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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2203042

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2203042

mardi 1 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2203042
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSADEK

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 31 mai 2022, 21 février, 19 juin et 1er décembre 2023, Mme E B, représentée par Me Sadek, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 18 mars 2022 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour d'un an portant la mention " salarié ", ou à tout le moins de réexaminer sa situation, sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir,

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros dont distraction à Me Sadek en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- le préfet a commis une erreur d'instruction en traitant sa demande comme une demande d'admission exceptionnelle au séjour alors qu'elle relève d'une admission de plein droit sur le fondement de l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision attaquée est entachée d'incompétence du signataire de l'acte ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;

- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 septembre 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-947 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme Sarraute a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante marocaine née le 18 mars 1972, déclare être entrée en France le 28 février 2018 munie d'un passeport en cours de validité et d'un titre de séjour de longue durée - UE illimité, délivré par les autorités italiennes. Le 24 mai 2018, elle a demandé son admission au séjour en qualité d'ascendante à charge d'une ressortissante européenne ainsi qu'en qualité de salariée. Le 10 septembre 2019, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours. Le 13 septembre 2021, Mme B a de nouveau sollicité son admission exceptionnelle au séjour en qualité de salariée. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de la décision du 18 mars 2022 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, la décision attaquée est signée par Mme D C, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Haute-Garonne, qui a reçu délégation de signature par arrêté réglementaire du préfet de la Haute-Garonne du 20 septembre 2021, régulièrement publié le 21 septembre 2021 au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n°31-2021-325, accessible sur le site internet de la préfecture de la Haute-Garonne, à l'effet de signer toute mesure relevant de la compétence de sa direction, notamment celles relatives à la police des étrangers, parmi lesquelles les " décisions de refus de séjour à quelque titre que ce soit ". Cette délégation, qui liste de manière suffisamment précise les actes concernés, n'est pas conditionnée à une absence ou un empêchement du préfet. En outre, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose qu'un tel arrêté comporte une date de fin de délégation. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.

3. En deuxième lieu, la décision attaquée vise les textes dont elle fait application, notamment l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et mentionne les éléments de fait se rapportant à la situation personnelle de Mme B, qui fondent la décision. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient la requérante, le préfet de la Haute-Garonne a examiné sa demande de titre de séjour formée en qualité de salariée. La décision attaquée comporte ainsi, de manière suffisamment précise afin de mettre la requérante en mesure de la contester, l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé pour refuser de lui délivrer un titre de séjour. Par suite, le préfet n'ayant en outre pas à faire état de tous les éléments de la situation de la requérante, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des autres pièces du dossier que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle, tant familiale que professionnelle, de la requérante. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux doit être écarté.

5. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article 9 de l'accord franco-marocain signé le 9 octobre 1987 : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord. " Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".

6. D'autre part, aux termes de l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger titulaire de la carte de résident de longue durée-UE, définie par les dispositions de la directive 2003/109/ CE du Conseil du 25 novembre 2003 relative au statut des ressortissants de pays tiers résidents de longue durée, accordée dans un autre Etat membre de l'Union européenne, et qui justifie de ressources stables et suffisantes pour subvenir à ses besoins et, le cas échéant, à ceux de sa famille, ainsi que d'une assurance maladie obtient, sous réserve qu'il en fasse la demande dans les trois mois qui suivent son entrée en France, et sans que la condition prévue à l'article L. 412-1 soit opposable : / 1° La carte de séjour temporaire portant la mention portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " entrepreneur/ profession libérale " s'il remplit les conditions prévues aux articles L. 421-1, L. 421-3 ou L. 421-5 ; () ".

7. Tout d'abord, il ressort des pièces du dossier que dans sa demande de titre de séjour du 8 septembre 2021, Mme B a indiqué " introduction au travail " dans le cadre destiné à préciser les motifs de la demande et n'a à aucun moment mentionné être titulaire d'un titre de séjour longue durée - UE d'une durée illimitée délivré par les autorités italiennes et solliciter un titre de séjour en se prévalant de la détention de ce titre. En tout état de cause, si Mme B justifie bénéficier d'un titre de séjour italien résident de longue durée - UE, elle n'a pas déposé sa demande de titre de séjour dans les trois mois de son entrée en France et ne justifie pas, par les pièces qu'elle produit, disposer de ressources stables et suffisantes pour subvenir à ses besoins ainsi que d'une assurance maladie, de sorte qu'elle ne remplit pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, en étudiant sa demande sur les fondements de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas commis d'erreur de droit quant à la qualification juridique de la demande dont il était saisi.

8. Ensuite, si Mme B soutient qu'elle vit de manière continue et stable en France depuis le mois de février 2018, les pièces qu'elle produit au dossier et qui consistent en une attestation d'hébergement établie par sa fille majeure, et des contrats de travail et bulletins de salaires correspondants, n'établissent cette présence continue et stable que depuis le mois de février 2019, soit trois années à la date de la décision attaquée. Par ailleurs, elle ne conteste pas avoir fait l'objet, le 10 septembre 2019, d'une décision portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, qu'elle n'a pas exécutée. Si sa fille aînée est en situation régulière sur le territoire français et que sa fille cadette a été scolarisée en seconde puis en première au titre des années scolaires 2018-2019 et 2019-2020, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'elles sont toutes deux de nationalité italienne et que sa fille cadette a passé en Italie les dix-sept premières années de sa vie. Par ailleurs, si son époux se trouve désormais en France, il ressort des pièces du dossier qu'il s'y trouve en situation irrégulière et ne justifie pas, par la production d'un contrat à durée déterminée en qualité d'agent de service pour une durée de deux semaines en mars 2022, d'une intégration particulière. Ainsi, en considérant que Mme B ne justifiait ni de motifs exceptionnels ni de circonstances humanitaires lui donnant droit à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation de la requérante.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-marocain signé le 9 octobre 1987 : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an, renouvelable et portant la mention " salarié ", éventuellement assortie de restrictions géographiques ou professionnelles. / () ". Aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. " Aux termes de l'article R. 5221-17 du code du travail : " La décision relative à la demande d'autorisation de travail mentionnée au I de l'article R. 5221-1 est prise par le préfet. Elle est notifiée à l'employeur ou au mandataire qui a présenté la demande, ainsi qu'à l'étranger. " Aux termes de l'article R. 5221-1 du même code : " I. - Pour exercer une activité professionnelle salariée en France, les personnes suivantes doivent détenir une autorisation de travail lorsqu'elles sont employées conformément aux dispositions du présent code : / 1° Etranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse ; / () / II. - La demande d'autorisation de travail est faite par l'employeur. / () ".

10. Il résulte de l'article 9 précité de l'accord franco-marocain que celui-ci renvoie, sur tous les points qu'il ne traite pas, à la législation nationale, en particulier aux dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour autant qu'elles ne sont pas incompatibles avec les stipulations de l'accord. L'article L. 412-1 du même code, qui subordonne de manière générale la délivrance de toute carte de séjour à la production par l'étranger d'un visa de long séjour, n'étant pas incompatible avec l'article 3 de l'accord franco-marocain, qui ne concerne que la délivrance d'un titre de séjour pour exercer une activité salariée, le préfet peut légalement refuser la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié à un ressortissant marocain au motif qu'il ne justifie pas d'un visa de long séjour.

11. Mme B ne conteste pas ne pas posséder le visa de long séjour exigé pour bénéficier de la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " sur le fondement des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain. Dans ces conditions, quand bien même serait-elle en possession d'un titre de séjour régulier italien, le préfet de la Haute-Garonne n'a commis aucune erreur de droit en relevant qu'elle ne remplissait pas les conditions requises pour être admise au séjour en application de ces stipulations.

12. Il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet de la Haute-Garonne a examiné, au titre de son pouvoir discrétionnaire, l'opportunité d'une mesure de régularisation de la situation de Mme B en qualité de salarié. Si cette dernière justifie avoir travaillé en qualité d'agent de service pour les mois de mars à décembre 2019, l'intégralité de l'année 2020, les mois de janvier, février, avril, juin à août, octobre et novembre 2021 et les mois de janvier à mars 2022, au demeurant sans bénéficier d'une autorisation de travail, ces seules circonstances ne sont pas de nature à caractériser des motifs exceptionnels justifiant que lui soit délivré un titre de séjour. Par suite, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir de régularisation.

13. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. "

14. Il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit précédemment, que si l'une des filles de Mme B vit sur le territoire français de manière régulière, il n'en est pas de même pour son époux, ainsi que pour sa seconde fille, mineure au moment de son arrivée en France mais devenue majeure à la date de la décision attaquée. Par ailleurs, Mme B, qui est entrée en France à l'âge de quarante-six ans, après avoir passé la majeure partie de sa vie au Maroc puis en Italie, et bénéficie d'un titre de séjour longue durée - UE d'une durée illimitée délivrée par les autorités italiennes en 2010, n'établit pas, par les éléments qu'elle produit au soutien de sa demande, avoir établi le centre de ses intérêts en France. En tout état de cause, la seule présence de manière régulière de l'une de ses filles sur le territoire français ne lui confère pas un droit à la délivrance d'un titre de séjour. Dans ces circonstances, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme B une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision attaquée a été édictée et n'a ainsi ni violé les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

16. Les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B étant rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent l'être également.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par Mme B au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B, à Me Sadek et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Cherrier, présidente,

Mme Sarraute, première conseillère,

Mme Douteaud, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.

La rapporteure,

N. SARRAUTELa présidente,

S. CHERRIER

La greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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