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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2205666

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2205666

mardi 10 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2205666
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. B C contestant les décisions implicites de rejet du ministre de la transition écologique relatives à son indemnité spécifique de service (ISS) pour 2020 et à son régime indemnitaire (RIFSEEP) pour 2021. Le requérant soutenait que ces décisions méconnaissaient les dispositions du décret n° 2003-799 du 25 août 2003 et du décret n° 2014-513, notamment en raison de notifications tardives et d'une erreur d'appréciation sur son coefficient de modulation individuelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. C, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des requêtes, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I - Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2022, M. B C, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires a rejeté sa demande, présentée le 20 mai 2022, de réexamen du coefficient de modulation individuelle fondant la dotation finale d'indemnité spécifique de service pour l'année 2020 fixée par une décision du 14 mars 2022 ;

2°) d'enjoindre à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention de fixer, au titre de l'année 2020, son coefficient de modulation individuelle à 1,00 et son indemnité spécifique de service à 15 662 euros, et de lui verser une somme d'argent correspondant à la différence entre le montant de l'IFSE qu'il a perçu et celui qu'il aurait dû percevoir au titre de l'année 2020, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.

Il soutient que :

- la décision du 14 mars 2022 méconnaît les dispositions de l'article 1er du décret n° 2003-799 du 25 août 2003 relatif à l'indemnité spécifique de service allouée aux ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts et aux fonctionnaires des corps techniques de l'équipement, dès lors que le coefficient de modulation individuelle et la dotation finale de l'indemnité spécifique de service au titre de l'année 2020 aurait dû intervenir au plus tard le 31 décembre 2021 ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 55 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984, et l'article 16 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010, dès lors que son coefficient de modulation individuelle n'a pas été fixé en tenant compte de sa seule manière de servir ; sa manière de servir a été jugée satisfaisante, comme en atteste son compte-rendu d'entretien professionnel ; seule la manière de servir doit être prise en compte pour déterminer le coefficient de modulation individuelle ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que le coefficient de modulation individuelle qui lui a été notifié correspond à un niveau inférieur à la moyenne de son grade et au regard de sa manière de servir ;

- elle est entachée d'erreur de droit, dès lors qu'elle méconnaît le cadre règlementaire applicable à l'attribution du coefficient de modulation individuelle au titre de l'indemnité spécifique de service ;

- elle méconnaît le principe d'égalité, dès lors que les ingénieurs promus divisionnaires en 2021 se sont vu appliquer automatiquement un coefficient de modulation individuelle égal à 1, tandis que le coefficient de modulation individuelle qui lui a été attribué en 2018 lors de sa promotion au grade de divisionnaire était de 0,85 ;

- son coefficient de modulation individuelle au titre de l'indemnité de service spécifique pour l'année 2020, doit a minima correspondre à la moyenne de son grade (1,01) ou au coefficient de modulation individuelle attribué aux ingénieurs des travaux publics de l'Etat promu au grade de divisionnaire au titre de l'année 2021.

La requête a été communiquée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, qui n'a pas produit de mémoire, en dépit de la mise en demeure de présenter des observations en défense qui lui a été adressée le 15 juin 2023.

La clôture de l'instruction est intervenue le 20 novembre 2023.

II - Par une requête, enregistrée le 27 septembre 2022, M. B C demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires a rejeté sa demande, présentée le 20 mai 2022, de réexamen de son régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP) au titre de l'année 2021, fixée par une décision du 14 mars 2022 ;

2°) d'enjoindre à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention de fixer, de fixer le montant de son IFSE au titre de l'année 2021 à 25 828,72 euros dont 6 266,88 euros de prime informatique, et de lui verser une somme d'argent correspondant à la différence entre le montant de l'IFSE qu'il a perçu et celui qu'il aurait dû percevoir au titre de l'année 2021, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.

Il soutient que :

- la décision du 14 mars 2022 méconnaît les termes de la note de gestion n° NOR : TREK2100744N du 29 décembre 2020, dès lors que le montant de l'indemnité spécifique de service (ISS) qui lui a été attribué au titre de l'année 2020 ne lui a pas été notifié avant la fin de l'année 2021 ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 4 du décret n° 2014-513 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat, dès lors que la notification du complément indemnitaire annuel au titre de l'année 2021, aurait dû intervenir au plus tard le 31 décembre 2021 ;

- elle méconnaît l'objectif à valeur constitutionnelle d'accessibilité, de clarté et d'intelligibilité de la norme ainsi que le principe de sécurité juridique ;

- elle est entachée d'illégalité, dès lors que les montants de son RIFSEEP au titre de l'année 2021 lui ont été notifiés le 30 mars 2022 en même temps que son coefficient final de modulation individuelle et sa dotation finale d'ISS au titre de l'année 2020 ;

- elle méconnaît les déterminants fixés dans la décision du 10 novembre 2021 ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa manière de servir et du principe d'égalité de traitement des agents publics, dès lors que, les ingénieurs promus divisionnaires en 2021 se sont vu appliquer automatiquement un coefficient de modulation individuelle égal à 1, tandis que le coefficient de modulation individuelle qui lui a été attribué en 2018 lors de sa promotion au grade de divisionnaire était de 0,85, et que l'administration a maintenu le taux de son CMI en dessous de 1, alors qu'elle avait pris l'engagement d'examiner la situation des ingénieurs des travaux publics de l'État promus au cours de l'année 2020 par rapport aux règles dont ils auraient pu bénéficier si leur promotion était intervenue au cours de l'année 2021 ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 3 du décret n° 2021-1681 du 16 décembre 2021, dès lors qu'elle fait référence à des montants de prime de service et de rendement (PSR) au titre de l'année 2021 alors que les ingénieurs des travaux publics de l'État ont été exclus du bénéfice de cette prime à compter du 1er janvier 2021 ;

- il aurait dû se voir attribuer un montant d'IFSE de 25 828,72 euros au lieu de 24 515,13 euros au titre de l'année 2021.

La requête a été communiquée au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, qui n'a pas produit de mémoire, en dépit de la mise en demeure de présenter des observations en défense qui lui a été adressée le 15 juin 2023.

La clôture de l'instruction est intervenue le 20 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n° 2003-799 du 25 août 2003 ;

- le décret n° 2005-631 du 30 mai 2005 ;

- le décret n° 2009-1558 du 15 décembre 2009 ;

- le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 ;

- le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 ;

- le décret n° 2021-1681 du 16 décembre 2021 ;

- l'arrêté du 25 août 2003 fixant les modalités d'application du décret n° 2003-799 du 25 août 2003 relatif à l'indemnité spécifique de service allouée aux ingénieurs des ponts et chaussées et aux fonctionnaires des corps techniques de l'équipement ;

- l'arrêté du 15 décembre 2009 fixant les montants des primes de service et de rendement allouées à certains fonctionnaires relevant du ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat ;

- l'arrêté du 5 novembre 2021 portant application au corps des ingénieurs des travaux publics de l'État et aux emplois d'ingénieur en chef des travaux publics de l'État du 1er groupe et du 2e groupe des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'État ;

- la décision n° 458036 du Conseil d'État statuant au contentieux du 23 décembre 2022 ;

- la décision n° 459766 du Conseil d'État statuant au contentieux du 31 octobre 2023 ;

- la note de gestion interministérielle n° NOR : TREK2100744N du 29 décembre 2020 relative à la prime de service et de rendement (PSR) et à l'indemnité spécifique de service (ISS) versées aux fonctionnaires des corps techniques en poste au ministère de la transition écologique (MTE), au ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (MCTRCT) et au ministère de la mer (MM) ;

- la note de gestion interministérielle n° NOR : TREK2124204N du 3 août 2021 relative à la mise en œuvre du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP) pour les agents des MTE/MCTRCT/MM ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Soddu ;

- et les conclusions de Mme Nègre-Le-Guillou, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, a été promu ingénieur divisionnaire des travaux publics de l'Etat, selon ses déclarations, au 1er octobre 2018. Il exerce depuis 2020 les fonctions de chef de projet maitrise d'ouvrage transformation numérique au sein de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) Occitanie. Par deux courriers du 20 mai 2022, M. C a formé un recours hiérarchique contre les deux décisions du 14 mars 2022 par lesquelles le directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement Occitanie a fixé son coefficient de modulation individuelle (CMI) à 0,9 au titre de l'indemnité spécifique de service (ISS) pour l'année 2020 et lui a attribué une indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) de 24 515, 13 euros au titre de l'année 2021. Par les présentes requêtes, M. C doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler les décisions du 14 mars 2022, ensemble les décisions implicites de rejet nées du silence gardé sur ses recours du 20 mai 2022.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n° 2205666 et n° 2205690 susvisées concernent la situation d'un même fonctionnaire, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur l'acquiescement aux faits :

3. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant. "

4. En dépit des lettres du 15 juin 2023 mettant en demeure le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires de produire des observations, celui-ci s'est abstenu de produire une défense avant la date de clôture de l'instruction fixée au 20 novembre 2023. Le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires est donc réputé avoir acquiescé aux faits exposés dans la requête de M. C. Il appartient seulement au juge administratif de se prononcer sur les moyens de droit que soulève l'examen de l'affaire et de vérifier que l'inexactitude des faits exposés dans les mémoires du requérant ne ressort d'aucune pièce du dossier.

Sur l'étendue des litiges :

5. Les recours de M. C introduit contre les décisions implicites de rejet nées du silence gardé sur ses demandes du 20 mai 2022 doivent nécessairement être regardés comme dirigés contre les deux décisions du 14 mars 2022 portant notification, du coefficient de modulation individuelle au titre de l'indemnité spécifique de service pour l'année 2020 et de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) d'un montant de 24 515, 13 euros au titre de l'année 2021.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision 14 mars 2022 fixant le coefficient de modulation individuelle au titre de l'indemnité de service pour l'année 2020 :

6. En premier lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 25 août 2003 relatif à l'indemnité spécifique de service allouée aux ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts et aux fonctionnaires des corps techniques de l'équipement, dans sa version modifiée par le décret du 16 décembre 2021 modifiant divers décrets relatifs au régime indemnitaire des corps et emplois techniques relevant du ministère de la transition écologique : " Les ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts et les fonctionnaires des corps techniques de l'équipement, ingénieurs des travaux publics de l'Etat, techniciens supérieurs du développement durable, dessinateurs, experts techniques des services techniques bénéficient, dans la limite des crédits ouverts à cet effet, d'une indemnité spécifique de service.() / Cette indemnité leur est versée par leur administration d'emploi l'année civile suivant celle correspondant au service rendu par les agents concernés. () / L'année 2020 constitue la dernière année d'acquisition de droit à l'indemnité spécifique de service. () Les droits à l'indemnité spéciale correspondant au service rendu par les agents concernés au titre de l'année 2020 sont versés à parts égales sur six années à compter de l'année 2022. () ". Le décret du 10 mars 2022 modifiant le décret n° 2003-799 du 25 août 2003 relatif à l'indemnité spécifique de service allouée aux ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts et aux fonctionnaires des corps techniques de l'équipement a corrigé une erreur de plume et remplacé " l'indemnité spéciale " mentionnée à l'article 1er du décret du 25 août 2003 par " l'indemnité spécifique de service ". Aux termes de l'article 1er du décret du 25 août 2003, dans sa version modifiée par l'article 2 du décret du 31 octobre 2022 modifiant le décret n° 2003-799 du 25 août 2003 relatif à l'indemnité spécifique de service allouée aux ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts et aux fonctionnaires des corps techniques de l'équipement : " () / Les droits à l'indemnité spécifique de service correspondant au service rendu par les agents concernés au titre de l'année 2020 sont versés intégralement au plus tard le 31 décembre 2022, déduction faite des montants déjà payés. () ".

