mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2200199 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires enregistrés les 14 janvier, 20, 21 octobre 2022 et 29 mars 2023, M. A D, représenté par Me Thalamas, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 décembre 2021 par laquelle le président-directeur général du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a prononcé à son encontre la sanction disciplinaire de révocation ;
2°) de mettre à la charge du CNRS une somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la commission administrative paritaire (CAP) réunie en formation disciplinaire le 14 décembre 2021 était irrégulièrement composée ; en effet, alors que par application des articles 6 et 41 du décret du 28 mai 1982, le nombre de représentants de la CAP était fixé à seize et que le quorum était de douze, seuls dix membres étaient présents à la réunion du 14 décembre 2021 et au surplus deux d'entre eux ne figuraient pas dans les tableaux récapitulatifs des CAP ;
- il n'est pas établi que la CAP aurait rendu, à la majorité, un avis favorable à sa révocation ;
- s'il ne conteste pas qu'il s'est trouvé en situation de cumul prohibé d'emplois entre ses fonctions au CNRS et ses activités à l'University Collège London en l'absence de demande d'autorisation, cette situation n'a jamais été dissimulée au CNRS et n'a pas porté atteinte à son image ; la circonstance que des articles scientifiques ont été publiés sans la mention de sa qualité de directeur de recherche du CNRS résulte d'erreurs commises par les éditeurs d'articles ;
- compte tenu de ce qu'il s'est conformé dès la fin de l'année de formation à l'instruction qu'il lui a été donnée en février 2020 de cesser le cumul d'activités, la sanction de révocation infligée apparait disproportionnée.
Par des mémoires enregistrés les 5 septembre 2022 et 28 février 2023, le CNRS conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. D n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 82-451 du 28 mai 1982 ;
- le décret n° 2007-658 du 2 mai 2007 ;
- le décret n° 2017- 105 du 27 janvier 2017 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Molina-Andréo, présidente-rapporteure,
- les conclusions de Mme Nègre-Le Guillou, rapporteure publique,
- les observations de Me Thalamas, représentant M. D, en présence de ce dernier,
- et les observations de Mme F, représentant le CNRS.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) depuis 1993, occupait depuis 1999 les fonctions de directeur de recherche de 1ère classe, au laboratoire Geosciences environnement Toulouse (GET), qui est une unité mixte de recherche relevant du CNRS, du Centre national d'études spatiales, de l'Institut de recherche pour le développement et de l'Université Toulouse III-Paul Sabatier, et est rattaché à la section 18 (Terre et planètes telluriques : structure, histoire, modèles) du comité national de la recherche scientifique, relevant de l'Institut national des sciences de l'univers. Ayant par ailleurs exercé depuis le 1er octobre 2013 des activités au sein de l'University College of London, une procédure disciplinaire a été engagée à l'encontre de M. D au motif pris de ce cumul d'activités non autorisé. A la suite de l'avis de la commission administrative paritaire réunie en formation disciplinaire rendu le 14 décembre 2021, le président-directeur général du CNRS a, par décision du 17 décembre 2021, prononcé la sanction disciplinaire de révocation. Par la présente requête, M. D demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. D'une part, aux termes de l'article 14 de la loi du 11 janvier 1984 relative à la fonction publique d'Etat, alors en vigueur : " Dans chaque corps de fonctionnaires existent une ou plusieurs commissions administratives paritaires comprenant, en nombre égal, des représentants de l'administration et des représentants du personnel. () ". Selon l'article 5 du décret du 28 mai 1982 relatif aux commissions administratives paritaires, ces commissions " comprennent en nombre égal des représentants de l'administration et des représentants du personnel. Elles ont des membres titulaires et un nombre égal de membres suppléants. ". Aux termes de l'article 35 du même décret, applicable au litige dès lors que son abrogation par l'article 28 du décret n° 2020-1426 du 20 novembre 2020 n'est entrée en vigueur, en vertu de son article 33, qu'à compter du renouvellement général des instances de dialogue social dans la fonction publique, intervenu en décembre 2022 : " Lorsque les commissions administratives paritaires siègent en formation restreinte, seuls les membres titulaires et, éventuellement, leurs suppléants représentant le grade auquel appartient le fonctionnaire intéressé et les membres titulaires ou suppléants représentant le grade immédiatement supérieur ainsi qu'un nombre égal de représentants de l'administration sont appelés à délibérer. ". Aux termes de l'article 41 du même décret : " Les commissions administratives ne délibèrent valablement qu'à la condition d'observer les règles de constitution et de fonctionnement édictées par la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat et par le présent décret, ainsi que par le règlement intérieur. / En outre, les trois quarts au moins de leurs membres doivent être présents lors de l'ouverture de la réunion. () ".
3. D'autre part, en vertu de l'article 2 de l'arrêté ministériel du 24 février 1986 instituant des commissions administratives paritaires compétentes à l'égard des personnels du Centre national de la recherche scientifique, alors en vigueur, il est prévu, pour la commission 1, que, concernant les directeurs de recherche de 1ère classe, le nombre de représentants du personnel est fixé à trois membres titulaires et trois membres suppléants, que, concernant les directeurs de recherche de classe exceptionnelle, le nombre de représentants du personnel est fixé à deux membres titulaires et deux membres suppléants, et que dans l'un et l'autre cas, le nombre de représentants de l'administration est fixé à huit.
4. M. D soutient que la composition de la CAP réunie en formation disciplinaire était irrégulière, dès lors que seulement dix membres sur les seize qui auraient dû composer la commission ont participé à la séance du 14 décembre 2021, soit moins des trois quarts nécessaires à l'obtention du quorum, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article 41 du décret du 28 mai 1982. Il résulte toutefois des dispositions citées ci-dessus que le conseil de discipline est une formation restreinte de la CAP, au sein de laquelle seuls les membres titulaires et, éventuellement, leurs suppléants représentant le grade auquel appartient le fonctionnaire intéressé, les membres titulaires ou suppléants représentant le grade immédiatement supérieur et un nombre égal de représentants de l'administration sont appelés à délibérer. Or, en l'espèce, il ressort de la feuille d'émargement de la CAP réunie le 14 décembre 2021, que, conformément aux dispositions précitées de l'article 35 du décret du 28 mai 1982 et de l'article 2 de l'arrêté ministériel du 24 février 1986, dix membres étaient présents à l'ouverture de la réunion, soit trois représentants du personnel pour le grade de directeur de recherche de 1ère classe détenu par le requérant, deux représentants pour le grade de directeur de recherche de classe exceptionnelle immédiatement supérieur à celui du requérant, et cinq représentants de l'administration. Si M. D soutient que deux des membres de la CAP réunie le 14 décembre 2021 qui ont pris part au vote, à savoir M. B en qualité de représentant du personnel, et Mme E en qualité de représentante de l'administration, n'auraient pas été mentionnés dans les tableaux récapitulatifs des CAP, il ressort des pièces produites par le CNRS que le premier est un membre élu, désigné en qualité de membre suppléant au sein de la commission n° 1 de la CAP compétente à l'égard des directeurs de recherche à compter du 5 novembre 2021 dans le cadre du remplacement d'un membre suppléant et que la seconde a été nommée comme représentante suppléante de l'administration au sein de la même commission n° 1 à compter du 1er juillet 2021 dans le cadre du remplacement d'un représentant suppléant de l'administration. Ainsi, les moyens tirés de ce que la CAP réunie le 14 décembre 2021 aurait été irrégulièrement composée et que le quorum n'était pas atteint doivent être écartés comme manquant en fait.
5. Aux termes de l'article 32 du décret du 28 mai 1982 relatif aux commissions administratives paritaires : " Les commissions administratives émettent leur avis à la majorité des membres présents. / () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que lors de la séance de la CAP du 14 décembre 2021 chargée d'examiner la situation de M. D, neuf voix se sont exprimées en faveur de la proposition de l'administration de révocation et une voix contre cette proposition. Par suite, l'avis de cette commission a été donné conformément aux dispositions précitées de l'article 32 précité du décret du 28 mai 1982. Par suite, le moyen, à le supposer soulevé, tiré de ce que la sanction litigieuse serait à ce titre intervenue au terme d'une procédure irrégulière doit être écarté.
7. Aux termes de l'article 25 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " L'agent public exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. ". Aux termes de l'article 25 septies du même code : " I. - Le fonctionnaire consacre l'intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont confiées. Il ne peut exercer, à titre professionnel, une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit, sous réserve des II à V du présent article. Il est interdit au fonctionnaire : / () 5° De cumuler un emploi permanent à temps complet avec un ou plusieurs autres emplois permanents à temps complet. / () IV.- Le fonctionnaire peut être autorisé par l'autorité hiérarchique dont il relève à exercer à titre accessoire une activité, lucrative ou non, auprès d'une personne ou d'un organisme public ou privé dès lors que cette activité est compatible avec les fonctions qui lui sont confiées et n'affecte pas leur exercice. / () ".
8. Aux termes de l'article 4 du décret du 2 mai 2007 relatif au cumul d'activités des fonctionnaires, des agents non titulaires de droit public et des ouvriers des établissements industriels de l'Etat, abrogé par le décret n° 2017-105 du 27 janvier : " Le cumul d'une activité exercée à titre accessoire mentionnée aux articles 2 et 3 avec une activité exercée à titre principal est subordonné à la délivrance d'une autorisation par l'autorité dont relève l'agent intéressé. / () ". Aux termes de l'article 5 du décret du 27 janvier 2017 relatif à l'exercice d'activités privées par des agents publics et certains agents contractuels de droit privé ayant cessé leurs fonctions, aux cumuls d'activités et à la commission de déontologie de la fonction publique : " Dans les conditions fixées aux I et IV de l'article 25 septies de la loi du 13 juillet 1983 précitée et celles prévues par le présent décret, l'agent peut être autorisé à cumuler une activité accessoire avec son activité principale, sous réserve que cette activité ne porte pas atteinte au fonctionnement normal, à l'indépendance ou à la neutralité du service ou ne mette pas l'intéressé en situation de méconnaître l'article 432-12 du code pénal. Cette activité peut être exercée auprès d'une personne publique ou privée. Un même agent peut être autorisé à exercer plusieurs activités accessoires. ". Aux termes de l'article 6 du même décret : " Les activités exercées à titre accessoire susceptibles d'être autorisées sont les suivantes : / 1° Dans les conditions prévues à l'article 5 : / () b) Enseignement et formation ; / () ".
9. Aux termes de l'article 29 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale. /() ". L'article 66 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat dispose que : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : / () / Quatrième groupe : la mise à la retraite d'office ; / - la révocation. /() ". Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
10. Pour révoquer M. D de ses fonctions, le CNRS a retenu qu'alors que l'intéressé prétendait n'exercer que quelques heures d'enseignement au sein de l'University College London (UCL) et avait à cet égard été invité à plusieurs reprises à solliciter une autorisation pour ce faire, le service des ressources humaines de la délégation Occitanie Ouest dont relève l'agent a été tenu informé en décembre 2019 par l'UCL qu'il occupait en réalité un emploi à temps plein de professeur au sein de cet établissement depuis le 1er octobre 2013, que reçu en entretien le 27 février 2020, l'intéressé a reconnu être en situation de cumul d'emploi à temps plein depuis le 1er octobre 2013, qu'à la suite de nouvelles informations données par l'UCL en décembre 2020, il est apparu que l'agent avait affirmé être simplement " affilié " au CNRS, que dans le cadre de son audition par la CAP réunie en formation disciplinaire le 14 décembre 2021, il a reconnu avoir signé des publications scientifiques sans mentionner son appartenance au CNRS et enfin que le montant des rémunérations versées par l'UCL pour l'ensemble de la période ayant couru d'octobre 2013 à novembre 2020 s'élève à 579 997 livres sterling.
11. Il ressort des pièces du dossier, et n'est pas contesté, que M. D s'est abstenu de demander l'autorisation de cumuler son activité de chercheur au CNRS avec ses activités d'enseignement au sein de L'UCL, en dépit de plusieurs invitations formulées par le service des ressources humaines du CNRS à régulariser sa situation en formulant une telle demande. De tels faits, qui entrent en contradiction avec l'obligation de probité que tout fonctionnaire doit respecter, constituent une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire.
12. Il ressort des pièces du dossier que le cumul d'activités de M. D s'est déroulé pendant sept années, pour une quotité horaire équivalent à un emploi à temps plein, et des rémunérations très élevées. Si le requérant soutient qu'il n'a jamais dissimulé ce cumul d'activités au CNRS, il n'est pas sérieusement contesté qu'il n'avait invoqué que quelques heures d'enseignements annuels sans activité de recherche et que ce n'est qu'à la suite d'échanges avec l'UCL en décembre 2019 que le CNRS a pu prendre la mesure de l'ampleur du cumul d'activités en cause. L'agent, invité à plusieurs reprises à compter du 2 novembre 2017 et en dernier lieu le 27 février 2020 à régulariser sa situation, s'est borné à demander à son employeur le 27 février 2020 " combien de temps il lui rest[ait] avant d'être sanctionné pour s'organiser " et n'a mis un terme au cumul d'activités en cause qu'en novembre 2020. Alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que durant cette période d'octobre 2013 à novembre 2020, le CNRS aurait de quelque manière que ce soit bénéficié des liens entretenus par M. D avec L'UCL, notamment en nouant des partenariats, le comportement de l'agent, qui cumulait deux emplois à plein temps et a signé à son nom des publications scientifiques sans mentionner son appartenance au CNRS, a porté atteinte aux intérêts et à l'image du Centre. Dans ces conditions, eu égard à la gravité et à la persistance des manquements en cause et aux fonctions de directeur de recherche de première classe que M. D occupait, la sanction de révocation n'est pas disproportionnée.
13. Il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 17 décembre 2021 en litige.
Sur les frais liés à l'instance :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du CNRS, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande M. D à ce titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Molina-Andréo, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.
La présidente-rapporteure,
B. MOLINA-ANDRÉO La première assesseure,
N. SODDU
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026