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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2503358

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2503358

lundi 12 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2503358
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMAAMOURI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du CNAPS refusant de lui délivrer une carte professionnelle. En cours d’instance, le CNAPS a délivré le titre sollicité, ce qui a conduit le tribunal à interroger le requérant sur le maintien de ses conclusions. M. A... n’ayant pas confirmé expressément son intérêt pour la requête dans le délai imparti, il est réputé s’être désisté en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 12 janvier 2026, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 août 2025, M. B... A..., représenté par Me Abdelkarim Maamouri, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 22 juillet 2025 du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) rejetant sa demande de délivrance d’une carte professionnelle ;

2°) d’enjoindre de faire droit à sa demande de délivrance de carte professionnelle dans un délai de 5 jours ;

3°) de mettre à la charge du CNAPS la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 décembre 2025, le CNAPS conclut au non-lieu à statuer, le titre sollicité par le requérant lui ayant été délivré.

Par une lettre du 2 décembre 2025, M. A... a été invité par le tribunal, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien des conclusions de sa requête.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

L'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1( donner acte des désistements (...) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 de ce code, « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. » et selon l’article R. 611-8-6 du code précité, « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. (…) ».

S’interrogeant sur l’intérêt que conservait pour M. A... sa requête, le tribunal l’a invité à en confirmer le maintien, par une lettre adressée à son conseil au moyen de l’application Télérecours le 2 décembre 2025 et qui, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de cette date, est réputée avoir été reçue le 4 décembre suivant. En dépit de cette invitation, le requérant n’a pas, dans le délai d’un mois qui lui était imparti, confirmé expressément le maintien de ses conclusions. Dans ces conditions, M. A... est réputé s’être désisté de sa requête. Il y a lieu, dès lors, de lui donner acte de ce désistement.



O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête n°2503358 de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au conseil national des activités privées de sécurité.


Fait à Nîmes, le 12 janvier 2026.


Le président de la 3ème chambre,




P. PERETTI



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présentée décision.


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