jeudi 12 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2203565 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SABATTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 juin 2022, Mme C D, représentée par Me Guyon, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 avril 2022 de rejet de sa demande de congé de formation professionnelle ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Toulouse de faire droit à la demande de congé de formation professionnelle et d'accomplir les démarches nécessaires pour procéder à son inscription pour la rentrée 2022 à titre subsidiaire, d'enjoindre au centre hospitalier de Toulouse le réexamen de sa situation, sous astreinte de 400 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Toulouse la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mars 2023, le centre hospitalier universitaire de Toulouse, représenté par Me Sabatté, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ".
2. Si Mme D soutient que la décision dont elle demande l'annulation constitue une décision de rejet de sa demande de congé formation, il ressort des pièces du dossier et des termes de cette décision du 22 avril 2022 que le centre hospitalier universitaire de Toulouse a seulement refusé d'instruire sa demande de congé de formation professionnelle aux motifs qu'elle était placée en congé maladie lors de sa demande et qu'elle ne satisfaisait pas l'obligation vaccinale qui lui incombait.
3. En premier lieu, Mme B A, signataire de la décision attaquée, en sa qualité de directrice adjointe au sein du pôle ressources humaines et soins du centre hospitalier universitaire de Toulouse, bénéficie d'une délégation de signature pour les courriers, décisions, conventions et documents de toute nature se rapportant aux attributions de cette direction, régulièrement publiée le 2 février 2022, au recueil des actes administratifs spécial. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée est manifestement infondé.
4. En deuxième lieu, les moyens tirés des erreurs de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation contre la décision attaquée, qui a eu pour objet de refuser d'instruire la demande de congé de formation professionnelle de Mme D, sont inopérants.
5. En troisième lieu, la requérante soutient que la décision serait entachée d'une erreur de qualification juridique des faits en ce qu'elle se fonde sur le fait que la requérante ne satisfait pas l'obligation vaccinale lui incombant. Toutefois ce moyen n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
6. Enfin, la seule circonstance invoquée par Mme D qu'elle disposerait d'un certificat de rétablissement d'une durée de validité de six mois est manifestement insusceptible de venir au soutien du moyen tiré de ce que le motif de la décision tenant à ce que Mme D ne satisfait pas l'obligation vaccinale est entachée d'une erreur de fait.
7. Par suite, le délai de recours juridictionnel étant expiré, il y a lieu, par application des dispositions de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, de rejeter la requête en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C D et au centre hospitalier universitaire de Toulouse.
Fait à Toulouse, le 12 décembre 2024.
La présidente de la 2ème chambre,
B VISEUR-FERRÉ
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins, en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
N°2203565
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026