LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2503695

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2503695

jeudi 11 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2503695
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de frais d’hébergement en EHPAD. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a jugé que, en application des articles L. 281 du livre des procédures fiscales et L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire, les contestations portant sur la régularité formelle d’un acte de poursuite ou sur l’obligation de paiement d’une créance non fiscale d’une collectivité territoriale relèvent de la compétence du juge de l’exécution, qui est un juge judiciaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 août 2025, M. C A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 18 juillet 2025 portant saisie administrative à tiers détenteur d'un montant de 10 810 euros émise par le centre des finances publiques de Vaucluse pour le recouvrement des frais d'hébergement de sa mère Mme A D.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'organisation judiciaire ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative () ".

2. Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, applicable aux établissements publics locaux : " () 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. / () L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. / 2° La contestation qui porte sur la régularité d'un acte de poursuite est présentée selon les modalités prévues à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales () ". Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " () Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : / () c) Pour les créances non fiscales des collectivités territoriales, des établissements publics locaux et des établissements publics de santé, devant le juge de l'exécution ". Enfin, selon l'article L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire : " Le juge de l'exécution connaît, de manière exclusive, des difficultés relatives aux titres exécutoires et des contestations qui s'élèvent à l'occasion de l'exécution forcée, même si elles portent sur le fond du droit à moins qu'elles n'échappent à la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire () ".

3. En l'espèce, les conclusions de M. A portent sur une saisie administrative à tiers détenteur émise par le centre des finances publiques de Vaucluse aux fins de recouvrement d'une créance non fiscale du département du Gard. Or, il résulte des dispositions précitées du 1° de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales que la contestation de la régularité en la forme d'un acte de poursuite, telle qu'une saisie administrative à tiers détenteur, relève de la compétence du juge de l'exécution, juge de l'ordre judiciaire. Il en est de même, par application des dispositions du c) du 2° du même article, des conclusions par lesquelles M. A conteste l'obligation de paiement qui lui est faite ainsi que le montant et l'exigibilité des sommes mises à sa charge par le département de Vaucluse. Par suite, les conclusions de M. A à fin d'annulation de la décision de saisie administrative à tiers détenteur du 18 juillet 2025 émise pour le recouvrement des frais d'hébergement de sa mère, Mme B A D, dans l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) dans lequel elle a résidé jusqu'à son décès, ont été portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître. Dès lors, il y a lieu de rejeter la requête de M. A en application des dispositions précitées du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A.

Copie en sera adressée à la direction générale des finances publiques de Vaucluse.

Fait à Nîmes, le 11 septembre 2025.

La présidente de la 4ème chambre,

C. CHAMOT

La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions