vendredi 17 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2105545 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 23 septembre 2021, le 13 juin 2022 et le 6 septembre 2022, Mme D F, M. C F et M. G B, représentés par Me Thalamas, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 avril 2021 par lequel le maire de Bruguières ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par l'association syndicale libre " Le Jardin des Hespérides " pour la division en vue de construire de la parcelle AD n° 67 sise 14 allée des Hespérides à Bruguières (Haute-Garonne), ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre solidairement à la charge de la commune de Bruguières et de l'association syndicale libre Le jardin des Hespérides le paiement de la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme dès lors que le service instructeur ne s'est pas assuré de la qualité du pétitionnaire pour déposer la déclaration préalable ;
- la commune a commis une erreur de droit en instruisant la déclaration préalable au regard des règles posées par le plan local d'urbanisme intercommunal et de l'habitat (PLUi-H) de Toulouse métropole, alors que ce document d'urbanisme a été annulé par jugement du tribunal administratif de Toulouse le 30 mars 2021 ;
- le projet méconnait les dispositions de l'article UC3 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de Bruguières et, à titre subsidiaire, les dispositions du règlement du PLUi-H de Toulouse métropole relatives aux accès ; la parcelle en litige ne présente pas d'accès préexistant à la voie publique ; l'accès prévu prendra place sur un espace utilisé pour la circulation des piétons, et se situe dans un virage dans une zone de faible visibilité ; ce futur accès créé un danger pour la circulation ;
- le projet compromet la légalité de l'autorisation de lotir délivrée le 27 avril 1989 pour la réalisation du lotissement " Le jardin des Hespérides " ; la parcelle AD n° 67 a été affectée comme " espace libre " de ce lotissement ; le projet emporte une nouvelle affectation de cette parcelle et entraîne en conséquence la méconnaissance des articles UC13 du règlement du PLU de Bruguières et UM7 du règlement du PLUi-H de Toulouse métropole.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 février 2022, l'association syndicale libre " Le Jardin des Hespérides ", représentée par Me Spinazze, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 2 mars 2022, le 11 juillet 2022 et le 10 octobre 2022, la commune de Bruguières, représentée par Me Sire, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 3 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que les requérants ne justifient pas d'un intérêt pour agir ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une ordonnance du 12 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 12 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Rousseau,
- les conclusions de M. Leymarie, rapporteur public,
- et les observations de Me Thalamas, représentant les requérants.
Une note en délibéré, enregistrée le 7 novembre 2023, a été présentée pour les requérants. Elle n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. L'association syndicale libre " Le Jardin des Hespérides " a déposé le 31 mars 2021 une déclaration préalable portant sur la division en vue de construire de la parcelle AD n° 67 sise 14 allée des Hespérides à Bruguières (Haute-Garonne). Par un arrêté du 26 avril 2021, le maire de Bruguières ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable. Par un courrier du 25 mai 2021, M. et Mme F et M. B ont formé un recours gracieux contre cet arrêté, qui a été implicitement rejeté. Par la présente requête, M. et Mme F et M. B demandent l'annulation de l'arrêté du 26 avril 2021 et de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux () ". Aux termes de l'article R. 431-5 du même code : " La demande de permis de construire précise : / a) L'identité du ou des demandeurs (). / La demande comporte également l'attestation du ou des demandeurs qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une demande de permis ".
3. Il résulte de ces dispositions que, sous réserve de la fraude, le pétitionnaire qui fournit l'attestation prévue à l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme selon laquelle il remplit les conditions fixées par l'article R. 423-1 du même code doit être regardé comme ayant qualité pour présenter sa demande.
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A E, représentant l'association syndicale libre " Le Jardin des Hespérides ", a signé le formulaire Cerfa permettant d'attester de sa qualité pour déposer une déclaration préalable de division conformément aux dispositions de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme. Par ailleurs, il n'est pas établi que l'administration, qui n'était pas tenue de vérifier la capacité de l'association syndicale libre " Le Jardin des Hespérides " pour déposer une déclaration préalable de division, aurait disposé d'informations établissant le caractère frauduleux ou inexact de cette déclaration. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 600-12 du code de l'urbanisme : " Sous réserve de l'application des articles L. 600-12-1 et L. 442-14, l'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un schéma de cohérence territoriale, d'un plan local d'urbanisme, d'un document d'urbanisme en tenant lieu ou d'une carte communale a pour effet de remettre en vigueur le schéma de cohérence territoriale, le plan local d'urbanisme, le document d'urbanisme en tenant lieu ou la carte communale immédiatement antérieur ". Aux termes de l'article L. 600-12-1 du même code : " L'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un schéma de cohérence territoriale, d'un plan local d'urbanisme, d'un document d'urbanisme en tenant lieu ou d'une carte communale sont par elles-mêmes sans incidence sur les décisions relatives à l'utilisation du sol ou à l'occupation des sols régies par le présent code délivrées antérieurement à leur prononcé dès lors que ces annulations ou déclarations d'illégalité reposent sur un motif étranger aux règles d'urbanisme applicables au projet () ".
6. En vertu d'un principe général, il incombe à l'autorité administrative de ne pas appliquer un règlement illégal. Ce principe trouve à s'appliquer, en l'absence même de toute décision juridictionnelle qui en aurait prononcé l'annulation ou les aurait déclarées illégales, lorsque les dispositions d'un document d'urbanisme, ou certaines d'entre elles si elles en sont divisibles, sont entachées d'illégalité, sauf si cette illégalité résulte de vices de forme ou de procédure qui ne peuvent plus être invoqués par voie d'exception en vertu de l'article L. 600-1 du code de l'urbanisme. Ces dispositions doivent ainsi être écartées, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, par l'autorité chargée de délivrer des certificats d'urbanisme ou des autorisations d'utilisation ou d'occupation des sols, qui doit alors se fonder, pour statuer sur les demandes dont elle est saisie, sur les dispositions pertinentes du document immédiatement antérieur ou, dans le cas où celles-ci seraient elles-mêmes affectées d'une illégalité dont la nature ferait obstacle à ce qu'il en soit fait application, sur le document encore antérieur ou, à défaut, sur les règles générales fixées par les articles L. 111-1 et suivants et R. 111-1 et suivants du code de l'urbanisme.
7. En l'espèce, par un jugement du 30 mars 2021, le tribunal a annulé la délibération du 11 avril 2019 par laquelle l'assemblée délibérante de Toulouse Métropole a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat (PLUi-H) et sursis à statuer sur la date d'effet de cette annulation. Si le tribunal n'a décidé de ne pas moduler dans le temps les effets de cette annulation que par un jugement du 20 mai 2021, les autorités chargées de délivrer des certificats d'urbanisme ou des autorisations d'utilisation ou d'occupation des sols dans les communes couvertes par le PLUi-H devaient, à compter de la date du premier jugement du 30 mars 2021, écarter l'application de ce document d'urbanisme dont l'illégalité totale avait d'ores et déjà été constatée. Ces autorités devaient ainsi, à compter du 30 mars 2021, pour statuer sur les demandes dont elles étaient saisies, se fonder sur les dispositions du document d'urbanisme immédiatement antérieur applicable sur le territoire concerné, en application de l'article L. 600-12 du code de l'urbanisme. Il suit de là que la légalité de l'arrêté du 26 avril 2021 portant non-opposition à déclaration préalable doit être appréciée au regard du règlement du plan local d'urbanisme de Bruguières, dans sa version immédiatement antérieure à l'approbation du PLUi-H.
8. D'une part, la circonstance que la décision de non-opposition à déclaration préalable en litige a été instruite au regard des dispositions du PLUi-H de Toulouse Métropole est, par elle-même, sans incidence sur la légalité de cette décision. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut qu'être écarté.
9. D'autre part, si les requérants invoquent la méconnaissance, par l'arrêté attaqué, des dispositions du PLUi-H de Toulouse Métropole relatives aux accès, les dispositions qu'ils invoquent sont, ainsi qu'il a été dit aux points précédents, inapplicables à l'arrêté du 26 avril 2021. Par suite, ce moyen doit être écarté comme inopérant.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article UC3 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de Bruguières : " 1. Accès aux voies ouvertes à la circulation publique : / 1.1. Pour être constructible, un terrain doit avoir, un accès privatif à une voie publique ou privée, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé sur fonds voisins ; / 1.2. Les accès doivent être adaptés à l'importance et à la destination de l'immeuble ou de l'ensemble d'immeubles édifiés. Ils doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité, de la protection civile et de la défense contre l'incendie. Ils ne devront en aucun cas être inférieurs à 3 mètres (bande de stationnement non comprise) ; / 1.3. Les accès doivent être aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique : / Toute opération doit comporter le minimum d'accès sur les voies publiques ; / Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l'accès sur celle de ces voies qui supporte les trafics les plus importants ou qui présente une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit ".
11. Il ressort des pièces du dossier que l'accès du projet à l'allée des Hespérides se fait par un chemin préexistant d'une largeur d'environ 4,70 mètres, qui présente ainsi une largeur suffisante et proportionnée à l'importance du projet. Si les requérants font valoir que cet accès est situé dans un virage et ne présente pas des conditions de visibilité optimales, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il serait susceptible de créer un danger pour les usagers de l'allée des Hespérides, qui constitue une voie interne d'un lotissement n'ayant vocation qu'à accueillir un nombre limité de véhicules. Enfin, la circonstance que le chemin d'accès était auparavant dédié aux piétons ne s'oppose pas à son utilisation comme voie d'accès au projet. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC3 du règlement du PLU de Bruguières doit être écarté.
12. En quatrième et dernier lieu, les requérants soutiennent que le projet porte atteinte à l'autorisation de lotir délivrée le 27 avril 1989 pour l'aménagement du lotissement " Le jardin des Hespérides ", dès lors que le projet, qui a pour objet la division en vue de construire de la parcelle AD n° 67, qui constitue l'espace vert commun de ce lotissement, a pour effet de le rendre illégal au regard des exigences en matière de réalisation d'espaces verts posées par les articles UC13 du règlement du PLU de Bruguières et UM7 du règlement du PLUi-H de Toulouse métropole. Toutefois, les requérants, qui produisent uniquement à l'appui de leurs affirmations un plan cadastral ainsi qu'un plan de division joints à cette autorisation de lotir, n'établissent pas la fonction d'espace vert collectif de la parcelle en cause. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des articles UC13 du règlement du PLU de Bruguières et UM7 du règlement du PLUi-H de Toulouse métropole ne peuvent qu'être écartés.
13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par la commune de Bruguières, que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 26 avril 2021 par lequel le maire de Bruguières ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par l'association syndicale libre " Le Jardin des Hespérides ", et de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Bruguières et de l'association syndicale libre " Le jardin des Hespérides ", qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme demandée par les requérants au titre des frais exposés par eux. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants la somme de 1 500 euros à verser respectivement à la commune de Bruguières et à l'association syndicale libre " Le jardin des Hespérides " sur le fondement de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme F et M. B est rejetée.
Article 2 : Les requérants verseront respectivement à la commune de Bruguières et à l'association syndicale libre " Le jardin des Hespérides " la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D F, à M. C F, à M. G B, à l'association syndicale libre " Le jardin des Hespérides " et à la commune de Bruguières.
Délibéré après l'audience du 3 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Rousseau, conseillère,
M. Frindel, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 novembre 2023.
La rapporteure,
M. ROUSSEAU
La présidente,
V. POUPINEAULa greffière,
B. RODRIGUEZ
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026