LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2504293

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2504293

jeudi 30 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2504293
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantAULIARD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... D..., ressortissant algérien, contestant l’obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Lozère le 30 septembre 2025. Le requérant invoquait sa vie privée et familiale (concubinage avec une Française, père d’un enfant né en 2023) et son intégration. Le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de sa condamnation récente pour violences et de la menace pour l’ordre public qu’il représentait. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.

Texte intégral

Le magistrat désigné Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 octobre 2025, M. E... A... D..., représenté par Me Auliard, demande au tribunal d’annuler la décision l’obligeant à quitter le territoire français, édictée à son encontre par un arrêté du préfet de Lozère en date du 30 septembre 2025.

Il soutient qu’il est en situation de concubinage, qu’il est père d’un enfant né en 2023, qu’il a suivi des cours et qu’il est en attente d’un emploi.


Par un mémoire en défense enregistré le 24 octobre 2025, le préfet de Lozère conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête sont infondés.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné M. Pumo en application de l’article L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pumo, magistrat désigné,
- les observations de Me Auliard, avocate du requérant,
- le préfet de Lozère n’étant ni présent, ni représenté.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

1. Par la présente requête, M. A... D..., ressortissant algérien né le 2 juin 1992, demande l’annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée à son encontre par un arrêté du préfet de Lozère en date du 30 septembre 2025.
Sur les conclusions à fin d’annulation :

2. Aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».

3. M. A... D..., ressortissant algérien né le 2 juin 1992, justifie avoir vécu, entre novembre 2021 et son incarcération et septembre 2023, une relation de concubinage avec Mme B... C..., ressortissante française, qui atteste qu’il est le père de leur enfant, né en France le 14 août 2023, dont il s’occupait principalement la nuit et qu’il prenait en charge l’achat des couches et du lait infantile. Si Mme C... déclare « vouloir reprendre leur vie commune », il ne ressort ni de ses déclarations ni des pièces du dossier que la relation ait perduré pendant l’incarcération du requérant, qui n’allègue ni n’établit avoir reçu, durant sa période de détention, des visites de Mme C... et de son enfant, ni avoir continué à contribuer à l’entretien et à l’éducation de ce dernier. M. A... D... soutient en outre, pour justifier de son intégration, qu’il a suivi des cours et qu’il est en attente d’un emploi. Cependant, il ressort des pièces du dossier que le requérant a récemment été condamné, le 24 novembre 2023, pour violence commise en réunion sans incapacité, récidive et violence aggravée par deux circonstances, suivie d’incapacité n’excédant pas huit jours par le tribunal judiciaire de Toulouse. Dans ces conditions et eu égard à la menace pour l’ordre public qu’il représente, le préfet de Lozère n’a pas méconnu les stipulations citées au point 2 en lui faisant obligation de quitter le territoire français.

4. Il résulte de ce qui précède que le requérant n’est pas fondé à demander l’annulation de la décision du 30 septembre 2025 par laquelle le préfet de Lozère l’a obligé à quitter le territoire français.



D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A... D... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E... A... D..., au préfet de Lozère et à Me Auliard.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 octobre 2025.


Le magistrat désigné,





J. PUMO
La greffière,





NOGUERO


La République mande et ordonne au préfet de Lozère en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions