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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2203515

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2203515

jeudi 7 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2203515
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSELARL BANGOURA AVOCAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 mai 2022, Mme A D, agissant en sa qualité de représentante légale de sa fille B D, représentée par Me Bangoura, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 29 novembre 2021 par laquelle le directeur du lycée professionnel Elisabeth et Norbert Casteret a interdit à sa fille l'accès à l'établissement scolaire jusqu'à sa comparution devant le conseil de discipline ;

2°) d'annuler la décision du 11 mars 2022 par laquelle le recteur de l'académie de Toulouse a exclu définitivement sa fille du lycée professionnel Elisabeth et Norbert Casteret ;

3°) de mettre à la charge du recteur de l'académie de Toulouse une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant éviction temporaire de l'établissement :

- elle est entachée d'un vice de forme dès lors qu'elle n'est pas motivée ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle n'est pas prévue par le règlement intérieur de l'établissement scolaire ;

- elle est disproportionnée ;

S'agissant de la décision portant exclusion définitive de l'établissement :

- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors que la proviseure de l'établissement s'est opposée à la communication par voie postale du dossier préparatoire au conseil de discipline en méconnaissance de l'article 2 du règlement intérieur de l'établissement, du principe de loyauté des débats et du principe du contradictoire ;

- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors que le conseil de discipline a été influencé par des faits étrangers au motif de sa convocation ;

- elle est fondée sur des faits matériellement inexacts ;

-elle est entachée d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mai 2023, le recteur de l'académie de Toulouse conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors qu'elle tend à obtenir l'annulation d'une décision qui a été effacée de l'ordonnancement juridique à la suite de l'exercice d'un recours administratif préalable obligatoire ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 5 juin 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 5 juillet 2023 à 12h.

Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 avril 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Cuny,

- et les conclusions de M. Déderen, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. En septembre 2021, B D a été scolarisée au lycée professionnel Elisabeth et Norbert Casteret à Saint Gaudens. Par un courrier du 29 novembre 2021, le directeur de l'établissement scolaire l'a informé de la prise d'une décision portant éviction de l'établissement à titre conservatoire et de l'engagement d'une procédure disciplinaire à son encontre. Par une décision du 14 décembre 2021, le conseil de discipline a prononcé son exclusion définitive et sans sursis de l'établissement scolaire. Saisi d'un recours hiérarchique, le recteur de l'académie de Toulouse a, par une décision du 11 mars 2022, confirmé la sanction prise à l'égard de l'élève B. Par la présente requête, Mme D, agissant en sa qualité de représentante légale de sa fille B, doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 29 novembre 2021 par laquelle le directeur du lycée professionnel Elisabeth et Norbert Casteret lui a interdit l'accès à l'établissement scolaire jusqu'à sa comparution devant le conseil de discipline et la décision du 11 mars 2022 par laquelle le recteur de l'académie de Toulouse a exclu définitivement sa fille B de son lycée.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

2. Le recteur de l'académie de Toulouse soutient que la requête est irrecevable dès lors qu'elle tend à obtenir l'annulation d'une décision qui a été effacée de l'ordonnancement juridique à la suite de l'exercice d'un recours administratif préalable obligatoire. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que les conclusions à fin d'annulation de la requête sont dirigées, d'une part, contre la décision par laquelle le directeur du lycée professionnel Elisabeth et Norbert Casteret a interdit à l'élève B l'accès à l'établissement jusqu'à ce qu'une sanction disciplinaire soit prise à son encontre et, d'autre part, contre la décision d'exclusion définitive prise par le recteur de l'académie de Toulouse. Par suite, la fin de non-recevoir doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 29 novembre 2021 portant éviction temporaire de l'établissement scolaire :

3. Aux termes de l'article L 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. "

4. Les décisions par lesquelles le chef d'un établissement scolaire interdit, à titre conservatoire, l'accès à l'établissement à un élève en attendant la comparution de celui-ci devant le conseil de discipline sont au nombre de celles qui constituent une mesure de police au sens des dispositions précitées et doivent être, par suite, motivées. En s'abstenant de préciser les considérations de fait qui fondent sa décision, le directeur du lycée professionnel Elisabeth et Norbert Casteret n'a pas satisfait aux exigences de l'article L. 211-5 précité. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation en fait doit être accueilli.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 29 novembre 2021 par laquelle le directeur du lycée professionnel Elisabeth et Norbert Casteret a interdit à l'élève B l'accès à l'établissement scolaire jusqu'à sa comparution devant le conseil de discipline doivent être accueillies. Par suite, cette décision est annulée.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision portant exclusion définitive de l'établissement scolaire :

6. En premier lieu, d'une part, aux termes du paragraphe I de l'article R. 511-13 du code de l'éduction : " Dans les collèges et lycées relevant du ministre chargé de l'éducation, les sanctions qui peuvent être prononcées à l'encontre des élèves sont les suivantes : () 6° L'exclusion définitive de l'établissement ou de l'un de ses services annexes () ". Aux termes de l'article R. 511-27 du même code : " Dans les lycées et collèges relevant du ministre chargé de l'éducation, le conseil de discipline est saisi par le chef d'établissement. Il a compétence pour prononcer à l'encontre des élèves l'ensemble des sanctions et des mesures mentionnées à l'article R. 511-13 dans les conditions fixées par ce même article. / En cas de partage égal des voix, le président a voix prépondérante. ".

7. D'autre part, aux termes de l'article R. 511-49 du code de l'éducation : " Toute décision du conseil de discipline de l'établissement ou du conseil de discipline départemental peut être déférée au recteur de l'académie, dans un délai de huit jours à compter de sa notification écrite, soit par le représentant légal de l'élève, ou par ce dernier s'il est majeur, soit par le chef d'établissement. Le recteur d'académie décide après avis d'une commission académique. ". Aux termes de l'article D. 511-52 du même code : " Les modalités prévues pour le conseil de discipline de l'établissement ou le conseil de discipline départemental en matière d'exercice des droits de la défense par les articles D. 511-31, D. 511-32 et D. 511-38 à D. 511-40 sont applicables à la commission ainsi que les dispositions du deuxième alinéa de l'article D. 511-42, à l'exception de sa dernière phrase. / La commission émet son avis à la majorité de ses membres. / La décision du recteur intervient dans un délai d'un mois à compter de la date de réception de l'appel. ". Aux termes de l'article R. 511-53 du même code : " La juridiction administrative ne peut être saisie qu'après mise en œuvre des dispositions de l'article R. 511-49 ".

8. Il résulte de ces dispositions, qui organisent un recours administratif préalable obligatoire contre toute décision prononcée par le conseil de discipline d'un établissement scolaire devant le recteur d'académie après avis d'une commission académique, que la procédure suivie devant cette autorité, eu égard à ses caractéristiques, et la décision de cette autorité prononçant une nouvelle sanction, ou décidant qu'il n'y a pas lieu à sanction, se substituent entièrement à la procédure suivie devant le conseil de discipline et à la décision de sanction prise par celui-ci.

9. Dans ces conditions, Mme D ne peut utilement soutenir que la décision du 11 mars 2022 a été prise au terme d'une procédure irrégulière au motif que la procédure suivie devant le conseil de discipline était elle-même irrégulière. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance du principe du contradictoire, des droits de la défense, du principe de loyauté des débats et du règlement intérieur de l'établissement scolaire ne peuvent qu'être écartés.

10. En second lieu, aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'éducation : " Les obligations des élèves consistent dans l'accomplissement des tâches inhérentes à leurs études ; elles incluent l'assiduité et le respect des règles de fonctionnement et de la vie collective des établissements. ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Le règlement intérieur, adopté par le conseil d'administration, définit les droits et les devoirs de chacun des membres de la communauté éducative. Il rappelle les règles de civilité et de comportement. Il détermine notamment les modalités selon lesquelles sont mis en application : () 3° Le devoir de tolérance et de respect d'autrui dans sa personnalité et dans ses convictions ; 4o Les garanties de protection contre toute agression physique ou morale et le devoir qui en découle pour chacun de n'user d'aucune violence () ". Aux termes de l'article R. 421-10 du même code : " En qualité de représentant de l'État au sein de l'établissement, le chef d'établissement () est tenu, dans les cas suivants, d'engager une procédure disciplinaire, soit dans les conditions prévues à l'article R. 421-10-1, soit en saisissant le conseil de discipline : a) Lorsque l'élève est l'auteur de violence verbale à l'égard d'un membre du personnel de l'établissement ; b) Lorsque l'élève commet un acte grave à l'égard d'un membre du personnel ou d'un autre élève () ". Aux termes du règlement intérieur du Lycée professionnel Elisabeth et Norbert Casteret : " () l'élève devra en classe : () respecter les locaux et le matériel prévu pour l'enseignement (). En dehors de la classe l'élève doit manifester, vis-à-vis des autres élèves, et de l'ensemble des personnels, le même savoir-être : respecter toutes les personnes, () respecter les biens et les équipements collectifs () ". Aux termes du paragraphe I de l'article R. 511-13 du code de l'éduction : " Dans les collèges et lycées relevant du ministre chargé de l'éducation, les sanctions qui peuvent être prononcées à l'encontre des élèves sont les suivantes : () 6° L'exclusion définitive de l'établissement ou de l'un de ses services annexes () ".

11. Si Mme D soutient que la décision prise le 14 décembre 2021 par le conseil de discipline est entachée de plusieurs erreurs de fait au motif que sa fille, B, n'a jamais fait preuve d'insolence à l'égard d'une conseillère principale d'éducation (CPE) le jeudi 25 novembre 2021, ni de violences à l'égard du matériel (tables et portes), de menaces et intimidations, d'insolences à l'égard d'un professeur, d'insultes à l'attention des élèves et des professeurs à la fin du cours d'anglais du 26 novembre 2021 à 15h00 et est entachée d'une erreur d'appréciation, de tels moyens sont inopérants dès lors que la décision du 11 mars 2022 prise par le recteur de l'académie de Toulouse s'est substituée à celle prise par le conseil de discipline.

12. En tout état de cause, d'une part, il ressort des pièces du dossier, et notamment de la fiche d'incident rédigée le 25 novembre 2021, que, lors de son entretien avec la CPE après que l'élève B ait été exclue de l'établissement scolaire durant cinq jours, cette dernière ne s'est pas bornée, contrairement à ce qu'elle soutient, à refuser de dialoguer avec la CPE à propos des conditions de son retour, mais a quitté la pièce alors même que la CPE lui adressait la parole et a rejoint sa chambre dont elle a claqué très fortement la porte. En outre, il ressort notamment des deux fiches d'incident et des deux témoignages d'élèves, que, le 26 novembre 2021, lors d'un cours d'anglais, l'élève B a adopté un comportement agressif et menaçant à l'encontre de certains de ses camarades et des professeurs alors que ceux-ci tentaient d'apaiser un conflit généré par une simple confusion à propos de la salle où ce cours devait se tenir. Durant cet incident, l'élève B a également fait preuve de violences à l'égard du matériel, en claquant violemment les portes et en déplaçant une table. Enfin, durant le conseil de discipline et ainsi qu'il en ressort du procès-verbal, l'élève B a reconnu, à propos des événements survenus les 25 et 26 novembre 2021, " avoir été insolente, avoir donné un coup de genou dans une table, qu'elle était énervée ". En conséquence, le moyen tiré des erreurs de fait entachant la sanction disciplinaire ne peut qu'être écarté.

