Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... qui demandait l'annulation d'une décision du service des retraites de l'État lui communiquant le montant estimatif de sa future pension. Le tribunal a jugé que ce courrier, purement informatif, ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 juillet 2025, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 3 juillet 2025 par laquelle le service des retraites de l’Etat lui a communiqué, sur sa demande, le montant estimatif de sa future pension de retraite
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; » ;
2. M. A... demande au tribunal d’annuler la décision du 3 juillet 2025 par laquelle le service des retraites de l’Etat lui a communiqué le montant estimatif de sa future pension de retraite. Ce courrier, qui répond à une demande d’information du requérant, ne fait pas grief et est par suite insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Les conclusions de M. A... tendant à son annulation sont donc manifestement irrecevables.
3. En application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il y a donc lieu de rejeter la requête de M. A... en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... et au Ministère chargé du budget et des comptes publics.
Fait à Nîmes, le 25 novembre 2025.
La présidente de la 1ère chambre,
C. BOYER
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.