LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2502637

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2502637

lundi 6 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2502637
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSCP FORTUNET & ASSOCIÉS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 5 000 € présentée par M. B..., propriétaire d’un immeuble à Avignon, qui imputait des fissures à des travaux publics réalisés par la communauté d’agglomération du Grand Avignon. Le juge a estimé que le lien de causalité entre les désordres et les travaux de cette collectivité n’était pas établi avec un degré suffisant de certitude, en l’absence d’expertise contradictoire et face aux contestations techniques des parties. La solution retenue s’appuie sur les conditions de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, qui exige que l’obligation invoquée ne soit pas sérieusement contestable pour accorder une provision.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires complémentaires enregistrés au greffe du tribunal les 26 juin 2025, 16 juillet 2025 et 26 septembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Luce, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :

- à titre principal, de condamner la communauté d’agglomération du Grand Avignon à lui payer une indemnité provisionnelle de 5 000 € à valoir sur la réparation des préjudices résultant des désordres affectant un immeuble lui appartenant du fait de travaux publics exécutés sous sa maitrise d’ouvrage ;

- à titre subsidiaire, de condamner solidairement la communauté d’agglomération du Grand Avignon et la commune d’Avignon à lui payer cette même somme à valoir sur la réparation de ces mêmes préjudices.

Il soutient que :

- il est propriétaire bailleur d’une maison située au n° 7D de la rue Madame D... à Avignon ; lors de l’entrée dans les lieux du locataire actuel, au moins de janvier 2021, l’état des lieux établit que cette maison était en très bon état ;
- au mois de décembre 2024, la communauté d’agglomération du Grand Avignon a entrepris d’importants travaux de réfection des réseaux d’eaux pluviales, d’eau potable et d’assainissement dans cette rue ;
- son locataire l’a alerté sur les importantes vibrations en raison des travaux et sur l’apparition de fissures, qu’il a fait constater par un commissaire de justice le 17 janvier 2025 ;
- la réclamation préalable qu’il a adressée le 10 mars 2025 à la communauté d’agglomération du Grand Avignon, aurait dû être transmise par cette dernière à la commune d’Avignon si elle estimait que la responsabilité de cette commune, et non la sienne, était susceptible d’être engagée ; il a, quoi qu’il en soit, adressé une demande préalable à la commune d’Avignon le 22 septembre 2025 ;
- d’après les explications techniques fournies par la commune d’Avignon, le lien entre l’apparition des fissures et les travaux publics entrepris par la communauté d’agglomération du Grand Avignon n’est pas contestable et la responsabilité sans faute de cette dernière collectivité est engagée à son égard ; en tout état de cause, le lien de causalité entre les dommages et les travaux publics doit être apprécié par le juge et non par un expert ;
- la condition d’urgence n’est pas requise en l’espèce ;
- le coût de la réparation des fissures s’élève à la somme de 5 074,72 €, à laquelle il convient d’ajouter la somme de 371,28 € correspondant aux honoraires du commissaire de justice et il est donc bien fondé à demander à demander au juge des référés de lui accorder une indemnité provisionnelle de 5 000 €.


Par deux mémoires en défense enregistrés les 10 juillet 2025 et 30 septembre 2025, la communauté d’agglomération du Grand Avignon, représentée par Me Fortunet, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B... une somme de 1 500 € au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- elle n’a pas réalisé de travaux au mois de décembre 2024, les travaux sur les réseaux humides à proximité du 7D rue Mme D..., dont elle est maître d’ouvrage, s’étant terminés au début du mois d’octobre 2024, ces derniers travaux étant de portée limitée et n’étant pas de nature à provoquer des fissures ;
- en revanche, des travaux lourds de démolition et de compactage ont été menés en face de l’immeuble du requérant sous la maîtrise d’ouvrage de la ville d’Avignon ;
- en tout état de cause, la preuve du lien de causalité entre les travaux et les désordres allégués n’est pas rapportée et aucun rapport d’expertise contradictoire amiable ou judiciaire n’a été versé aux débats, alors qu’il est possible que les désordres allégués soient la conséquence des travaux de pose d’une unité de climatisation ;
- contrairement à ce que fait valoir la commune d’Avignon, elle n’a pas exécuté de travaux au mois de décembre 2024, les engins photographiés appartenant à des entreprises travaillant pour le compte de la commune ;
- l’urgence à allouer une provision n’est pas établie.


