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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2502933

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2502933

jeudi 24 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2502933
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une requérante demandant une injonction au préfet du Gard de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 14 octobre 2025. Le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des conclusions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 juillet 2025, Mme A B demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de renouvellement de sa demande de titre de séjour dans un délai de sept jours sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

2°) de condamner l'Etat aux dépens.

Elle soutient que :

-la mesure sollicitée est urgent dès lors qu'elle est maintenue en situation irrégulière et ne peut ni voyager ni faire de démarches administratives et professionnelles comme la poursuite de l'apprentissage de la conduite ou le renouvellement de ses droits sociaux ;

- elle est utile, mesurée et fondée.

Le préfet du Gard a produit une pièce enregistrée au greffe du tribunal le 15 juillet 2025 et communiquée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné Mme Boyer, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Par ailleurs, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement ou constater un non-lieu.

2. Il résulte de l'instruction que, suite à l'enregistrement du recours de Mme B, le préfet du Gard lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction de demande de renouvellement du titre de séjour le 15 juillet 2025, valable jusqu'au 14 octobre 2025 ayant pour effet de maintenir les effets de son précédent titre de séjour. Par suite, les conclusions présentées par Mme B sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative se trouvent privées d'objet ainsi que celles présentées à fin d'astreinte. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

3. En l'absence de dépens exposés dans la présente instance, les conclusions tendant à ce qu'ils soient mis à la charge de l'Etat doivent être rejetées.

O R D O N N E

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentée par Mme B sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative et à fins d'astreinte.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au préfet du Gard.

Fait à Nîmes, le 24 juillet 2025.

La juge des référés,

C. BOYER

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2502933

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