13. D'autre part, il ressort notamment de l'exposé des faits réalisé par le chef d'établissement lors du conseil de discipline, que, postérieurement à la rentrée scolaire, l'élève B a adopté un comportement non conforme au règlement intérieur, en recherchant la confrontation avec les adultes, en ayant adopté une attitude très dissipée et bruyante, en ayant été très insolente à l'égard des personnels et été fréquemment au centre des disputes. Ainsi, selon le récapitulatif " punitions, sanctions, incidents " édité le 5 décembre 2021, l'élève B a fait l'objet d'une exclusion temporaire de l'établissement pour une durée de cinq jours le 10 novembre 2021 en raison de son comportement inadapté. Il y est mentionné qu'elle a contribué, par ses provocations verbales et ses menaces à l'égard d'une élève, à son mal être, qu'elle a gêné le fonctionnement de la classe par son comportement déviant pendant les cours. Cette sanction, qui a été exécutée entre le 15 et le 19 novembre 2021, a été suivie des faits établis supra. Si Mme D soutient qu'aucune mesure de nature éducative n'a effectivement été recherchée préalablement à la mise en œuvre d'une procédure disciplinaire et que les résultats scolaires de sa fille sont globalement corrects, il n'en demeure pas moins que le chef d'établissement était tenu, au regard des faits commis, d'engager une procédure disciplinaire excluant la recherche de mesures de nature éducative, conformément aux dispositions de l'article R. 511-12 précité. Par ailleurs, les résultats scolaires de l'élève B n'ont pas empêché son comportement inapproprié au sein de l'établissement scolaire relevé par le conseil de classe du 1er semestre qui lui a adressé une mise en garde de conduite en raison de ses provocations et de son agressivité en classe. Enfin, la dynamique professionnelle dans laquelle se trouverait l'élève B ne permet pas davantage de caractériser une prise de conscience de celle-ci de l'inadéquation de son comportement dès lors que la convention de stage dont se prévaut la requérante a été signée antérieurement aux incidents précités. Dès lors, au regard de la persistance du comportement adopté par l'élève B, en dépit d'une exclusion temporaire de l'établissement prononcée à son endroit avant la matérialisation des faits ayant donné lieu à la sanction disciplinaire litigieuse, le recteur de l'académie de Toulouse n'a entaché sa décision d'aucune erreur d'appréciation.

14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme D est seulement fondée à demander l'annulation de la décision du 29 novembre 2021 par laquelle le directeur du lycée professionnel Elisabeth et Norbert Casteret lui a interdit l'accès à l'établissement scolaire jusqu'à sa comparution devant le conseil de discipline. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation de la décision du 11 mars 2022 par laquelle le recteur de l'académie de Toulouse l'a exclu définitivement de son lycée doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

15. Il résulte des dispositions de l'article 75 de la loi du 10 juillet 1991, codifiées à l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et les articles 37 et 43 de la même loi, que le bénéficiaire de l'aide juridictionnelle ne peut demander au juge de mettre à la charge, à son profit, de la partie perdante que le paiement des seuls frais qu'il a personnellement exposés, à l'exclusion de la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle confiée à son avocat. Toutefois, l'avocat de ce bénéficiaire peut demander au juge de mettre à la charge de la partie perdante la somme correspondant à celle qu'il aurait réclamée à son client, si ce dernier n'avait obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle, à charge pour l'avocat qui poursuit le recouvrement à son profit de la somme qui lui a été allouée par le juge, de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.

16. D'une part, Mme D n'allègue pas avoir exposé de frais autres que ceux pris en charge par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle totale qui lui a été allouée. D'autre part, l'avocat de Mme D n'a pas demandé que lui soit versée par le recteur de l'académie de Toulouse la somme correspondant aux frais exposés qu'il aurait réclamée à son client si ce dernier n'avait bénéficié d'une aide juridictionnelle totale. Dans ces conditions, les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit mis à la charge de du recteur de l'académie de Toulouse une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 29 novembre 2021 par laquelle la proviseure du lycée professionnel Elisabeth et Norbert Castaret a interdit l'accès à B D à l'établissement scolaire jusqu'à sa comparution devant le conseil de discipline est annulée.

Article 2 : Le surplus des conclusions est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et à la ministre de l'éducation nationale.

Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Toulouse et au chef d'établissement du lycée professionnel Elisabeth et Norbert Castaret.

Délibéré après l'audience du 24 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Clen, président,

Mme Cuny, conseillère,

Mme Lejeune, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2024.

La rapporteure,

L. CUNY

Le président,

H. CLENLa greffière,

S. SORABELLA

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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