LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2501764

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2501764

jeudi 2 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2501764
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
Formation2ème chambre
Avocat requérantRUFFEL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a constaté l'inexécution par le préfet de l'Hérault de son jugement du 1er mars 2024, qui lui enjoignait de réexaminer la situation de M. A... au regard de son droit au séjour. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder à ce réexamen sous un délai d'un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de délivrer à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'Etat a également été condamné à verser 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 19 septembre 2024 et 11 juin et 11 septembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Ruffel, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d’accorder au préfet de l’Hérault un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir pour exécuter le jugement n° 2400756 du 1er mars 2024 l’enjoignant de procéder au réexamen de sa situation au regard de son droit au séjour et d’assortir cette mesure d’une astreinte de 150 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient qu’il est fondé à demander l’exécution du jugement n° 2400756 sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative dès lors que le préfet de l’Hérault n’a toujours pas procédé au réexamen de sa situation alors qu’il avait jusqu’au 1er mars 2024 pour exécuter le jugement.

Des pièces, enregistrées les 3 et 30 juin 2025 pour le préfet de l’Hérault, ont été communiquées.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Béréhouc, conseillère,
- et les observations de Me Benabida, représentant M. A....

Considérant ce qui suit :

Par un jugement n° 2400756 du 1er mars 2024, la magistrate désignée du tribunal administratif de Nîmes a annulé l’arrêté du 25 février 2024 par lequel le préfet de l’Hérault a obligé M. A... à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et a enjoint au préfet de l’Hérault de procéder au réexamen de la situation de M. A... dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer dans l’attente une autorisation provisoire de séjour. M. A... demande au tribunal, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, d’accorder un délai de huit jours au préfet de l’Hérault pour exécuter ce jugement et d’assortir cette mesure d’une astreinte.

Sur les conclusions tendant au prononcé d’une astreinte :

Aux termes de l’article L. 911-4 du code de justice administrative : « En cas d’inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d’en assurer l’exécution. / Si le jugement ou l’arrêt donc l’exécution est demandée n’a pas défini de mesures d’exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d’exécution et prononcer une astreinte. ».

3. Le réexamen de la situation de M. A... auquel a été enjoint le préfet de l’Hérault implique l’édiction d’une décision expresse quant à son droit au séjour en France. Il résulte de l’instruction que le préfet de l’Hérault a délivré à M. A..., le 17 juin 2025, une autorisation provisoire de séjour valable jusqu’au 16 septembre 2025, qui ne constitue qu’une mesure d’attente et ne se substitue pas au réexamen de la situation dont le préfet restait saisi. Si le préfet justifie avoir adressé à M. A... une convocation à un rendez-vous le 15 juillet 2025 pour l’exécution du jugement précité, il ne justifie toutefois pas avoir statué depuis par une décision expresse sur le droit au séjour de l’intéressé. Dans ces conditions, M. A... est fondé à soutenir que le préfet de l’Hérault n’a pas procédé à l’exécution du jugement du tribunal administratif de Nîmes.

4. Il résulte de ce qui précède qu’il y lieu, dans les circonstances de l’affaire, d’enjoindre au préfet de l’Hérault de procéder au réexamen de la situation de M. A... au regard de son droit au séjour dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 50 euros par jour jusqu’à la date à laquelle le jugement aura reçu exécution et de lui de délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour valant autorisation de travail.


Sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.


DECIDE :

Article 1er : Il est enjoint au préfet de l’Hérault de procéder au réexamen de la situation de M. A... au regard de son droit au séjour, en exécution du jugement n° 2400756 du 1er mars 2024, dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour valant autorisation de travail.

Article 2 : L’Etat versera à M. A... la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au préfet de l’Hérault.


Délibéré après l'audience du 18 septembre 2025, à laquelle siégeaient :
M. Roux, président,
Mme Ruiz, première conseillère,
Mme Béréhouc, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 octobre 2025.


La rapporteure,




F. BEREHOUC

Le président,




G. ROUX


La greffière,





B. ROUSSELET-ARRIGONI


La République mande et ordonne au préfet de l’Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,



Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA34Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502339

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SA Montpellier Rugby Club visant à obtenir la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2022 à 2024. Le tribunal a jugé que le club disposait bien, pour les besoins de son activité professionnelle, du contrôle et de l'utilisation matérielle du stade Yves du Manoir, mis à sa disposition par la métropole via des conventions d'occupation. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles 1467 et 1467 A du code général des impôts définissant l'assiette de la CFE.

08/04/2026

TA34Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506327

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'absence d'information sur le recours suspensif lors de la notification était sans effet sur la légalité de l'acte, et que l'exclusion du pays de renvoi à un État de l'espace Schengen ne constituait pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant, qui séjournait irrégulièrement. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

08/04/2026

TA14Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301139

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête d'un agent du département de la Manche contestant son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment en écartant l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration malgré l'admission ultérieure de l'agent à la retraite pour invalidité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité d'office (articles L. 822-1, L. 514-4 et L. 826-1).

08/04/2026

← Retour aux décisions