lundi 2 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2404620 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 novembre 2024, la société civile immobilière (SCI) l'Olivette, représentée par Me Floutier, demande au juge des référés sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du Maire de Vallon-Pont-d'Arc, du 17 avril 2024, accordant un permis d'aménager à la société Moulin SAS, affiché le 27 septembre 2024 sur le terrain du projet.
2°) de mettre à la charge de la commune de Vallon-Pont-d'Arc la somme de 1 500 € au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Il soutient que :
-la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle est présumée et que l'exécution du projet à fort enjeu financier est difficilement réversible ;
-la condition tenant à l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision est remplie dès lors que :
- le dossier de permis d'aménager est incomplet au regard de l'indication de l'identité et des coordonnées du propriétaire du terrain, de l'absence d'autorisation à agir du preneur à bail en violation des articles R.444-1 et R.423-1 du code de l'urbanisme, de l'absence de justificatif de la dispense d'étude d'impact, de l'insuffisance de la notice architecturale ;
-l'arrêté est insuffisamment motivé ;
-le projet méconnaît les dispositions de l'article L.111-11 du code de l'urbanisme ;
-la demande est entachée de fraude.
Vu :
- la requête n° 2404550 du 22 novembre 2024 par laquelle La SCI L'Olivette demande l'annulation de la décision contestée ;
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme A comme juge des référés ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. D'autre part, Aux termes du premier alinéa de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président () transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente ". Aux termes de l'article R. 312-1 de ce code : " Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par les dispositions de la section 2 du présent chapitre ou par un texte spécial, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée. / () ". Aux termes de l'article R. 221-3 du même code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : () Lyon : Ain, Ardèche, Loire, Rhône ; () ".
3. Aux termes de l'article R. 312-7 du même code : " Les litiges relatifs aux déclarations d'utilité publique, au domaine public, aux affectations d'immeubles, au remembrement, à l'urbanisme et à l'habitation, au permis de construire, d'aménager ou de démolir, au classement des monuments et des sites et, de manière générale, aux décisions concernant des immeubles relèvent de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouvent les immeubles faisant l'objet du litige. () " ;
4. La requête présentée par la SCI L'Olivette tend à la suspension de la décision par laquelle le maire de la commune de Vallon-Pont-d'Arc a délivré un permis d'aménager à la SAS Moulin. Le litige soumis au tribunal n'entre dans aucun des cas dérogatoires, prévus aux articles R. 312-6 et suivants du code de justice administrative, à la règle de compétence territoriale fixée par la disposition précitée. Dès lors, la requête de la SCI L'Olivette ne relève pas, en application des dispositions précitées du code de justice administrative, de la compétence du tribunal administratif de Nîmes. Il y a lieu de la rejeter dans toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de de la SCI L'Olivette est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI L'Olivette.
Fait à Nîmes, le 2 décembre 2024.
La juge des référés,
C. A
La République mande et ordonne au préfet de l'Ardèche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2404620
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026