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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2502850

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2502850

mercredi 9 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2502850
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui contestait un arrêté du préfet du Cher suspendant son permis de conduire pour 4 mois et 15 jours. Le juge a considéré que la demande, visant à obtenir l'annulation de la décision préfectorale et la restitution du titre, était manifestement irrecevable. Il a rappelé que le juge des référés ne peut prononcer que des mesures provisoires et non l'annulation d'un acte administratif, en application des articles L. 511-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 juillet 2025, M. B A demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 13 mai 2025 par lequel le préfet du Cher a prononcé la suspension de son permis de conduire pour une durée de 4 mois et 15 jours ;

2°) d'enjoindre au préfet du Cher de lui restituer son titre de conduite.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Peretti, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais ".

2. M. A, qui invoque une situation d'urgence et sollicite l'annulation de l'arrêté portant suspension de son permis de conduire ainsi que la restitution de son titre de conduite, doit être regardé comme ayant entendu saisir le juge des référés du tribunal. Toutefois, les termes de la requête, intitulée " référé contestation contravention ", ne permettent pas de déterminer sur quel fondement le requérant sollicite l'intervention du juge des référés, alors que les conditions de mise en œuvre des dispositions des articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative diffèrent. En tout état de cause, il résulte de l'article L. 511-1 de ce code que le juge des référés ne peut statuer que par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Dès lors, il ne lui appartient pas de procéder à l'annulation d'une décision administrative. La requête de M. A est ainsi manifestement irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la Préfecture du Cher.

Fait à Nîmes, le 9 juillet 2025.

Le juge des référés,

P. PERETTI

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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