mercredi 20 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2102946 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | BOISSY AVOCATS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête n° 2102946 et un mémoire en production de pièces, enregistrés le 19 mai 2021 et le 4 janvier 2022, Mme B A, représentée par Me Panfili, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 mai 2021 par laquelle la présidente de la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " a refusé de reconnaitre le caractère professionnel de sa maladie ;
2°) d'enjoindre à la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " de saisir la commission de réforme pour avis, après enquête administrative et éventuellement après avoir diligenté une expertise par un médecin spécialiste agréé, puis de statuer sur sa demande de reconnaissance de maladie imputable au service et son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service ;
3°) de condamner la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " à lui verser la somme totale de 210 000 euros au titre de ses préjudices ;
4°) de mettre à la charge de la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " le paiement de la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, à défaut d'expertise par un médecin agréé, de saisine du service de médecine préventive ou de la commission de réforme
- c'est à tort que la prescription a été opposée à sa demande ;
- la responsabilité de la communauté de communes est engagée dès lors qu'elle a manqué à son obligation de sécurité car dès 2012, elle a alerté le président du comportement du directeur général des services sans toutefois bénéficier de la protection fonctionnelle ;
- la faute de l'administration est à l'origine de ses préjudices dont le montant total de 210 000 euros, se décompose comme suit :
* 30 000 euros au titre des troubles dans les conditions d'existence ;
* 180 000 euros au titre de la perte de chance d'évoluer professionnellement et de sa perte d'emploi.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 décembre 2021, la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne ", représentée par Me Boissy, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la créance de Mme A est prescrite et que les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un courrier du 10 octobre 2024, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, la décision attaquée faisant application des dispositions de l'article 32 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 qui n'est pas applicable aux fonctionnaires relevant de la fonction publique territoriale.
Une réponse à ce moyen d'ordre public, présentée par la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne ", a été enregistrée le 18 octobre 2024 et communiquée.
Par une décision du 16 novembre 2021, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
II. Par une requête n° 2103729, un mémoire et deux mémoires en production de pièces enregistrés le 22 juin 2021, le 11 décembre 2021, le 22 décembre 2021 et le 4 janvier 2022, Mme A, représentée par Me Panfili demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 juin 2021 par lequel la présidente de la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " a prononcé son licenciement pour inaptitude physique à compter du 22 juin 2021 et l'a radiée des effectifs ;
2°) d'enjoindre à la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " de saisir la commission de réforme ;
3°) de mettre à la charge de la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la procédure de reconnaissance de sa maladie professionnelle est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission de réforme et du service de médecine de prévention de sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle ;
- c'est à tort que la prescription lui est opposée ;
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure en l'absence de communication de l'avis du comité médical portant sur son inaptitude définitive.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 décembre 2021, la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne ", représentée par Me Boissy, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par une décision du 10 décembre 2021, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les décisions attaquées et les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- le décret n°2019-301 du 10 avril 2019 ;
- le décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le décret n°85-603 du 10 juin 1985 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Péan, conseillère
- les conclusions de M. Leymarie, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a été recrutée par la communauté de communes " Garonne et Canal ", devenue par la suite la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne ", en qualité d'adjoint technique territorial de 2ème classe stagiaire à compter du 4 octobre 2011 sur des fonctions d'agent d'entretien. Après une première année de stage marquée par plusieurs arrêts de travail, elle a été placée en congé de maladie ordinaire le 13 juin 2012, puis en congé de longue maladie du 4 mars 2013 au 3 mars 2016 et enfin en congé de longue durée du 4 juin 2016 au 3 juin 2021. Par des courriers des 9 mars et 16 avril 2021, Mme A a sollicité la reconnaissance d'une maladie professionnelle et par un courrier du 3 mai 2021, elle a demandé l'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis. Par une décision du 6 mai 2021, la présidente de la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " a refusé de reconnaitre le caractère professionnel de sa maladie, la demande indemnitaire de Mme A ayant été implicitement rejetée. Par la requête enregistrée sous le n° 2102946, Mme A demande l'annulation de la décision du 6 mai 2021 et l'indemnisation des préjudices dont elle se prévaut. Par ailleurs le stage de Mme A a été prorogé d'une durée totale de dix-huit mois par deux arrêtés des 4 octobre 2012 et 23 septembre 2013. Par une lettre du 5 novembre 2020, Mme A a sollicité sa titularisation afin de pouvoir prétendre à une mise à la retraite pour invalidité. Par un courrier du 1er février 2021, la présidente de la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " a refusé de faire droit à cette demande de titularisation. Par un arrêté du 18 juin 2021, cette même autorité a prononcé son licenciement pour inaptitude physique à compter du 22 juin 2021 et l'a radiée des effectifs. Par la requête enregistrée sous le n° 2103729, Mme A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 18 juin 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision du 6 mai 2021 :
2. Aux termes de l'article 32 du décret 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Lorsque le congé de longue durée est demandé pour une maladie contractée dans l'exercice des fonctions, le dossier est soumis à la commission de réforme. Ce dossier doit comprendre un rapport écrit du médecin chargé de la prévention attaché au service auquel appartient le fonctionnaire concerné. La demande tendant à ce que la maladie soit reconnue comme ayant été contractée dans l'exercice des fonctions doit être présentée dans les quatre ans qui suivent la date de la première constatation médicale de la maladie. () ".
3. Pour refuser de reconnaitre le caractère professionnel de la maladie formulée par Mme A, la communauté de communes a considéré que sa demande était tardive dès lors qu'elle avait été présentée plus de quatre ans après la première constatation médicale de sa maladie. Néanmoins, aucune disposition du décret du 14 mars 1986, ni aucun autre texte réglementaire ou principe général ne rend applicable aux fonctionnaires territoriaux les dispositions de l'article 32 du décret du 14 mars 1986 relatives au délai de quatre ans dans lequel la demande tendant à ce que la maladie soit reconnue comme ayant été contractée dans l'exercice des fonctions doit être présentée par le fonctionnaire. Dès lors c'est à tort que la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " a rejeté la demande de Mme A en opposant l'expiration de ce délai de quatre ans.
4. Par ailleurs, aux termes de l'article 37-3 II du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 modifié par le décret du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale : " () II.- La déclaration de maladie professionnelle prévue à l'article 37-2 est adressée à l'autorité territoriale dans le délai de deux ans suivant la date de la première constatation médicale de la maladie ou, le cas échéant, de la date à laquelle le fonctionnaire est informé par un certificat médical du lien possible entre sa maladie et une activité professionnelle. / () IV.- Lorsque les délais prévus aux I et II ne sont pas respectés, la demande de l'agent est rejetée. / Les délais prévus aux I, II et III ne sont pas applicables lorsque le fonctionnaire entre dans le champ de l'article L. 169-1 du code de la sécurité sociale ou s'il justifie d'un cas de force majeure, d'impossibilité absolue ou de motifs légitimes ". ". Aux termes de l'article 15 du décret du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale : " () Les délais mentionnés à l'article 37-3 du même décret courent à compter du premier jour du deuxième mois suivant la publication du présent décret lorsqu'un accident ou une maladie n'a pas fait l'objet d'une déclaration avant cette date. "
5. Pour justifier le bien-fondé de la décision attaquée, la communauté de communes, qui se prévaut ainsi d'une substitution de base légale, fait valoir que la demande de reconnaissance de maladie professionnelle, présentée par Mme A en 2021, soit bien au-delà du délai de deux ans ayant suivi la première constatation médicale de sa maladie, serait tardive. Elle s'appuie à cet effet sur les dispositions de l'article 37-3-II du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 modifié par le décret du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale.
6. Toutefois, il résulte de la combinaison des dispositions citées au point 4 que le délai de deux ans dont disposait Mme A pour déposer sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle courait jusqu'au 1er juin 2021. La demande de Mme A ayant été reçue le 10 mai 2021 par la communauté de communes, le délai de deux ans n'était pas échu à la date à laquelle elle a formulé sa déclaration auprès de son employeur. Dans ces conditions, en l'absence de prescription, la demande de substitution de base légale sollicitée par la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " ne peut qu'être rejetée.
7. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que la décision du 6 mai 2021 par laquelle la présidente de la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " a refusé de reconnaitre le caractère professionnel de la maladie invoquée par Mme A doit être annulée.
En ce qui concerne la décision du 18 juin 2021 :
8. En raison des effets qui s'y attachent, l'annulation pour excès de pouvoir d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, emporte, lorsque le juge est saisi de conclusions recevables, l'annulation par voie de conséquence des décisions administratives consécutives qui n'auraient pu légalement être prises en l'absence de l'acte annulé ou qui sont en l'espèce intervenues en raison de l'acte annulé. Il en va ainsi, notamment, des décisions qui ont été prises en application de l'acte annulé et de celles dont l'acte annulé constitue la base légale.
