LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2503883

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2503883

mercredi 17 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2503883
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCROZEL

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension et l’annulation d’une décision de refus d’inscription scolaire prise par l’inspection de l’éducation nationale. Le juge a relevé que les conclusions tendant à l’annulation des décisions attaquées ne relevaient pas de l’office du juge des référés, qui ne peut prononcer que des mesures provisoires en vertu de l’article L. 511-1 du code de justice administrative. Par conséquent, ces conclusions ont été jugées irrecevables, entraînant le rejet de l’ensemble de la requête, y compris les demandes d’injonction et d’aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 septembre 2025, M. A B représenté par Me Crozel, au juge des référés sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision du 27 mai 2025 par laquelle l'inspecteur de l'éducation nationale chargé de l'information et de l'orientation a refusé son inscription à l'école, ensemble la décision du 15 juillet 2025 rejetant son recours gracieux ;

3°) d'enjoindre à l'inspecteur de l'éducation nationale de l'inscrire à l'école ou en formation sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge du Centre académique pour la scolarisation des élèves allophones nouvellement arrivés et des enfants issus de familles itinérantes et de voyageurs (CASNAV) et de l'inspecteur de l'éduction nationale une somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Boyer comme juge des référés ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. M. B qui saisit le tribunal sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative ne peut, en application des dispositions de l'article L.511-1 du code de justice administrative, ne demander au juge des référés de ne prononcer que des mesures présentant un caractère provisoire. Par suite, ses conclusions tendant à l'annulation de la décision du 27 mai 2025 par laquelle l'inspecteur de l'éducation nationale chargé de l'information et de l'orientation a refusé son inscription à l'école et de la décision du 15 juillet 2025 rejetant son recours gracieux ne relèvent pas de l'office du juge des référés tel que défini à l'article L.511-1 du code de justice administrative cité au point 1. De telles conclusions sont irrecevables ainsi que par voies de conséquence celles présentées à fin d'injonction et d'astreinte.

3. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en application des dispositions précitées de l'article L 522-3 du code de justice administrative dans toutes ses conclusions y compris celles relatives à son admission à l'aide juridictionnelle provisoire et celle tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice lesquelles sont, en tout état, de cause mal dirigées.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B n'est pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à Me Crozel.

Fait à Nîmes, le 17 septembre 2025.

La juge des référés,

C. BOYER

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2503883

Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions