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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2404153

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2404153

vendredi 8 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2404153
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait au juge des référés d’enjoindre au préfet du Gard de renouveler son titre de séjour ou de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait pas la signature de son auteur, et ce défaut n’a pas été régularisé dans le délai imparti de cinq jours, en méconnaissance de l’article R. 431-4 du code de justice administrative. Le juge a donc fait application de l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans instruction contradictoire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 octobre 2024, M. B C A, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article R. 521-3 du code de justice administrative d'enjoindre au préfet du Gard de faire droit à sa demande renouvellement de son titre de séjour ou de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de ce titre.

Il soutient que :

- sa demande de renouvellement est restée sans réponse ;

- il est confronté, du fait de l'irrégularité de sa situation depuis l'expiration de son titre, le 19 octobre 2024, à une impossibilité de travailler et à des difficultés administratives.

M. A a été invité par le greffe du tribunal administratif, le 28 octobre 2024, à régulariser sa requête qui ne comporte pas la signature de son auteur, dans un délai de cinq jours, à peine d'irrecevabilité manifeste.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné M. Roux, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Si l'article L. 522-1 du même code impose au juge des référés de statuer au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale l'article L. 522-3 de ce code dispose que " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Aux termes de l'article R. 431-4 du code de justice administrative : " Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur () ".

3. En dépit de la mesure de régularisation susvisée qui lui a été adressée le 28 octobre 2024, fondées sur les dispositions de l'article R. 431-4 du code de justice administrative, M. A n'a pas procédé à la régularisation du défaut de signature de sa requête présentée dans une affaire qui n'entre pas dans le champ de l'article R. 431-2 de ce code, dans le délai de cinq jours qui lui a été imparti pour ce faire. La requête de M. A est donc manifestement irrecevable et doit être rejetée par la procédure prévue à l'article L. 522-3.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C A.

Copie en sera adressée pour information au préfet du Gard.

Fait à Nîmes, le 8 novembre 2024.

Le juge des référés,

G. ROUX

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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