LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2404412

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2404412

jeudi 5 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2404412
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 novembre 2024, la SARL Jean Nicot, représentée par son gérant, M. B A, doit être regardée comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :

1°) d'annuler la décision par laquelle la chambre de commerce et d'industrie (CCI) du Gard a attribué à la société RBC les lots n° 1A et 1B d'un accord cadre à bons de commande relatif à l'aménagement intérieur du bâtiment SCI CCI 30 à Nîmes ;

2°) de lui attribuer les lots n° 1A et 1B en cause ;

Elle soutient que :

- la candidature et l'offre de la société RBC attributaire n'étaient pas recevable ni régulière faute pour cette dernière d'avoir été présente lors de la visite du chantier organisée le 5 août 2024 et rendue obligatoire par les stipulations mentionnées à la page n°4 du règlement de consultation ;

- le pouvoir adjudicateur ne lui a pas transmis le rapport de synthèse d'analyse des offres alors qu'elle en a fait la demande dans le délai réglementaire ;

- le faible écart de notation entre son offre et celle de la société attributaire, dont le prix est pourtant beaucoup plus élevé, laisse penser que l'attribution de ces lots n'est pas légalement justifiée.

Par un mémoire en défense enregistré le 26 novembre 2024, la société RBC, représentée par Me Rigeade conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société Jean Nicot en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés et que la société requérante ne démontre pas sa présence à la visite obligatoire du chantier ni, par suite, la recevabilité de sa candidature.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 décembre 2024, la SCI CCI 30, la SCI Campus 30 et la CCI du Gard, représentées par Me Maillot, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société Jean Nicot en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable car le marché des lots 1A et 1B était déjà signé depuis les 4 et 6 novembre 2024 lorsqu'elle a été enregistrée au greffe du tribunal administratif ;

- les conclusions tendant à ce que ces lots lui soient attribués sont irrecevables car il excède les pouvoir du juge administratif ;

- les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la commande publique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné M. Roux, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés présentées sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 4 décembre 2024 à 9 heures 30 minutes en présence de Mme Kremer, greffière d'audience, ont été entendus :

- le rapport de M. Roux, juge des référés ;

- les observations de Me Castagnino, pour la CCI du Gard, la SCI CCI 30 et la SCI Campus 30 qui a repris les moyens de défense opposés dans ses écritures en insistant sur l'irrecevabilité de la requête présentée après la signature des contrats et l'édiction des premiers ordres de service.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par un avis de publicité du 23 juillet 2024, la SCI CCI 30 et la SCI Campus 30 ont lancé, pour le compte de la CCI du Gard, deux consultations sous la forme de procédures adaptées ouvertes en vue de la passation d'un accord cadre à bons de commande relatif à l'aménagement intérieur, s'agissant du lot n° 1A, du " bâtiment SCI CCI 30 " et, s'agissant du lot n° 1B, du " bâtiment SCI Campus 30 ", tous deux situés à Nîmes. La SARL Jean Nicot, candidate à l'attribution de chacun de ces deux lots, a été informée, par courriers du 4 novembre 2024, du rejet de ses offres arrivées en deuxième position, derrière celles de la société RBC, attributaire de ces deux lots. La société Jean Nicot demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, d'annuler la décision d'attribution desdits lots 1A et 1B et de les lui attribuer.

Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique. / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat. ".

3. Il résulte de l'instruction que l'acte d'engagement des lots n° 1A et 1B de l'accord cadre à bons de commande dont la société Jean Nicot conteste l'attribution a été signé les 4 et 6 novembre 2024 et que les ordres de services de démarrage des prestations de chacun de ces lots ont été pris dès le 4 novembre 2024. Dans ces conditions, et alors que les dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative ne confèrent pas au juge des référés précontractuels le pouvoir de se prononcer sur la validité de la signature d'un contrat, la requête de la société Jean Nicot, enregistrée le 15 novembre 2024, postérieurement à cette signature, est irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en toutes ses conclusions.

Sur les frais liés à l'instance :

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par les sociétés RBC, CCI 30, Campus 30 et par la CCI du Gard sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de la SARL Jean Nicot est rejetée.

Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Jean Nicot, à la SCI CCI 30, à la SCI Campus 30, à la CCI du Gard et la société RBC.

Fait à Nîmes, le 5 décembre 2024.

Le juge des référés,

G. ROUX

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions