Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet du Gard d’enregistrer une demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après que le préfet a finalement procédé à l’enregistrement. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 500 euros à la requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sans appliquer d’autre texte de fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 février 2025, Mme A... B..., représentée par Me Chabbert Masson, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle le préfet du Gard a refusé d’enregistrer sa demande de renouvellement de son titre de séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet du Gard d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler ou une attestation de prolongation d’instruction, dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement, à son conseil, de la somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire enregistré le 13 janvier 2026, Mme B... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et de maintenir celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une décision du 24 juin 2025, la présidente de la section administrative du bureau d’aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nîmes a constaté la caducité de la demande d’aide juridictionnelle formée par Mme B....
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1( Donner acte des désistements ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou à la charge des dépens ; ».
2. Par le mémoire enregistré le 13 janvier 2026, Mme B... déclare, d’une part, se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction compte tenu de la décision du préfet du Gard d’enregistrer sa demande de titre de séjour, et d’autre part, de maintenir celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 500 euros à Mme B... en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de Mme B....
Article 2 : L’Etat versera à Mme B... la somme de 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet du Gard.
Fait à Nîmes, le 20 janvier 2026.
Le président,
G. ROUX
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.