LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2403852

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2403852

vendredi 18 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2403852
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. B d’un référé suspension contre le refus implicite du préfet du Gard de renouveler son titre de séjour pluriannuel. M. B s’est désisté de ses conclusions principales après que le préfet lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 octobre 2024, M. A B, représenté par Me Chabbert-Masson, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet du Gard a refusé de renouveler son titre de séjour pluriannuel ;

2°) d'enjoindre au préfet du Gard de procéder au réexamen de sa demande de renouvellement dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler dans un délai de vingt-quatre heures suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est présumée respectée s'agissant d'un recours contre un refus de renouvellement d'un titre de séjour et il se trouve privé du droit de travailler alors que son épouse est sans emploi et qu'ils ont la charge de deux enfants ;

- la décision est insuffisamment motivée car il n'a pas été répondu à sa demande de communication des motifs.

- elle méconnaît les articles L. 423-6 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile puisqu'il est marié à une ressortissante française depuis le 14 septembre 2019, avec laquelle la vie commune n'a jamais cessé, le père de deux enfants français et parfaitement intégré à la société française.

Le préfet du Gard a produit la fiche ADGREF relatif à l'intéressé enregistrée le 16 octobre 2024.

Par un acte enregistré le 16 octobre 2024, M. B demande qu'il lui soit donné acte de son désistement de ses conclusions présentées aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte et maintient sa demande relative aux frais liés à l'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la requête enregistrée sous le n° 2403848.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné M. Roux, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant marocain, est entré régulièrement en France en 2017 sous couvert d'un visa long séjour. Il a bénéficié de la délivrance d'un titre de séjour valable un an en juin 2020, renouvelé en juin 2021 puis d'un titre de séjour pluriannuel valable deux ans, jusqu'au 17 mai 2024 dont il a sollicité le renouvellement auprès du préfet du Gard, le 4 février 2024. Du silence gardé par ce dernier sur cette demande durant quatre mois est née, le 4 juin 2024, une décision implicite de refus de renouvellement dont M. B a demandé au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de prononcer la suspension de l'exécution.

2. Toutefois, le préfet du Gard lui ayant délivré, postérieurement à sa requête, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour, valable du 10 octobre 2024 au 9 janvier 2025, M. B a, par l'acte susvisé du 16 octobre 2024, demandé qu'il lui soit donné acte de son désistement de ses conclusions à l'exception de celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.

Sur les frais liés à l'instance :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

O R D O N N E

Article 1er : Il est donné acte à M. B de son désistement de ses conclusions présentées aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte.

Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 000 euros à M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet du Gard.

Fait à Nîmes, le 18 octobre 2024.

Le juge des référés,

G. ROUX

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions