comporte aucune mention des destinations réelles de l'existant et de la surface à construire, la déclaration de la surface d'habitation avant et après travaux est fausse au regard de la destination d'une partie du bâtiment qui abrite une activité de pension canine ; les plans fournis ne permettent pas d'établir la surface de la construction ; les plans, et en particulier les plans de masse ne comportent pas une information essentielle tirée de la division de la parcelle support du projet entre les zones UC et A du PLU, ce qui pose une difficulté pour apprécier la légalité de certaines installations, l'implantation du bassin de rétention étant interdit en zone agricole ; tous les ouvrages à construire ne sont pas déclarés ; l'absence de mention de l'escalier permettant d'accéder à une porte d'entrée située à 0,84 du sol masque l'irrégularité de la construction au regard de la distance des limites séparatives ; il en va de même de l'entrée nord ; cela conduirait à la méconnaissance de l'article UA7 du (plan local d'urbanisme) PLU.
* le permis méconnait les dispositions de l'article UC11 du PLU dès lors que le dossier ne présente pas l'insertion environnementale du projet et que le projet est en deux volumes et ne présente pas une simplicité des volumes exigée par cet article ;
*le permis méconnait les dispositions de l'article UC12 du PLU dès lors qu'aucun nouvel emplacement n'est prévu alors que la surface construite est supérieure aux 72 m² déclarés et comprend un logement au sens de l'article R.111-1 du code de la construction et de l'habitation ; le garage existant de 37,84 m² ne pouvant suffire à remplir les obligations prévues à cet article ; qu'en outre ce dernier serait affecté à une activité professionnelle de gardiennage de chiens ; que le projet qui comporte deux portes d'entrée devrait comporter deux logements supplémentaires et nécessiter alors six emplacements de stationnement ;
* le permis méconnait les dispositions de l'article UC13 du PLU dès lors qu'aucune plantation n'est prévue et que les aires de stationnement ne sont pas matérialisées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2024, M. D C et Mme A C, représentés par Me Bezaud, concluent au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme E au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;
Ils font valoir que :
-les requérants n'ont pas intérêt à agir ;
-qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2024, la commune des Plans, représentée par Me d'Audigier, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. et Mme E au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;
Elle fait valoir que :
- les requérants ne justifient pas d'un intérêt à agir ;
- aucun des moyens de la requête n'est susceptible de créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Vu :
-les autres pièces du dossier ;
-la requête n° 2403678 du 17 septembre 2024 par laquelle M. et Mme E demandent l'annulation de l'arrêté contesté.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné Mme Boyer, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 30 septembre 2024 à 10 heures en présence de Mme Noguero, greffière d'audience, ont été entendus :
- le rapport de Mme Boyer, juge des référés ;
- les observations de Me Cagnon pour M. et Mme E qui reprend la teneur de ses écritures et indique le contexte, du litige et notamment l'existence de permis antérieurs et la réalisation non conforme des travaux au regard notamment des règles de prospect, de l'aspect des façades, de la présence d'un local technique pour la piscine pour lequel la déclaration de travaux est en cours d'instruction ; que les requérants justifient d'un intérêt présumé en leur qualité de voisins immédiats et des désagréments générés par le projet par une perte de vue sur le Mont Bouquet, des nuisances de voisinage et la dévaluation de leur propriété en raison de cette perte de vue sur le Mont Bouquet ; que l'urgence est présumée et justifiée par la circonstance que les travaux sont en cours de réalisation ; s'agissant de la légalité externe, l'incomplétude du dossier est à déplorer, les plans ne permettant pas de voir l'intégralité des construction, l'insertion du projet ne représente pas le local piscine illégalement construit, la matérialisation de clôtures au sud et à l'est ne correspond pas à l'existant, la distance construction piscine ne correspond pas à l'autorisation délivrée, l'affectation totale du bien à l'habitation est source d'interrogations dès lors qu'une activité de garde de chiens étant exercée par Mme C n'a été radiée qu'en septembre 2024 ; les plans et documents notamment les pièces PC2 et PC6 sont contradictoires et ne permettent pas de détermine la surface du bâtiment autorisé ; l'absence de mention de la partie du terrain d'assiette situé en zone A ne permet pas la réalisation du