vendredi 11 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2502073 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CAGNON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 20 mai et 10 juin 2025, Mme C B épouse A, représentée par Me Cagnon, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler la décision implicite née le 28 septembre 2024 par laquelle le préfet du Gard a refusé de renouveler son titre de séjour ;
3°) d'annuler la décision du 5 janvier 2025 par laquelle le préfet du Gard a refusé d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour ;
4°) d'enjoindre au préfet du Gard, à titre principal, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'à la délivrance du titre de séjour, dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ainsi qu'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de trois mois à compter de cette notification, sous la même astreinte et, subsidiairement, de procéder au réexamen de sa demande dans le même délai de trois mois et sous la même astreinte ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'un défaut de motivation ;
- la décision du 5 janvier 2025 est entachée d'un vice de compétence, dès lors qu'elle ne comporte aucune signature ni mention permettant d'en identifier l'auteur ;
- les pièces sollicitées par le service instructeur de l'administration numérique des étrangers en France (ANEF) visant à compléter son dossier n'étaient pas nécessaires à l'instruction de sa demande ou n'étaient pas règlementairement exigibles ;
- la décision du 28 septembre 2024 méconnaît l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle remplit les conditions en étant parent de sept enfants de nationalité française et en contribuant effectivement à leur entretien et à leur éducation ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des articles L 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été régulièrement communiquée au préfet du Gard qui n'a pas produit d'observations en défense.
Par une décision du 24 juin 2025, Mme B a été admise à l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Aux termes de l'article R. 421-1 de ce code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ".
3. D'une part, le service instructeur de l'ANEF a adressé à Mme B une demande de production de pièces complémentaires visant à compléter son dossier, dont elle a pris connaissance le 5 décembre 2024, parmi lesquelles figuraient un justificatif de résidence habituelle de ses enfants, un justificatif de domicile de moins de six mois et tous documents établissant qu'elle contribue effectivement à l'entretien et l'éducation de ses enfants. De telles pièces sont au nombre de celles règlementairement exigées au point 30 du tableau de l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour les demandes de renouvellement de titres de séjour délivrés en qualité de père ou mère d'enfants français. Or, tel qu'il ressort du formulaire de sa demande, ces pièces n'ont pas été produites par Mme B dans le délai qui lui avait été imparti pour ce faire. Ainsi, dès lors que son dossier de demande de renouvellement de son titre de séjour était incomplet, le refus d'enregistrement qui lui a été opposé ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours devant le juge de l'excès de pouvoir. Ses conclusions tendant à son annulation sont donc irrecevables. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que, du fait du refus d'enregistrement qui lui a été opposé le 5 janvier 2025, son dossier n'a pas fait l'objet d'une instruction et aucune décision implicite de refus de séjour n'est donc née du silence gardé par le préfet du Gard sur sa demande de renouvellement de son titre de séjour. Les conclusions tendant à l'annulation de cette décision sont donc irrecevables. La requête de Mme B, qui ne saurait donc être regardée comme étant dirigée contre une décision administrative, est ainsi manifestement irrecevable en application des dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, de la rejeter par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 de ce même code ainsi que, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B épouse A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B épouse A et au préfet du Gard.
Fait à Nîmes, le 11 juillet 2025.
Le président de la 2ème chambre,
G. ROUX
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026