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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2502231

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2502231

jeudi 21 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2502231
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantIBANEZ

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. D et Mme C d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire d’Orange pour un ensemble de 42 logements. Après le rejet de leur demande de suspension par le juge des référés, les requérants n’ont pas confirmé le maintien de leur requête dans le délai d’un mois prévu à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal leur a donné acte de leur désistement d’instance. Les conclusions de la société bénéficiaire du permis tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 mai 2025, M. B D et Mme A C, représentés par Me Melillan-Deveze, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 février 2025 par lequel le maire de la commune d'Orange a délivré un permis de construire à la SNC Marignan Provence une construction en R+2 de 42 logements, ensemble le rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Orange une somme de 2000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 juin 2025, la SNC Marignan Provence, représentée par Me Ibanez, conclut à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet et en tout état de cause à ce qu'une somme de 3500 euros soit mise à la charge des requérants au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu l'ordonnance n° 2502204 rendue par le juge des référés le 18 juin 2025 et la preuve de sa notification.

Vu le code de justice administrative.

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements () ".

2. Aux termes de l'article R. 612-5-2 du même code, " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. ".

3. M. D et Mme C ont saisi le tribunal, d'une part, d'un recours en annulation de l'arrêté du 25 février 2025 délivrant un permis de construire à la SNC Marignan Provence, d'autre part, d'une demande de suspension de l'exécution de ce même arrêté sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance N°2502204 du 18 juin 2025, notifiée aux intéressés le 19 juin 2025 dont ils ont accusé réception le 20 juin suivant, le juge des référés a rejeté la demande de suspension présentée par les requérants au motif qu'aucun des moyens soulevés par eux n'était de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Les requérants n'ont pas, dans le délai d'un mois à compter de la notification du rejet de leur demande de suspension de l'arrêté querellé, confirmé le maintien de leur requête à fin d'annulation de cet arrêté et aucun pourvoi en cassation n'a été exercé à l'encontre de la décision du juge des référés. Dans ces conditions, M. D et Mme C sont réputés s'être désistés de leur requête. Il y a lieu de lui donner acte de ce désistement.

4. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge des requérants la somme de 3500 euros que demande la SNC Marignan au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. D et Mme C.

Article 2 : Les conclusions présentées par la SNC Marignan au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B D, à Mme A C, à la commune d'Orange et à la SNC Marignan Provence.

Fait à Nîmes, le 21 août 2025 .

La présidente de la 1ère chambre,

C. BOYER

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présentée décision.

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