bassin de rétention ; tous les ouvrages n'ont pas été déclarés, et l'annexe autorisée pourraient en réalité être aménagée en deux logements supplémentaires du fait de la mention de deux portes d'entrée, en façade nord et ouest ; il est faux de situer l'entrée en façade sud comme le prétend la commune ; les portes d'entrée situées à 0,84 m du sol génèreront la construction d'escalier en méconnaissance des règles de distance en façade ouest, d'autant que contrairement à ce qui est soutenu en défense, les ouvertures ne correspondent pas à des portes fenêtres ; que s'agissant de la légalité interne, il s'en rapporte sur UC11 ; que l'article UC12 est méconnu dès lors qu'un logement requiert deux places de stationnement, que le terme d'annexe est impropre car il requiert un lien physique et fonctionnel avec l'habitation, en l'espèce inexistant, que le garage de 37,5 m² qui ne respecte déjà pas le PLU est insuffisant et a été affecté à l'activité de pension canine, que les deux portes d'entrée laissent supposer l'existence de deux logements supplémentaires et donc impliquent de prévoir quatre stationnements qui ne sont pas matérialisés sur le projet ; que s'agissant du respect de l'article UC13 concernant les plantations, le procès-verbal de constat d'huissier n'est pas convainquant et les plantations ne sont pas rapportées sur le plan, leur implantation notamment sur l' aire de stationnement ne peut être contrôlée.
- les observations de Me Bezaud pour les pétitionnaires qui rappellent des diverses autorisations dont bénéficient les pétitionnaires, et la teneur du projet qui est de construire une annexe servant de rangement et de chambre d'ami ; il précise que l'intérêt à agir n'est pas justifié, la présomption n'étant pas irréfragable et la perte d'ensoleillement qui sera induite par la construction ainsi que la perte de vue sur le Mont Bouquet au demeurant site non remarquable ne permettent pas de justifier la gêne alléguée, en l'absence d'ombre projetée par la construction en été et son faible impact en hiver s'agissant de la légalité externe, elle repose sur une accusation de fraude et des suppositions sur les intentions de ses clients, si effectivement un abri de jardin adossé au mur pergola en 2018, aurait dû faire l'objet d'une déclaration préalable, le matériel de filtration sera déplacé dans le nouveau bâtiment et en l'absence de lien physique avec le projet, la jurisprudence Thalamy ne trouve pas à s'appliquer ; la deuxième pergola est une toile sur structure aluminium qui ne nécessite aucune autorisation ; la mention erronée de clôtures est une erreur du dessinateur et demeure sans conséquence sur les règles applicables, et sont donc sans influence sur l'appréciation que l'autorité administrative a faite du projet ; de même l'implantation de la piscine autorisée en 2020, qui a dû être modifiée en raison de la présence de rochers et qui sera régularisée est sans influence sur l'appréciation du projet, aucune règle n'étant méconnue ; que la destination du projet ne peut reposer sur des suppositions relatives à la création d'un logement ou à l'exercice d'une activité, qu'il n'y a aucune incohérence entre les plans PC2 et PC5 qui permettent de déterminer la surface du projet confirmée par le constat d'huissier du 23 septembre 2024 soit une surface de plancher de 72 m² qui ne doit pas être confondue avec l'emprise au sol et qui doit être calculée à l'intérieur des murs ; s'agissant de l'absence de mention de la partie sud en zone A, le service instructeur connaît les zones et a instruit en connaissance de cause, la construction du bassin de rétention, construit en partie en zone agricole est admise par une lecture combinée des articles A1, A2, et A4 du PLU, ce dernier article intégrant le réseau des eaux pluviales et le projet se déversant dans le réseau communal ; la construction d'un escalier repose sur une suppositions non fondée, un plan modificatif de la façade nord sera déposé mais les modifications envisagées sont légales
et ne rendent pas illégal le permis de construire initial, le projet qui présente des volumes simples répond aux exigences des article R.111-27 du code de l'urbanisme et UC11 du PLU ;
le projet ne méconnaît pas les dispositions de l'article UC12 dès lors que les places n'ont pas à être marquées et que le tènement compte 325 m² disponible pour le stationnement, qu'il s'agit d'une simple omission sans incidence sur la légalité du permis ; s'agissant des plantations le procès-verbal d'huissier produit démontre la présence sur le terrain d'arbres de haute tige, Oliviers, Eucalyptus répondant aux exigences du PLU ; au vu des suppositions non fondées en cascades présentées par les requérants et le soupçon de fraude injustifié une condamnation à verser 3 000 euros au titre des frais d'instance doit être prononcée à leur encontre.
