mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2403760 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 septembre 2024, M. A B, représenté par Me Chabbert-Masson, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre la décision implicite par laquelle le préfet du Gard a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet du Gard de procéder à un nouvel examen de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé de demande l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours à compte de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le préfet du Gard a produit des pièces enregistrées le 29 octobre 2024.
Par acte enregistré le 29 octobre 2024, M. B demande qu'il lui soit donné acte de son désistement de sa requête à l'exception des conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la requête enregistrée sous le n° 2403763.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné M. Roux, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, de nationalité tunisienne, entré en France en août 2019 sous couvert d'un visa Schengen, a présenté une demande titre de séjour en qualité de père d'un enfant français sur la plateforme dématérialisée de l'ANEF, le 6 mars 2024. Du silence gardé par le préfet du Gard sur cette demande durant quatre mois est née une décision implicite de rejet dont il a demandé communication des motifs par lettre recommandée avec accusé de réception en date du 15 juillet 2024. Le préfet du Gard lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction de sa demande valable jusqu'au 24 janvier 2025 et l'a convoqué en préfecture le vendredi 25 octobre 2024 en vue de compléter son dossier de demande et poursuivre son instruction.
2. Au regard de ces éléments postérieurs à sa requête, par l'acte établi et enregistré au greffe du tribunal le 29 octobre 2024, M. B demande qu'il lui soit donné acte de son désistement de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de refus de séjour en litige ainsi qu'aux fins d'injonction et d'astreinte. Son désistement est pur et simple et rien ne s'y oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. B des conclusions qu'il a présentées aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte.
Article 2 : L'Etat versera à M. B la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet du Gard.
Fait à Nîmes, le 29 octobre 2024.
Le juge des référés,
G. ROUX
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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