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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2503682

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2503682

lundi 29 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2503682
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantVIENS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet du Gard à enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. En cours d'instance, le préfet a convoqué le requérant à un rendez-vous pour procéder à cet enregistrement et lui remettre un récépissé. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la mesure sollicitée ayant été obtenue, et a rejeté le surplus des demandes, notamment celles relatives aux frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

 

Par une requête enregistrée le 1er septembre 2025, M. B... A..., représentée par Me Viens demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

 

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’enjoindre au préfet du Gard d’enregistrer sa demande de titre de séjour sur le fondement de la vie privée et familiale en qualité de parent d’enfant français ;

2°) d’enjoindre au préfet du Gard de lui accorder un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande et de lui délivrer un récépissé de sa demande l’autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros verser à son conseil au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative ou à lui verser directement la même somme au titre de ce dernier article.

 

Il soutient que :

- Il remplit les conditions pour se voir délivrer un récépissé de demande de titre ;

- la condition d’urgence est remplie dès lors que la décision fait obstacle à ce qu’il puisse trouver un emploi et subvenir aux besoins de sa fille de neuf mois.

Le préfet du Gard a produit une pièce enregistrée au greffe du tribunal le 15 septembre 2025 et communiquée.

 

Vu les autres pièces du dossier.

 

Vu :

 

   - la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique,

   - le code de justice administrative.

 

Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné Mme Boyer, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

 

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ». Par ailleurs, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.

2. Eu égard à l’urgence à statuer sur la requête de M. A..., il y a lieu de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

3. Il résulte de l’instruction que, suite à l’enregistrement du recours de M. A..., le préfet du Gard a convoqué ce dernier à un rendez-vous en préfecture fixé le jeudi 18 septembre à 14h30 en vue de procéder à l’enregistrement de sa demande et lui remettre sous réserve d’un dossier complet un récépissé de demande de titre de séjour. M. A... qui a eu communication de cette pièce avec un délai suffisant pour informer le tribunal des suites de ce rendez-vous n’a pas répliqué. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les demandes présentées par M. A... sur le fondement des dispositions de l’article L.521-3 précité du code de justice administrative.

 

4. Il n’y a pas lieu dans les circonstances de l’espèce de mettre à la charge de l’Etat la somme que le requérant demande au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

 

O R D O N N E

 

 

Article 1er : M. A... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A... présentées sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

 

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Viens et au préfet du Gard.

 

 

Fait à Nîmes, le 29 septembre 2025.

 

 

La juge des référés,

 

 

 

 

C. BOYER 

 

La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

 

 

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