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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2501784

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2501784

mercredi 14 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2501784
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui sollicitait l’aide du tribunal pour faire aboutir sa demande de titre de séjour déposée depuis plus d’un an sans réponse du préfet du Gard. La requête ne tendait pas à l’annulation d’une décision administrative, condition requise par l’article R. 421-1 du code de justice administrative, mais demandait au juge de se substituer à l’administration ou d’adresser une injonction à titre principal, ce qui excède ses pouvoirs. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, l’irrecevabilité étant manifeste et non régularisable, la requête a été rejetée sans invitation préalable à régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 mai 2025, Mme B A sollicite l'aide du tribunal afin que la demande de titre de séjour qu'elle a déposé auprès du préfet du Gard puisse aboutir.

Elle soutient que sa demande de titre de séjour, déposée il y a plus d'un an, n'a pas donné lieu à la remise d'un récépissé et n'a toujours pas été traitée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ".

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ". Il résulte de ces dispositions que le juge administratif ne peut être saisi que de requêtes à fin d'annulation d'une décision administrative. Par ailleurs, en dehors des hypothèses prévues par les dispositions des articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative, il n'appartient au juge administratif ni d'adresser des injonctions à l'administration, ni de faire lui-même œuvre d'administrateur en se substituant à celle-ci.

3. La requête de Mme A se borne à solliciter, sans autre précision, l'aide du tribunal afin que puisse aboutir la demande de titre de séjour qu'elle a déposée auprès de la préfecture du Gard il y a plus d'un an et sur laquelle il n'a pas été statué. D'une part, une telle requête qui ne tend pas à l'annulation d'une décision administrative est manifestement irrecevable en application des dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. D'autre part, en vertu des principes rappelés au point 2, il n'appartient pas au juge administratif de connaître des conclusions tendant à ce qu'il fasse œuvre d'administrateur et, à la regarder même comme tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet du Gard de statuer sur la demande de titre de séjour de la requérante, sa requête qui tend ainsi au prononcé de conclusions à fin d'injonction présentées à titre principal est également manifestement irrecevable sur ce point.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A est entachée d'une irrecevabilité manifeste que le tribunal n'était pas tenu d'inviter la requérante à régulariser et doit, par suite, être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Copie en sera adressée au préfet du Gard.

Fait à Nîmes, le 14 mai 2025.

Le président de la 2ème chambre,

G. ROUX

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière.

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