Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions principales tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet du Gard d’enregistrer sa demande de titre de séjour. La requérante ayant informé le tribunal qu’elle ne maintenait que sa demande au titre des frais de justice, le juge a constaté ce désistement pur et simple. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’Etat a été condamné à verser à Mme B... une somme de 500 euros.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 octobre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Viens, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet du Gard d’enregistrer sa demande et de lui délivrer dans un délai de huit jours un récépissé ou une attestation de prolongation d’instruction ou récépissé l’autorisant à travailler ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 13 octobre 2025, Mme B... informe le tribunal qu’elle entend seulement maintenir sa demande au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné Mme Boyer, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ». Par ailleurs, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
2. Par un mémoire enregistré le 13 octobre 2025 au greffe du Tribunal, Mme B... doit être regardée comme s’étant désistée des conclusions principales de sa requête. Ce désistement est pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
3. Il y a lieu dans les circonstances de l’espèce de mettre à la charge de l’Etat une somme de 500 euros à verser à la requérante au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de Mme B....
Article 2 : L’Etat versera à Mme B... une somme de 500 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet du Gard.
Fait à Nîmes, le 29 octobre 2025.
La juge des référés,
C. BOYER
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.