Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... contestant le refus implicite du préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait un défaut d’examen réel de sa situation, une méconnaissance du principe de bonne administration et un non-respect des délais d’instruction. Le tribunal a estimé que ces moyens n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et que le dernier était inopérant. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement infondées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 6 et 27 décembre 2025, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Gard a rejeté sa demande de titre de séjour déposée sur la plateforme dématérialisée de l’administration numérique des étrangers en France (ANEF) ;
2°) d’enjoindre au préfet du Gard de procéder au réexamen de sa demande, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d’un défaut d’examen réel de sa situation ;
- le principe de bonne administration a été méconnu ;
- les délais d’instruction de sa demande n’ont pas été respectés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».
2. Au soutien de sa requête, M. A... se borne à indiquer, sans aucune autre précision, que la décision attaquée, par laquelle le préfet du Gard a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour, serait entachée d’illégalité en raison d’une « absence d’examen réel de – sa – demande », de la « méconnaissance du principe de bonne administration » et d’un « manquement aux obligations d’instruction dans les délais prévus ». De tels moyens n’étant pas assortis des précisions suffisantes permettant d’en apprécier le bien-fondé et le dernier d’entre eux paraissant, au surplus, inopérant, la requête de M. A... doit donc être rejetée par application des dispositions précitées de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera adressée au préfet du Gard.
Fait à Nîmes, le 12 février 2026.
Le président de la 2ème chambre,
G. ROUX
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.