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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2500286

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2500286

lundi 3 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2500286
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBARBAROUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 janvier 2025, M. C A B, représenté par Me Barbaroux, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de trois jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du

10 juillet 1991 et en cas de rejet de l'aide juridictionnelle à titre définitif, à son bénéfice.

Le préfet du Gard a produit des pièces qui ont été enregistrées le 29 janvier 2025.

Par un mémoire, enregistré le 31 janvier 2025, M. A B demande qu'il soit donné acte de son désistement de ses conclusions à fin d'injonction et maintient celles présentées au titre des frais liés à l'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Eu égard à l'urgence à statuer sur la requête de M. A B, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Par ailleurs, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement ou constater un non-lieu.

3. Le désistement des conclusions à fin d'injonction présentées par M. A B étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Barbaroux, avocat de M. A B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Barbaroux de la somme de 500 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. A B par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 500 euros lui sera versée.

O R D O N N E

Article 1er : M. A B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Il est donné acte à M. A B de son désistement de ses conclusions à fin d'injonction.

Article 3 : l'Etat versera à Me Barbaroux, avocat de M. A B, la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle. Cette somme sera versée à M. A B dans le cas où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas définitivement accordée le bureau d'aide juridictionnelle.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A B, au préfet du Gard et à Me Barbaroux.

Fait à Nîmes, le 3 février 2025.

Le juge des référés,

G. ROUX

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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