7. La circonstance que la décision attaquée aurait été tardivement notifiée à M. C, soit après le 31 décembre 2021, n'a en tout état de cause aucune incidence sur sa légalité, alors que les dispositions précitées n'ont ni pour objet ni pour effet de dessaisir l'administration lorsque le montant des primes n'a pas été arrêté avant l'échéance prévue pour leur versement, laquelle était au demeurant prévue au 31 décembre 2022. Par suite, ce moyen doit être écarté.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa version applicable au litige : " Les fonctionnaires ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant le traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire. Les indemnités peuvent tenir compte des fonctions et des résultats professionnels des agents ainsi que des résultats collectifs des services. () ". Aux termes de l'article 55 de loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat : " () l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires se fonde sur un entretien professionnel annuel conduit par le supérieur hiérarchique direct. ()". ". Aux termes de l'article 7 du décret du 25 août 2003 relatif à l'indemnité spécifique de service allouée aux ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts et aux fonctionnaires des corps techniques de l'équipement : " Les montants de l'indemnité spécifique de service susceptibles d'être servis peuvent faire l'objet de modulation pour tenir compte des fonctions exercées et de la qualité des services rendus () ". Aux termes de l'article 16 du décret du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'État : " Lorsque des régimes indemnitaires prévoient une modulation en fonction des résultats individuels ou de la manière de servir, ces critères sont appréciés par le chef de service au vu du compte rendu de l'entretien professionnel. "

9. Il résulte des dispositions précitées que M. C n'est pas fondé à soutenir que son coefficient de modulation individuelle aurait dû être fixé en se fondant sur sa seule manière de servir.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 25 août 2003 fixant les modalités d'application du décret du 25 août 2003 relatif à l'indemnité spécifique de service allouée aux ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts et aux fonctionnaires des corps techniques de l'équipement : " Les coefficients de modulation individuelle prévus à l'article 7 du décret du 25 août 2003 susvisé sont fixés dans les conditions suivantes : / Ingénieur divisionnaire des travaux publics de l'Etat et ingénieur des travaux publics de l'Etat hors classe : - modulation individuelle par rapport au taux moyen : 73,5 % (à) 122,5% () ".

11. Il résulte de la combinaison des dispositions citées aux points 6, 8 et 10 que le montant de l'indemnité spécifique de service peut être modulée sur la base d'un coefficient de modulation individuelle tenant compte des fonctions exercées et de la qualité des services rendus par l'agent, laquelle est appréciée au vu de son compte rendu d'entretien professionnel au titre de l'année concernée.

12. En outre par une note de gestion du 29 décembre 2020, publiée au bulletin officiel de la transition écologique et de la cohésion des territoires, de la transition énergétique et de la mer du 19 janvier 2021, la ministre de la transition écologique, la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales et la ministre de la mer ont, dans l'exercice de leurs prérogatives d'organisation des services placés sous leur autorité, précisé, pour l'année 2020, les modalités de gestion indemnitaire des corps techniques des ministères de la transition écologique, de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, et de la mer, bénéficiaires de la prime de service et de rendement (PSR) et de l'ISS. Selon les termes du point II. C et D. de cette note de gestion, relatifs aux modalités de calcul de la dotation annuelle d'ISS et aux dispositions de gestion liées au CMI, les différents paramètres qui interviennent dans le calcul du montant annuel de l'ISS pour chaque catégorie de bénéficiaires comprennent () le taux de CMI. Ce coefficient est au minimum de 0,735 et au maximum de 1, 1225 pour les divisionnaires des travaux publics de l'Etat et le coefficient moyen cible est de 1,01 pour l'ensemble des groupes d'harmonisation.

13. Il ressort des pièces du dossier que le coefficient de modulation individuelle de M. C a été fixé à 0,9 au titre de l'année 2019 et que son compte rendu d'entretien professionnel au titre de l'année 2020, indique qu'il a réalisé les missions qui lui ont été confiées et se caractérise par un niveau " maîtrise " sur six compétences professionnelles, et un niveau " expert " pour une compétence. Par ailleurs, il ressort du même compte rendu, que M. C n'exerce pas de compétences managériales, que sur les trois objectifs, un a été atteint, deux ont été partiellement atteints, que la crise sanitaire justifie l'un de ses objectifs partiellement atteints. Si le requérant, qui ne peut utilement se prévaloir d'un droit à la fixation d'un taux de CMI correspondant à la " valeur () moyenne " des taux de CMI attribués aux agents de son grade, soutient que l'administration aurait ainsi maintenu son CMI " en dessous de 1 sans que (s)a manière de servir ne le justifie ", la seule production du compte-rendu de son entretien professionnel (CREP) au titre de l'année 2020, établi le 29 juin 2021, ne suffit pas à démontrer que le CMI qui lui a ainsi été attribué reposerait sur une appréciation manifestement erronée de sa manière de servir au titre de cette même année 2020. À cet égard, et contrairement à ce que soutient le requérant, la fixation d'un taux de CMI à 1 ne constitue pas la norme. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision du 14 mars 2022 fixant son coefficient de modulation individuelle à 0, 9 au titre de l'année 2020 méconnait les dispositions relatives à l'attribution du coefficient de modulation individuelle au titre de l'indemnité spécifique de service. Pour les mêmes motifs, le requérant n'est pas fondé à soutenir que cette décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, sans qu'ait d'incidence la fixation de la moyenne budgétaire de 1, 01 qui n'établit pas, à elle seule la valeur moyenne des coefficients de modulation individuelle effectivement attribués aux agents concernés.

14. En quatrième lieu, dès lors que le principe d'égalité de traitement ne peut être invoqué que pour des agents appartenant à un même corps ou à un même cadre d'emploi qui sont placés dans une situation identique, M. C ne peut utilement se prévaloir du document d'information du 30 novembre 2021 émanant des ministères de la transition écologique, de la cohésion des territoires et de la mer, intitulé " Bascule au RIFSEEP des corps techniques - Foire aux questions (version du 30 novembre 2021 ", pour soutenir que le cadre réglementaire appliqué par le ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires ainsi que ses modalités de mise en œuvre méconnaitraient le principe d'égalité de traitement entre les agents promus divisionnaires en 2021 et ceux qui ont été promus antérieurement. En effet, s'il ressort des termes de ce document que le montant de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) applicable aux ingénieurs des travaux publics de l'État ayant connu des " promotions " au cours de l'année 2021 " intégrait notamment une " ISS recalculée avec (un) CMI à 1 " ou le " maintien du montant d'ISS antérieur ", il est cependant constant que le requérant avait été promu au grade d'ingénieur divisionnaire des travaux publics de l'État au cours de l'année 2018, qu'il n'a pas contesté le coefficient de modulation qui lui a été attribué en 2018 dans le cadre de son passage au grade de divisionnaire, ainsi que le coefficient de modulation individuelle qui lui a été attribué au titre de l'année 2019, et qu'il ne se trouve pas placé dans la même situation que les agents ayant été promus au cours de l'année 2021 dès lors qu'il convenait de prévoir des modalités permettant de neutraliser l'effet pénalisant de l'année de décalage de l'ISS. Enfin, s'il ressort des termes de la lettre du 23 novembre 2021 adressée par la ministre de la transition écologique aux secrétaires généraux de trois organisations syndicales que " l'administration a(vait) pris l'engagement d'examiner la situation des agents promus en 2020 par rapport à la règle dont ils auraient pu bénéficier si leur promotion était intervenue en 2021 ", cette seule circonstance n'est pas de nature à établir que le CMI de M. C aurait été fixé en méconnaissance du principe d'égalité de traitement, alors au demeurant que l'administration n'était pas tenue de procéder gracieusement à la revalorisation du régime indemnitaire du requérant et que l'intéressé ne produit aucun élément de nature à établir que sa situation aurait été traitée de manière moins favorable que celles des autres ingénieurs des travaux publics de l'État ayant été promus au cours de l'année 2018. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de la méconnaissance du principe d'égalité de traitement doit être écarté.

15. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 14 mars 2022 lui notifiant son état des droits concernant l'ISS au titre de l'année 2020, ainsi que l'annulation de la décision implicite par laquelle du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires a rejeté son recours hiérarchique formé le 20 mai 2022.

