Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction au préfet du Gard de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet avait délivré à l'intéressé une attestation de décision favorable et une carte de résident valable dix ans, rendant la mesure sollicitée dépourvue d'urgence et d'utilité. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 septembre 2025, M. C... doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler.
Il soutient que :
- l’urgence tient à la précarité de la situation irrégulière dans laquelle il est maintenu du fait de l’absence de réponse de la préfecture du Gard à sa demande de renouvellement de titre de séjour et à sa situation professionnelle ;
- il est porté atteinte à son droit au travail et à l’éducation ;
-il a droit à la délivrance d’un récépissé en application des articles L. 313-12 et L. 313-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le préfet du Gard a produit des pièces qui ont été enregistrées le 6 octobre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné Mme Boyer, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ».
2. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’enregistrement de la requête de M. B... au greffe du tribunal de céans, le préfet du Gard lui a délivré une attestation de décision favorable l’informant qu’une carte de résident valable du 6 octobre 2025 au 5 octobre 2035 portant la mention « toute profession en France métropolitaine » était mise en fabrication et que dans l’attente de la retirer l’attestation accompagnée du titre précédemment obtenu validera son séjour et l’autorisera à franchir les frontières. Par suite, la mesure sollicitée ne présente plus d’urgence ni d’utilité et la requête doit être rejetée.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet du Gard.
Fait à Nîmes, le 10 octobre 2025.
La juge des référés,
C. BOYER
La République mande et ordonne au ministre d’Etat ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.