9. Aux termes de l'article 11 du décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 : " A l'expiration des droits à congé avec traitement ou d'une période de congé sans traitement accordés pour raisons de santé, le fonctionnaire territorial stagiaire reconnu, après avis du conseil médical compétent, dans l'impossibilité définitive et absolue de reprendre ses fonctions, est licencié. Si l'intéressé a par ailleurs la qualité de titulaire dans un autre corps, cadre d'emplois ou emploi, il est mis fin à son détachement. "
10. L'annulation de la décision du 6 mai 2021 portant refus de reconnaissance d'une maladie professionnelle, qui implique nécessairement le réexamen de la situation de Mme A au regard de ses droits à congés, emporte nécessairement l'annulation par voie de conséquence de l'arrêté du 18 juin 2021 par lequel la présidente de la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " a prononcé son licenciement pour inaptitude physique à compter du 22 juin 2021 et l'a radiée des effectifs.
Sur les conclusions indemnitaires :
11. Aux termes de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites au profit de l'État, des départements et des communes, sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. Sont prescrites dans le même délai et sous la même réserve, les créances sur les établissements publics dotés d'un comptable public ". L'article 2 de la même loi précise que : " La prescription est interrompue par : () / Tout recours formé devant une juridiction, relatif au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, quel que soit l'auteur du recours et même si la juridiction saisie est incompétente pour en connaître, et si l'administration qui aura finalement la charge du règlement n'est pas partie à l'instance ; () / Un nouveau délai de quatre ans court à compter du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle a eu lieu l'interruption. Toutefois, si l'interruption résulte d'un recours juridictionnel, le nouveau délai court à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle la décision est passée en force de chose jugée ". L'article 3 dispose que : " La prescription ne court ni contre le créancier qui ne peut agir, soit par lui-même ou par l'intermédiaire de son représentant légal, soit pour une cause de force majeure, ni contre celui qui peut être légitimement regardé comme ignorant l'existence de sa créance ou de la créance de celui qu'il représente légalement ".
12. Lorsque la responsabilité de l'administration est recherchée pour un préjudice qui revêt un caractère continu et évolutif, la créance indemnitaire doit être rattachée à chacune des années au cours desquelles ce préjudice a été subi. Dans ce cas, le délai de prescription de la créance relative à une année court, sous réserve des cas visés à l'article 3 cité au point 2, à compter du 1er janvier de l'année suivante, à la condition qu'à cette date il soit entièrement connu dans son existence et dans son étendue. Il en va ainsi, notamment, lorsque la responsabilité de l'administration est recherchée à raison d'actes de harcèlement moral.
13. Mme A a présenté auprès de la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne ", le 3 mai 2021, une demande indemnitaire préalable à la suite du harcèlement moral et sexuel qu'elle estimait avoir subi au début de l'année 2012 de la part du directeur général des services de cette collectivité auprès duquel elle exerçait ses fonctions, et qu'elle a portés à la connaissance de l'ancien président de cet établissement public par le truchement de son avocate par un courrier du 21 juin 2012. Il résulte de l'instruction que Mme A a bénéficié d'une prolongation de son stage pour une période totale de dix-huit mois, soit jusqu'au 16 août 2013. Dès lors, les agissements ainsi allégués ont pris fin, au plus tard, le 4 mars 2013, date à laquelle la requérante a été placée en congé de longue maladie puis de longue durée et a donc cessé d'être exposée au comportement sur lequel elle fonde sa demande indemnitaire, n'ayant depuis lors repris aucune activité au sein de la communauté de communes. La prescription des demandes indemnitaires fondés sur les faits ainsi invoqués a donc commencé à courir au plus tard le 1er janvier 2014. Dès lors, par application des principes rappelés au point 12, la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " est fondée à opposer la prescription quadriennale aux demandes indemnitaires fondées sur ces faits, qui a été acquise au 31 décembre 2018.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Eu égard au motif d'annulation retenu au point 6, le présent jugement implique seulement que les demandes de Mme A soient réexaminées. Par suite, il y a lieu d'enjoindre à la présidente de la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
15. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu en revanche de faire droit aux conclusions présentées par de la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " sur ce même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions de la présidente de la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " du 6 mai 2021 et du 18 juin 2021 sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint à la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " de réexaminer la demande de reconnaissance d'imputabilité au service de la maladie déclarée par Mme A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne " versera à Mme A une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié Mme B A et à la communauté de communes " Grand Sud Tarn-et-Garonne ".
Délibéré après l'audience du 6 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Viseur-Ferré, présidente,
Mme Préaud, conseillère,
Mme Péan, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2024.
La rapporteure,
C. PÉAN
La présidente,
C. VISEUR-FERRÉ
La greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au préfet du Tarn-et-Garonne, en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
2, 2103729
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026