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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2403925

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2403925

mercredi 23 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2403925
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMATHIEU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 octobre 2024, M. C B A, représenté par Me Mathieu, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- il a bénéficié de la délivrance d'un visa travailleur temporaire valant titre de séjour dont il a demandé le renouvellement le 9 juillet 2024 mais n'a reçu aucune réponse du préfet du Gard depuis ;

- la condition d'urgence et d'utilité est remplie au regard de la précarité de sa situation administrative et de son impossibilité de poursuivre l'exécution de son contrat de travail

- aucune contestation sérieuse ne peut être opposée au bien-fondé de sa demande de renouvellement de son titre de séjour.

Le préfet du Gard a produit des pièces qui ont été enregistrées le 16 octobre 2024.

Par un mémoire enregistré le 16 octobre 2024, M. B A demande qu'il lui soit donné acte de son désistement de ses conclusions à fin d'injonction et maintient les demandes qu'il a présentées au titre des frais liés à l'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, de nationalité bolivienne, a déposé auprès des services de la préfecture du Gard une demande de renouvellement d'un titre de séjour en qualité de travailleur saisonnier à laquelle il n'a pas été donné suite. Il a demandé au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

2. En raison de l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête susvisée, il y a lieu d'admettre M. B A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

3. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Par ailleurs, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement ou constater un non-lieu.

4. Le préfet du Gard a, le 16 octobre 2024, postérieurement à l'introduction du présent recours, délivré à M. B A un récépissé de demande de carte de séjour valable jusqu'au 15 avril 2025. Le requérant a demandé en conséquence qu'il lui soit donné acte de son désistement de ses conclusions à fin d'injonction. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

5. Le requérant a, toutefois, expressément maintenu ses conclusions présentées au titre des frais liés à l'instance. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, somme qui sera versée à Me Mathieu, avocat de M. B A, sous réserve qu'il renonce à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

O R D O N N E

Article 1er : Mme B A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Il est donné acte à M. B A de son désistement de ses conclusions à fin d'injonction.

Article 3 : L'Etat versera à Me Mathieu, avocat de M. B A, la somme de 500 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que cet avocat renonce à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B A, au préfet du Gard et à Me Florian Mathieu.

Fait à Nîmes, le 23 octobre 2024.

Le juge des référés,

G. ROUX

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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