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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2502447

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2502447

lundi 16 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2502447
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de Vaucluse de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, en exécution d'un précédent jugement du 13 mars 2025. Le juge a estimé que ces conclusions relevaient non pas de la procédure de référé, mais des dispositions spécifiques de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, relatives à l'exécution des décisions de justice. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable dans le cadre de ce référé.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 juin 2025, M. A B, représenté par Me Bruna-Rosso, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de Vaucluse de lui délivrer une autorisation de séjour provisoire dans un délai de 48 heures à compter de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2)° de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros à lui verser au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;

Il soutient que :

-le préfet de Vaucluse ne lui a pas délivrer d'autorisation provisoire de séjour en exécution du jugement du tribunal administratif de Nîmes du 13 mars 2025 ;

-la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il se trouve en situation irrégulière sur le territoire et ne peut plus travailler et subvenir aux besoins de sa famille ;

-sa demande est bien fondée et utile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné Mme Boyer, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Saisi sur le fondement de ces dispositions d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

2. En l'espèce, la présente requête tend à assurer l'exécution du jugement n° 2302433 du 13 mars 2025 par lequel le tribunal administratif de Nîmes, a enjoint au préfet de Vaucluse ou à tout autre préfet territorialement compétent de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l'attente de sa décision, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours à compter de cette même notification. De telles conclusions relèvent donc exclusivement des dispositions de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.

3. Par suite, la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions, en application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Nîmes, le 16 juin 2025.

La juge des référés,

C. BOYER

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2502447

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