-les observations de Me D'Audigier pour la commune des Plans qui reprend la teneur de ses écritures et ajoute que la demande de permis de construire suit un régime déclaratif et il est statué sur la base de ce dossier ; le dossier déposé a permis sans difficulté d'apprécier le projet par rapport au règlement d'urbanisme ; la présence de constructions illégales est inopérante et sans influence en l'espèce sur appréciation ; il appartient aux requérants de saisir le maire pour dresser un procès-verbal d'infraction ; tous les arguments présentés sur l'exécution des travaux doivent être écartés des débats ; le projet consiste en la construction d'une annexe de 72 m² respectant les règles afférentes au prospect, aux limites séparatives et des voies de droit sont ouvertes si l'exécution est défaillante ; tel que le projet est présenté, il s'agit d'une annexe et non d'un logement qui constitue un complément de fonctionnalité de l'habitation pour le stockage et la création d'une chambre supplémentaire ; la circonstance que des clôtures inexistantes aient été mentionnées est sans influence et au demeurant elles ont été autorisées au terme du permis de construire relatif à la maison principale ; il n' y a pas de difficulté sur les plantations, l'article UC12 est inopérant dès lors que le projet porte sur une annexe ayant un lien fonctionnel avec le logement et non sur la création d'un logement ; si un logement devait être créé, cela nécessiterait une autorisation modificative dont la délivrance ne poserait aucun problème au regard de l'article UC12 et il s'en rapporte pour le reste.
M. C intervient pour préciser que l'annexe n'est créée que pour augmenter le confort de son habitation pour un couchage supplémentaire dans le respect du PLU.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 2 mai 2024, le maire de la commune des Plans a délivré à M. et Mme C un permis de construire une annexe non attenante à la maison existante d'une surface de plancher de 72 m² sur la parcelle cadastrée A 772 de 2924 m² située sur le territoire de la commune. M. et Mme E, en qualité de voisins immédiats du projet, demandent au juge des référé de prononcer la suspension de l'exécution de cette autorisation.
Sur les conclusions à fin de suspension :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Il résulte de ces dispositions que le prononcé d'une ordonnance de suspension de l'exécution d'une décision administrative est subordonné à la réunion cumulative de l'existence d'une situation d'urgence et d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
3. Aucun des moyens invoqués par M. et Mme E, tels qu'énoncés dans les visas de cette ordonnance, ne paraît, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du maire de la commune des Plans du 2 mai 2024 et de la décision rejetant le recours gracieux présenté à son encontre.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'apprécier la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir opposée en défense ni la condition d'urgence, qu'il y a lieu de rejeter la requête de M. et Mme E en toutes leurs conclusions, y compris celles présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
5. Il y a lieu en revanche de mettre à la charge de M. et Mme E le versement à M. et Mme C d'une somme de 500 euros et à la commune des Plans d'une somme d'un même montant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. et Mme E est rejetée
Article 2 : M. et Mme E verseront à M. et Mme C une somme de 500 euros et à la commune des Plans une somme de même montant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme F et B E, à la commune des Plans et à M. et Mme D et A C.
Fait à Nîmes, le 30 septembre 2024.
La juge des référés,
C. BOYER
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026