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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2503985

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2503985

lundi 10 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2503985
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBRUNA-ROSSO

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A..., qui demandait notamment la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour et la rectification de son adresse mail sur le compte ANEF. En conséquence, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Toutefois, il a condamné l'État à verser 500 euros à M. A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 23 septembre, 3 et 14 octobre 2025, M. B... A..., demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’enjoindre au préfet de Vaucluse de lui délivrer un récépissé lors de sa convocation le 21 octobre 2025 suite à sa demande de titre de séjour et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;

2°) d’enjoindre au préfet de Vaucluse de rectifier son adresse mail attachée à son compte ANEF et que l’adresse lassane.ilboudo1975@gmail.com soit désormais rattachée à son compte ANEF, sous huitaine, et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 800 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2025, le préfet de Vaucluse conclut au non-lieu à statuer.

Par un mémoire enregistré le 4 novembre 2025 M. A..., représenté par Me Bruna-Rosso s’est désisté de l’instance et a maintenu sa demande présentée au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné Mme Boyer, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ». Par ailleurs, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
2. Par un mémoire enregistré le 4 novembre 2025 au greffe du tribunal, M. A... s’est désisté de sa requête. Ce désistement est pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
3. Il y a lieu dans les circonstances de l’espèce de mettre à la charge de l’Etat une somme de 500 euros à verser au requérant au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E


Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de M. A....

Article 2 : L’Etat versera à M. A... une somme de 500 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de Vaucluse.


Fait à Nîmes, le 10 novembre 2025.


La juge des référés,




C. BOYER

La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



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