LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2501295

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2501295

vendredi 2 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2501295
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDARMON

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 6 mars 2025 par laquelle le GRETA-CFA Vaucluse a mis fin aux fonctions d'enseignante de Mme D. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme D ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière, compte tenu de ses autres revenus et de sa situation familiale. En outre, aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le contrat de vacation ne pouvant être requalifié en contrat à durée indéterminée dans le cadre du référé. La requête a été rejetée, et Mme D a été condamnée à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 avril 2025, Mme C D, représentée par Me Durand, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du 6 mars 2025 par laquelle le GRETA-CFA Vaucluse a mis fin à ses fonctions d'enseignante au sein de cet établissement ;

2°) d'enjoindre au GRETA-CFA Vaucluse de la réintégrer dans ses fonctions ;

3°) de mettre à la charge du GRETA-CFA Vaucluse la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'urgence est caractérisée dès lors que la décision du 6 mars 2025 la prive de plus de la moitié de sa rémunération, la plaçant ainsi dans une situation de précarité financière compte tenu notamment des crédits contractés en 2019 et 2022 et de ce qu'elle a encore à sa charge un fils mineur et verse une pension alimentaire de 400 euros à sa fille étudiante à l'université de Montréal ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors que :

. elle doit être regardée comme liée au GRETA-CFA Vaucluse par un contrat de travail, lequel doit être regardé comme étant à durée indéterminée selon les règles de droit commun fixées par l'article L. 1221-2 du code du travail ; la décision contestée s'analyse par suite comme une décision de licenciement ;

. il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de la décision ;

. en méconnaissance du décret n°88-145 du 15 février 1988 applicable aux agents contractuels de la fonction publique territoriale, la décision contestée, envoyée par courriel, ne respecte aucun formalisme, ne lui pas été adressée par lettre recommandée et est entachée d'un vice de procédure en ce qu'elle n'a pas été précédée d'un entretien préalable, de la communication du dossier, de la faculté de présenter ses observations ni d'un préavis;

. si elle devait être regardée comme agent vacataire, elle ne pouvait être évincée sans procédure contradictoire ni préavis et notification par lettre recommandée ;

. la décision est entachée d'une erreur de droit au regard des conditions d'emploi et de rémunération des vacataires de l'enseignement supérieur fixées par l'article 6 du décret n°87-889 du 29 octobre 1987 dès lors que son licenciement ne peut être fondé sur son refus de participer aux commissions de fin d'année en l'absence de rémunération à cet effet.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 avril 2025, le lycée polyvalent Philippe de Girard, établissement support du GRETA-CFA Vaucluse, représenté par son proviseur en exercice, ayant pour avocat Me Darmon, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme D au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- l'urgence n'est pas caractérisée dès lors que Mme D n'a pas été privée de la totalité de sa rémunération, qu'elle perçoit 1 712,28 euros au titre de son emploi de chargée d'enseignement au sein de l'établissement public Avignon université au titre de son activité principale, qu'elle perçoit 360 euros de pension alimentaire chaque mois et qu'elle est liée par un PACS à M. B dont les revenus ne sont pas justifiés ;

- il n'existe pas de doute sérieux sur la légalité de la décision contestée dès lors que :

. il n'entre pas dans l'office du juge des référés de requalifier une vacation en contrat de travail ;

. subsidiairement, Mme D a été recrutée dans le cadre d'une autorisation de cumul d'activité pour une durée déterminée du 10 septembre 2024 au 30 juin 2025 et pour un nombre limité de 250 heures ; elle a été rémunérée à la tâche, les bulletins de paies ont été établis mensuellement par souci de bonne gestion comptable en vertu des dispositions de l'article L. 952-1 du code de l'éducation et ne sauraient révéler un salaire fixe ; le recrutement de Mme D avait vocation à combler des besoins temporaires sur certaines formations de la filière " économie gestion " et ne saurait être assimilé à un besoin permanent ;

. le décret n°88-145 du 15 février 1988 n'est pas applicable dès lors que les personnes contractuelles recrutées pour travailler dans un GRETA sont des agents de l'Etat ;

. il peut être mis fin sans préavis aux interventions d'une vacataire ; dans l'hypothèse ou une obligation de préavis serait établie, ce vice n'est pas de nature à entraîner l'annulation totale de la décision de licenciement mais ouvre seulement droit à une indemnité correspondant au non-respect de la durée du préavis ;

. la participation aux commissions fait partie intégrante du service de l'enseignant et n'ouvre pas droit à une rémunération supplémentaire.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 3 avril 2025 sous le numéro 2501329 par laquelle Mme D demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Chamot, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 29 avril 2025 en présence de Mme Paquier, greffière d'audience, Mme Chamot a lu son rapport et entendu :

- les observations de Mme D, représentée par Mme A, élève avocate stagiaire en présence de Me Durand, qui reprend oralement, en les précisant, ses conclusions et moyens ;

- les observations du Lycée Philippe de Girard, établissement support du GRETA-CFA Vaucluse, représenté par Me Darmon, qui reprend oralement, en les précisant, ses conclusions et moyens.

La clôture de l'instruction a été différée au 30 avril 2025 à 10 heures.

Mme D, représentée par Me Durand, a produit le 29 avril 2025 à 19 heures 40 une note en délibéré qui a été communiquée.