Par un mémoire en défense enregistré le 12 septembre 2025, la commune d’Avignon, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet des conclusions de la requête de M. B... en tant qu’elles sont dirigées contre elle.

Elle fait valoir que :

- les conclusions dirigées contre elle ne sont pas recevables en l’absence de réclamation préalable ;
- de nombreux travaux ont été effectués dans ce secteur, sous la maîtrise d’ouvrage d’elle-même, de la communauté d’agglomération du Grand Avignon et de la société publique locale Grand Avignon aménagement ;
- le lien de causalité entre les travaux exécutés sous sa maîtrise d’ouvrage à proximité de l’immeuble de M. B... et les dommages allégués n’est pas établi, les travaux en cause ayant été conduits selon des techniques ne générant aucune vibration susceptible de provoquer des fissures ;
- en revanche, les travaux sous maîtrise d’ouvrage de la communauté d’agglomération du Grand Avignon ont été exécutés à l’aide de techniques susceptibles de provoquer les fissures observées, les opérations de terrassement et de compactage pouvant entraîner un affaissement des sols sous les fondations des immeubles plusieurs semaines, voire plusieurs mois après la fin des travaux, notamment si des remblais ont été effectués.
Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la décision du 1er septembre 2024 par laquelle le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné M. Alfonsi, président honoraire, pour exercer les fonctions de juge des référés.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Par sa requête visée ci-dessus, M. B... doit être regardé comme demandant au juge des référés de condamner la communauté d’agglomération du Grand Avignon ou, subsidiairement, de condamner solidairement cette dernière collectivité publique et la commune d’Avignon à lui payer une indemnité de 5 000 € à valoir sur la réparation des préjudices résultant des désordres affectant la maison dont il est propriétaire au n° 7D de la rue Madame D... à Avignon, qu’il impute aux importants travaux publics exécutés à proximité de cette maison au cours du mois de décembre 2024.
2. Aux termes de l’article R.541-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, même en l’absence d’une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l’a saisi lorsque l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable. Il peut, même d’office, subordonner le versement de la provision à la constitution d’une garantie. ». En vertu de ces dispositions et du principe selon lequel une collectivité publique ne peut être condamnée à payer une somme qu’elle ne doit pas, le juge des référés ne peut ordonner le paiement d’une indemnité provisionnelle présentant un caractère non sérieusement contestable tant dans son principe que dans son montant qu’à la condition que le débiteur en soit identifié de façon certaine.
3. Il résulte des informations portées à la connaissance du juge des référés que, au cours du dernier trimestre de l’année 2024, d’importants travaux publics de natures différentes ont été exécutés à proximité de l’immeuble appartenant à M. B..., sous la maîtrise d’ouvrage de la communauté d’agglomération du Grand Avignon (travaux sur réseaux humides), de la commune d’Avignon (chantier de l’école du grand Cyprès) et de la société publique locale Grand Avignon aménagement.
4. Toutefois et même si, en l’état de l’instruction, l’existence d’un lien entre l’un au moins des chantiers de travaux publics mentionnés ci-dessus et les désordres affectant l’immeuble de M. B... présente un caractère apparemment plausible, le tribunal ne dispose pas, en l’absence d’expertise contradictoire amiable ou judiciaire, des informations nécessaires pour déterminer, avec un degré de certitude suffisant, lesquels de ces travaux pourraient avoir provoqué les désordres dont il est demandé réparation ni, par suite, quelle est celle des collectivités publiques en cause qui devrait, le cas échéant, en répondre.
5. Il résulte de ce qui vient d’être dit que, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la commune d’Avignon, la requête de M. B... doit être rejetée.

Sur les frais du litige :
6. Il y a lieu, en l’espèce, de laisser à chacune des parties la charge de ses propres frais d’instance.
ORDONNE


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.


Article 2 : Les conclusions de la communauté d’agglomération du Grand Avignon tendant à l’application de l’article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.


Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à la communauté d’agglomération du Grand Avignon et à la commune d’Avignon.


Fait à Nîmes, le 6 octobre 2025.



Le juge des référés,




J.-F. ALFONSI

La République mande au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.






Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions