mardi 6 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2107398 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 décembre 2021, Mme C B doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de la zone de défense et de sécurité Sud a implicitement rejeté sa demande du 2 septembre 2021 tendant à l'attribution de l'avantage spécifique d'ancienneté du 1er août 1999 au 30 septembre 2009 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui attribuer l'avantage spécifique d'ancienneté pour la période du 1er août 1999 au 30 septembre 2009 en reconstituant sa carrière et en lui versant l'intégralité des sommes correspondant à cette reconstitution.
Elle soutient que :
- elle satisfait aux conditions lui permettant de bénéficier de l'avantage spécifique d'ancienneté pour la période du 1er août 1999 au 30 septembre 2009 où elle était affectée à la circonscription de sécurité publique de Toulouse ;
- la prescription quadriennale ne peut lui être opposée, dès lors qu'elle doit être légitimement regardée comme ayant ignoré l'existence de sa créance avant l'intervention de la décision n° 327428 du Conseil d'Etat du 11 mars 2011 puis la publication de l'arrêté interministériel du 3 décembre 2015 et la directive d'application du 9 mars 2016 ; ainsi, le délai de prescription, qui n'a commencé à courir qu'à compter du 1er janvier 2012 et a été interrompu par la publication le 15 avril 2016 de la directive du 9 mars 2016, n'a pu recommencer à courir qu'à compter du 1er janvier 2017 ;
- l'application de la prescription quadriennale à sa créance à l'encontre de l'Etat doit être regardée comme portant atteinte au droit du détenteur de cette créance au respect de ses biens, en violation des stipulations de l'article 1er du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 décembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que par un arrêté du 16 octobre 2023, le préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest a reconstitué la carrière de Mme B au titre de l'avantage spécifique d'ancienneté pour la période du 1er janvier 1995 au 31 décembre 2008 et que par décision du 16 octobre 2023, il a opposé la prescription quadriennale à la créance détenue sur l'état par Mme B pour les années antérieures à 2012.
Par un mémoire enregistré le 2 janvier 2024, Mme B déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme Héry, présidente-rapporteure,
-et les conclusions de M. Luc, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, major de police, a demandé le 2 septembre 2021 au préfet de la zone de défense et de sécurité Sud de lui accorder le bénéfice de l'avantage spécifique d'ancienneté pour la période du 1er août 1999 au 30 septembre 2009 et d'en tirer les conséquences en termes de reconstitution de carrière et de rémunération. Par sa requête, elle demande au tribunal d'annuler la décision rejetant implicitement sa demande et d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui attribuer l'avantage spécifique d'ancienneté pour la période en cause, de reconstituer sa carrière et de lui verser le complément de rémunération correspondant.
2. Par un acte enregistré le 2 janvier 2024, Mme B déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Il y a lieu de lui en donner acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Sarraute, première conseillère,
Mme Douteaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2024.
La présidente-rapporteure,
F. HÉRY
L'assesseure la plus ancienne,
N. SARRAUTE
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026