Le lycée Philippe de Girard, établissement support du GRETA-CFA Vaucluse, représenté par Me Darmon, a produit le 30 avril 2025 à 9 heures 46 une note en délibéré qui a été communiquée.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D a été recrutée le 10 septembre 2024 pour occuper des fonctions d'enseignante en économie gestion par le GRETA-CFA Vaucluse au sein de deux BTS et un bac professionnel à raison de huit par semaine au titre de l'année scolaire 2024-2025. Le 6 mars 2025, le conseiller en formation professionnelle maintenance de véhicules du GRETA-CFA Vaucluse l'a informée par courriel de l'impossibilité de poursuivre ses vacations en raison de son refus de participer aux commissions des BTS. Par la présente requête, Mme D demande au tribunal de suspendre l'exécution de cette décision.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".

3. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'une mesure de suspension de l'exécution d'un acte administratif doit être regardée comme remplie lorsque l'exécution de la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Une mesure prise à l'égard d'un agent public ayant pour effet de le priver de la totalité de sa rémunération doit, en principe, être regardée, dès lors que la durée de cette privation excède un mois, comme portant une atteinte grave et immédiate à la situation de cet agent, de sorte que la condition d'urgence doit être regardée comme remplie, sauf dans le cas où son employeur justifie de circonstances particulières tenant aux ressources de l'agent, aux nécessités du service ou à un autre intérêt public, qu'il appartient au juge des référés de prendre en considération en procédant à une appréciation globale des circonstances de l'espèce.

4. En l'espèce, Mme D, professeure certifiée de classe normale en économie et gestion, en disponibilité de l'éducation nationale jusqu'au 31 août 2025, exerce à titre principal des fonctions d'enseignante contractuelle au sein de l'établissement public Avignon Université lui procurant un revenu mensuel de 1 712 euros, et, à titre accessoire, des fonctions d'enseignante au GRETA-CFA Vaucluse en vertu d'une autorisation de cumul d'activités portant sur un volume de 250 heures du 10 septembre 2024 au 30 juin 2025. Elle ne peut, dès lors, se prévaloir de la présomption d'urgence qui s'attache à la privation de la totalité de la rémunération d'un agent public. Toutefois, eu égard au volume d'heures d'enseignement qui lui a été confié par le GRETA-CFA Vaucluse jusqu'au 30 juin 2025, à hauteur de 8 heures par semaine rémunérées entre 33 et 47 euros l'heure, et compte tenu des charges de son foyer comportant deux enfants de moins de 25 ans en études supérieures et au lycée, Mme D démontre que la décision contestée préjudice de manière grave et immédiate à sa situation financière, sans qu'il y ait lieu, en tout état de cause, de tenir compte des ressources de son partenaire de PACS en l'absence de vie commune. La condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit, par suite, être regardée comme remplie.

5. En l'état de l'instruction, les moyens tirés, d'une part, de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée et, d'autre part, de la méconnaissance des formalités de préavis, d'entretien préalable et de notification de la décision de licenciement par lettre recommandée, prévues pour les agents contractuels de l'Etat par les articles 46, 47 et 47-1du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

6. Il résulte de ce qui précède que Mme D est fondée à demander la suspension de l'exécution de la décision du 6 mars 2025 par laquelle le GRETA-CFA Vaucluse a mis fin à ses fonctions d'enseignante au sein de cet établissement

Sur les conclusions à fin d'injonction :

7. Si, dans le cas où les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont remplies, le juge des référés peut suspendre l'exécution d'une décision administrative et assortir cette suspension d'une injonction, s'il est saisi de conclusions en ce sens, ou de l'indication des obligations qui en découleront pour l'administration, les mesures qu'il prescrit ainsi doivent présenter un caractère provisoire. Il suit de là que le juge des référés ne peut, sans excéder sa compétence, ni prononcer l'annulation d'une décision administrative, ni ordonner une mesure qui aurait des effets en tous points identiques à ceux qui résulteraient de l'exécution par l'autorité administrative d'un jugement annulant une telle décision. La suspension de l'exécution d'une décision administrative présentant le caractère d'une mesure provisoire, n'emportant pas les mêmes conséquences qu'une annulation prononcée par le juge administratif, laquelle seule a une portée rétroactive, ne prend effet qu'à la date à laquelle la décision juridictionnelle ordonnant la suspension est notifiée à l'auteur de la décision administrative contestée.

8. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre au GRETA-CFA Vaucluse de procéder, dans un délai de sept jours, à la réintégration provisoire de Mme D jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond.

Sur les frais liés au litige :

9. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

10. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du lycée Philippe de Girard, établissement support du GRETA-CFA Vaucluse, la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ces mêmes dispositions font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions que cet établissement a présentées contre Mme D, qui n'est pas la partie perdante.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution de la décision du 6 mars 2025 du GRETA-CFA Vaucluse est suspendue jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond.

Article 2 : Il est enjoint au lycée Philippe de Girard, établissement support du GRETA-CFA Vaucluse, de procéder à la réintégration provisoire de Mme D jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond, et ce dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 3 : Le lycée Philippe de Girard, établissement support du GRETA-CFA Vaucluse, versera à Mme D la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions du lycée Philippe de Girard, établissement support du GRETA-CFA Vaucluse, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C D et au lycée Philippe de Girard, établissement support du GRETA-CFA Vaucluse.

Copie en sera adressée pour information au recteur de l'académie d'Aix-Marseille.

Fait à Nîmes, le 2 mai 2025.

La juge des référés,

C. CHAMOT

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions