jeudi 13 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2200915 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | KOSSEVA-VENZAL |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 17 février 2022 sous le n°2200915, M. A B, représenté par Me Kosseva-Venzal, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 janvier 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Ariège de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " travailleur temporaire " ou " salarié ", ou à défaut de réexaminer sa situation en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de quinze jours et à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens ainsi qu'une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ou, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis à l'aide juridictionnelle, sur le seul fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions :
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la préfète de l'Ariège s'est placée à tort en situation de compétence liée ;
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision attaquée méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- la décision attaquée porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise ;
- la préfète de l'Ariège a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation et des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision attaquée est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 janvier 2023, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
II. Par une requête et des pièces, enregistrées le 18 février 2022 et le 9 juin 2022 sous le n°2200957, M. A B, représenté par Me Escudier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 janvier 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Ariège de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours et à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision attaquée méconnaît l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision attaquée méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 03 janvier 2023, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Nègre-Le Guillou,
- et les observations de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes visées ci-dessus n° 2200915 et n° 2200957 sont présentées pour le même requérant, sont dirigées contre le même arrêté et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. M. B, ressortissant marocain né le 17 juillet 2003, est entré en France le 14 août 2017, muni d'un visa touristique d'une durée maximale de soixante jours. M. B a sollicité son admission exceptionnelle au séjour par une demande du 17 juin 2021. Par arrêté du 20 janvier 2022 dont il demande l'annulation, la préfète de l'Ariège a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Aux termes de l'article L. 412-1 du même code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Aux termes de L. 422-2 de ce code : " La carte de séjour prévue à l'article L. 422-1 est également délivrée lors de sa première admission au séjour, sans avoir à justifier de ses conditions d'existence et sans que soit exigée la condition prévue à l'article L. 412-1, à l'étranger ayant satisfait aux épreuves du concours d'entrée dans un établissement d'enseignement supérieur ayant signé une convention avec l'Etat ".
4. Pour refuser de délivrer un titre de séjour au requérant en qualité d'étudiant, la préfète de l'Ariège s'est fondée sur les circonstances qu'il ne disposait pas d'un visa long séjour et qu'elle ne pouvait déroger à cette exigence au motif qu'il ne poursuivait pas des études supérieures et qu'il ne justifiait pas davantage se trouver dans la situation prévue par les dispositions précitées de l'article L. 422-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été scolarisé en classe de 4e et 3e UPE2A au collège Lakanal à Foix au cours des années scolaires 2018-2018 puis 2018-2019, aux termes desquelles il a obtenu le diplôme d'études en langue française DELF A1 et le certificat de formation générale. Il a ensuite suivi durant deux ans une formation en apprentissage au sein du centre de formation aux métiers (CFM) de Foix, afin d'obtenir le certificat d'aptitude professionnelle de boucher, mais il n'a pas obtenu son diplôme à l'issue de l'année scolaire 2020-2021. S'il ressort des pièces du dossier que M. B a obtenu une réinscription en CAP boucherie au titre de l'année scolaire 2021-2022 et a conclu un contrat d'apprentissage d'une durée d'un an, il est toutefois constant que, entré en France en 2017 avec un visa touristique, il ne détenait pas le visa de long séjour requis et ne pouvait donc, pour ce motif, obtenir de plein droit une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. M. B soutient toutefois que la préfète de l'Ariège, qui a refusé de déroger à l'exigence de l'obtention d'un visa de long séjour au seul motif qu'il ne réalisait pas des études supérieures, a méconnu les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il justifiait d'un cas de nécessité liée au déroulement de ses études, la 3e année de formation accordée par le CFM de Foix étant nécessaire à l'obtention de son CAP. A cet égard, d'une part, la décision attaquée mentionne que M. B ne justifie pas avoir suivi avec sérieux et assiduité sa scolarité, que " ses professeurs déplorent son manque d'effort et d'implication en classe et son niveau insuffisant " et que " ses relevés de notes mentionnent des absences injustifiées ". S'il ressort des pièces du dossier que ses bulletins de notes mentionnent des absences injustifiées et un manque d'investissement dans certains enseignements, il apparaît néanmoins que la moyenne générale du requérant a progressé entre la première et la deuxième année de CAP et qu'il a fait preuve d'un bon investissement et de sérieux dans les matières d'enseignement général, malgré des difficultés importantes en termes de compréhension et d'expression écrite. Il ressort en outre d'une attestation de la directrice du centre de formation du 4 février 2022, postérieure à la décision attaquée mais révélant une situation antérieure, que " M. B a été un apprenti assidu ", qu'il a été volontaire, mais qu'il n'a pu obtenir son diplôme en raison de difficultés en langue française. Elle précise qu'il " n'y a aucun problème de comportement notifié dans son dossier ". D'autre part, il ressort d'une attestation du gérant de la boucherie Alisam au sein de laquelle M. B était en apprentissage, en date du 3 février 2022 révélant cependant également une situation antérieure, que le requérant a été " très assidu et très volontaire " mais qu'il a été confronté à des difficultés liées à une maîtrise insuffisante de la langue française. Au demeurant et au surplus, l'appréciation favorable du gérant de la SARL Alisam est corroborée par le fait qu'il a proposé à M. B un poste de boucher en contrat à durée indéterminé à temps complet à compter du 1er septembre 2022, par une promesse d'embauche du 24 mai 2022. Il ressort par ailleurs d'une attestation du maître d'apprentissage de M. B que celui-ci a constaté " une évolution positive au niveau de la langue française et de la pratique " et a précisé que ce dernier n'avait jamais été en retard ni absent, qu'il avait " toujours eu un comportement exemplaire " et qu'il avait prouvé sa motivation. Dans le même sens, il ressort de deux attestations du 7 janvier 2022 et du 10 février 2022 que M. B a assisté avec assiduité à une formation de remise à niveau en français d'une durée totale de 150 heures au cours de l'année scolaire 2021-2022. Enfin, il n'est pas contesté que M. B, confié à son frère par acte de kafala le 28 mai 2018, disposait de moyens d'existence suffisants à la date de la décision attaquée, dès lors qu'il était encore hébergé par son frère, ce dernier travaillant à temps complet, et qu'il a bénéficié de ressources propres dans le cadre de sa formation en apprentissage, son salaire en décembre 2021 s'élevant au demeurant à 1 388 euros. M. B est donc fondé à soutenir qu'il se trouvait, dans les circonstances de l'espèce, dans un cas de nécessité liée au déroulement de ses études, cette circonstance justifiant que lui soit délivré un titre de séjour lui permettant de mener à son terme sa troisième année de formation en apprentissage, sans que puisse lui être opposée l'absence de visa de long séjour. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être accueilli.
7. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens des requêtes, que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision portant rejet de sa demande de titre de séjour. L'illégalité de cette décision prive de base légale les autres décisions, contenues dans le même arrêté, portant obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant le pays de destination. Il s'ensuit que l'arrêté de la préfète de l'Ariège du 20 janvier 2022 doit être annulé dans l'ensemble de ses dispositions.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
8. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution./ La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ".
9. L'annulation par le présent jugement de l'arrêté du 20 janvier 2022 implique nécessairement eu égard au motif fondant cette annulation, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Ariège de délivrer un titre de séjour à M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
10. Tout d'abord, l'instance n° 2200915 n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions relatives aux dépens sont sans objet.
11. Ensuite, à la suite de sa demande formulée dans l'instance n° 2200915, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 juin 2022. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État, qui est dans la présente instance la partie perdante, une somme de 1 500 euros au profit de Me Kosseva-Venzal au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
12. Dans les circonstances de l'espèce, la demande formulée par M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans l'instance n° 2200957 doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté de la préfète de l'Ariège du 20 janvier 2022 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète de l'Ariège de délivrer un titre de séjour à M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Kosseva-Venzal une somme de 1 500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Kosseva Venzal et à la préfète de l'Ariège.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme C, magistrate honoraire,
Mme Nègre-Le Guillou, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2023.
La rapporteure,
F. NÈGRE-LE GUILLOU
La présidente,
F. HÉRY
Le greffier,
B. ROETS
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ariège en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
N°s 2200915, 22009570
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026