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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2403779

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2403779

mercredi 23 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2403779
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantVIENS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 septembre 2024, Mme A B, représentée par Me Viens, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'enjoindre au préfet du Gard de la convoquer en préfecture dans un délai de dix jours afin qu'elle puisse voir enregistrer sa demande de titre de séjour et obtenir la délivrance d'un certificat médical vierge à remettre à l'OFII ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- elle a déposé une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant malade par courrier réceptionné par la préfecture du Gard le 13 mai 2024 et n'a jamais été convoquée à la préfecture pour se voir remettre le dossier à présenter à l'OFII ;

- la condition d'urgence est remplie au regard la situation et du fondement de sa demande de titre de séjour ;

- la mesure sollicitée est utile.

Le préfet du Gard a produit des pièces qui ont été enregistrées le 7 octobre 2024.

Par un acte, enregistré le 9 octobre 2024, Mme B doit être regardée comme se désistant purement et simplement de ses conclusions à fin d'injonction et maintient les demandes qu'elle a présentées au titre des frais liés à l'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, de nationalité marocaine, a déposé auprès des services de la préfecture du Gard une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant malade, par courrier recommandé avec accusé de réception daté du 13 mai 2024 auquel il n'a pas été donné suite. Elle demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Gard de lui fixer un rendez-vous en préfecture dans un délai de dix jours afin de permettre l'enregistrement de sa demande et la remise du dossier médical vierge à présenter à l'OFII.

2. En raison de l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête susvisée, il y a lieu d'admettre Mme B, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

3. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Par ailleurs, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement ou constater un non-lieu.

4. Le préfet du Gard ayant, le 7 octobre 2024, postérieurement à l'introduction du présent recours, reçu Mme B en rendez-vous et enregistré sa demande de titre de séjour en lui remettant notamment le certificat médical vierge destiné au médecin de l'OFII, celle-ci, par un acte enregistré le 9 octobre 2024, qui a expressément indiqué que ses conclusions à fin d'injonction avaient ainsi perdu leur objet, doit être regardée comme s'en étant désisté. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

5. La requérante a, toutefois, expressément maintenu ses conclusions présentées au titre des frais liés à l'instance. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, somme qui sera versée à Me Viens, avocate de Mme B, sous réserve qu'elle renonce à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

O R D O N N E

Article 1er : Mme B est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Il est donné acte à Mme B de son désistement de ses conclusions à fin d'injonction.

Article 3 : L'Etat versera à Me Viens, avocate de Mme B, la somme de 500 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que cette avocate renonce à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, au préfet du Gard et à Me Viens.

Fait à Nîmes, le 23 octobre 2024.

Le juge des référés,

G. ROUX

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La Greffière,

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