Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B..., qui avait demandé une injonction au préfet du Gard de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de titre de séjour. La requérante s’étant désistée après que le préfet lui a délivré le document sollicité, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. L’État a été condamné à verser 500 euros à Mme B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). Les textes appliqués sont le code de justice administrative et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 décembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Zwertvaegher, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance, une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, portant autorisation de travail, sous astreinte de 100 € par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1200 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Le préfet du Gard a produit des pièces enregistrées le 8 décembre 2025 et communiquées.
Par un mémoire enregistré le 8 décembre 2025, Mme B..., représentée par Me Zwertvaegher conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions présentées sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative et maintient ses conclusions présentées au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné Mme Boyer, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ». Par ailleurs, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
2. Par un mémoire enregistré le 8 décembre 2025 au greffe du tribunal, Mme B... conclut par l’intermédiaire de son conseil au non-lieu à statuer dès lors que le préfet lui a délivré l’attestation de prolongation d’instruction de titre de séjour sollicitée. Elle doit être regardée comme s’étant désisté des conclusions de sa requête présentées sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative cité au point précédent. Ce désistement est pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l’espèce il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme de 500 euros à verser à Mme B... au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de Mme B....
Article 2 : L’Etat versera à Mme B... une somme de 500 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet du Gard.
Fait à Nîmes, le 11 décembre 2025.
La juge des référés,
C. BOYER
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.