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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2503076

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2503076

lundi 11 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2503076
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantCHELLY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Gard du 18 juillet 2025 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. La requérante invoquait l'illégalité de la décision, mais son moyen n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 juillet 2025, Mme A C, représentée par Me Chelly, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 18 juillet 2025 par lequel le préfet du Gard a prolongé son assignation à résidence pour une durée de 45 jours, soit jusqu'au 1er septembre 2025.

Elle soutient que la décision attaquée est illégale.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 août 2025, le préfet du Gard conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête de Mme C sont infondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Mazars, conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Mazars ;

- les observations de Me Chelly, représentant Mme C, qui s'en rapporte à ses écritures ;

- le préfet du Gard n'étant ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, épouse B, de nationalité marocaine, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 18 juillet 2025 par lequel le préfet du Gard a prolongé son assignation à résidence pour une durée de 45 jours, soit jusqu'au 1er septembre 2025.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Si Mme C doit être regardée comme soutenant que l'arrêté dont elle demande l'annulation est illégal, cet unique moyen n'est pas assorti de précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.

3. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 18 juillet 2025.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, au préfet du Gard et à Me Chelly.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 août 2025.

La magistrate désignée,

M. MAZARS

La greffière,

M-E. KREMER

La République mande et ordonne au préfet du Gard, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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