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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2502229

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2502229

jeudi 5 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2502229
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A B visant à suspendre la décision du ministre de l'Intérieur du 10 avril 2025 suspendant la validité de son permis de conduire. Le requérant invoquait la vente de son véhicule avant l'infraction et l'implication d'un tiers, mais n'a pas justifié de l'urgence nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, le juge a rejeté la requête comme manifestement mal fondée, sans audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 mai 2025, M. E A B doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de la décision du 10 avril 2025 par laquelle le ministre de l'Intérieur a suspendu la validité de son permis de conduire.

Il soutient que :

- il a reçu un courrier, le 10 avril 2025, l'informant de la perte de 4 points sur son permis de conduire en raison d'une infraction commise le 6 mars 2025 ;

- sa voiture a été vendue le 5 février 2025 ;

- l'infraction a été commise par M. D A B ;

- son permis de conduire est nul.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre la décision prise par le ministre de l'Intérieur portant suspension de la validité de son permis de conduire.

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 dudit code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".

3. M. A B ne mettant pas le juge des référés à même d'apprécier le caractère urgent de sa demande, sa requête ne peut qu'être rejetée en application des dispositions citées ci-dessus de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E A B et au ministère de l'Intérieur.

Fait à Nîmes, le 5 juin 2025.

Le juge des référés,

P. C

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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