En ce qui concerne la décision 14 mars 2022 fixant les montants annuels du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP) au titre de l'année 2021 :

S'agissant de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise au titre de l'année 2021 :

16. En premier lieu, aux termes de la note de gestion interministérielle du 29 décembre 2020 relative à la prime de service et de rendement (PSR) et à l'indemnité spécifique de service (ISS) versées aux fonctionnaires des corps techniques en poste au ministère de la transition écologique (MTE), au ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (MCTRCT) et au ministère de la mer (MM) : " Lorsque les coefficients de modulation individuelle définitifs ont été validés par le responsable d'harmonisation, les chefs de services, en leur qualité d'autorité hiérarchique des agents, se chargent de transmettre les notifications individuelles de leurs agents. La notification est obligatoire et doit être adressée à chaque agent au plus tard à la fin de l'année N+1 des droits ISS. () ".

17. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, M. C n'est pas fondé à soutenir que la ministre de la transition écologique aurait méconnue les termes du point II. G. de la note de gestion interministérielle du 29 décembre 2020 relative à la PSR et à l'ISS versée aux fonctionnaires des corps techniques en poste au ministère de la transition écologique (MTE), au ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (MCTRCT) et au ministère de la mer (MM). A surplus, aucune disposition législative ou réglementaire ni aucun principe général du droit n'imposait que les montants des primes retenus comme références pour déterminer le montant de l'IFSE attribué aux ingénieurs divisionnaires des travaux publics de l'Etat lors de la première année d'application des dispositions du décret du 20 mai 2014 fasse l'objet d'une notification distincte et préalable à celle du montant de cette indemnité. Par suite, ce moyen doit être écarté.

18. En deuxième lieu, à supposer que M. C ait entendu soutenir que la chronologie des notifications indemnitaires n'a pas été respectée, dès lors que les montants de son RIFSEEP au titre de l'année 2021 lui ont été notifiés avant son coefficient final de modulation individuelle et sa dotation finale d'ISS au titre de l'année 2020, cette seule circonstance n'est, en tout état de cause, pas de nature à démontrer que l'administration se serait abstenue de prendre en compte le montant de l'ISS qui lui a été attribuée au titre de cette même année 2020 pour déterminer celui de l'IFSE au titre de l'année 2021. Par suite, ce moyen doit être écarté.

19. En troisième lieu, M. C soutient que le cadre réglementaire appliqué par le ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires ainsi que ses modalités de mise en œuvre méconnaissent le principe de sécurité juridique, dès lors qu'ils ne garantissent pas l'intelligibilité des règles applicables à chaque agent. Le requérant précise à cet égard que le modèle de notification utilisé par l'administration s'agissant des montants annuels de son RIFSEEP au titre de l'année 2021 manque de clarté, dès lors qu'il ne fait pas clairement apparaître le taux de son coefficient de modulation individuelle (CMI) utilisé pour le calcul de son ISS au titre de l'année 2020. Toutefois, la décision par laquelle l'autorité administrative fixe le montant de l'IFSE attribué à un fonctionnaire de l'Etat n'appartient à aucune catégorie de décision administrative individuelle devant être motivée en application des dispositions combinées des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par ailleurs, le requérant ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de l'objectif à valeur constitutionnelle d'accessibilité, de clarté et d'intelligibilité de la norme à l'encontre d'une décision administrative individuelle, alors au surplus qu'aucune disposition législative ou réglementaire ni aucun principe général du droit n'impose que la décision fixant le montant de l'IFSE attribué à un ingénieur divisionnaire des travaux publics de l'État au titre de l'année 2021, par référence au montant de l'ISS qui lui a été attribué au titre de l'année 2020, mentionne son CMI fixé au titre de cette même année 2020. En outre, M. C, précise également que le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires n'a édicté aucune note de gestion relative à la prime de service et de rendement (PSR) et à l'indemnité spécifique de service (ISS) versée aux fonctionnaires des corps techniques en poste au MTE, au MCTRCT et au MM au titre de l'année 2021 (droits 2020), et pour encadrer les conditions de bascule du régime indemnitaire des ingénieurs des travaux publics de l'État vers le RIFSEEP à compter du 1er janvier 2021. Par ailleurs, si le requérant soutient que l'absence d'édiction de cette note de gestion aurait " supprimé l'obligation de présenter un bilan d'exécution dans les comités techniques locaux " et aurait ainsi privé ses " représentants " de la faculté de " porter à la connaissance du service et du responsable d'harmonisation, toute situation semblable à la (s)ienne ", il ressort des visas de l'arrêté interministériel du 5 novembre 2021, régulièrement publié au Journal officiel de la République française le 10 novembre suivant et accessible tant au juge qu'aux parties, que le comité technique ministériel placé auprès de la ministre de l'écologie avait émis un avis le 29 octobre 2021 préalablement à l'édiction de cet arrêté. Toutefois, aucune disposition législative ou réglementaire ni aucun principe général du droit n'implique que la détermination du montant individuel d'une prime versée à un agent public au titre d'une année doive être précédée de la publication par l'administration d'une note de gestion relative à la campagne annuelle d'attribution de cette prime. Au surplus, ainsi que l'a jugé le Conseil d'État statuant au contentieux dans sa décision n° 459766 du 31 octobre 2023, dès lors que les conditions de bascule d'un régime indemnitaire à l'autre ont été organisées tant par une décision ministérielle du 10 novembre 2021 que par le décret du 16 décembre 2021 modifiant divers décrets relatifs au régime indemnitaire des corps et emplois techniques relevant du ministère de la transition écologique, et compte tenu des modalités d'information des agents sur cette évolution retenues par le ministère, en particulier l'information des organisations syndicales, l'envoi à ces organisations de la décision ministérielle précitée du 10 novembre 2021, la mise à la disposition de tous les agents d'un document de présentation de la réforme et la mise en ligne, sur le site intranet du ministère, d'un espace d'information dédié à l'adhésion au RIFSEEP des corps techniques relevant du ministère de la transition écologique, l'absence d'édiction d'une nouvelle note de gestion ne méconnaît ni l'objectif à valeur constitutionnelle d'intelligibilité et d'accessibilité de la norme, ni le principe de sécurité juridique. Par suite, ce moyen doit être écarté en toutes leurs branches.

20. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article 1er du décret du 15 décembre 2009 relatif à la prime de service et de rendement allouée à certains fonctionnaires relevant du ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, dans sa rédaction applicable jusqu'au 1er janvier 2021 : " I. ' Il est institué, au profit des membres de certains corps () relevant du ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, une prime de service et de rendement, dans les conditions prévues par le présent décret et dans la limite des crédits disponibles. / II. ' La prime de service et de rendement est attribuée () aux fonctionnaires titulaires appartenant aux corps ci-après énumérés : / -ingénieurs des travaux publics de l'Etat ; () ". Selon les termes de l'article 3 du décret du 16 décembre 2021 modifiant divers décrets relatifs au régime indemnitaire des corps et emplois techniques relevant du ministère de la transition écologique, dont les dispositions sont entrées en vigueur le 1er janvier 2021 conformément à l'article 5 du même décret : " Le II de l'article 1er du décret du 15 décembre 2009 susvisé est remplacé par les dispositions suivantes : / " II.- La prime de service et de rendement est attribuée aux fonctionnaires titulaires appartenant aux corps ci-après énumérés : / "-chargés de recherche ; / "-directeurs de recherche. " ".

21. D'autre part, aux termes de l'article 1er du décret du 20 mai 2014 portant création portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat : " Les fonctionnaires relevant de la loi du 11 janvier 1984 susvisée peuvent bénéficier, () d'une indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise () dans les conditions fixées par le présent décret. / Des arrêtés du ministre chargé de la fonction publique, du ministre chargé du budget et, le cas échéant, du ministre intéressé désignent, après avis du comité technique compétent ou du Conseil supérieur de la fonction publique de l'Etat, des corps et emplois bénéficiant de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise () ". Aux termes de l'article 6 de ce même décret : " Lors de la première application des dispositions du présent décret, le montant indemnitaire mensuel perçu par l'agent au titre du ou des régimes indemnitaires liés aux fonctions exercées ou au grade détenu et, le cas échéant, aux résultats, à l'exception de tout versement à caractère exceptionnel, est conservé au titre de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise jusqu'à la date du prochain changement de fonctions de l'agent, sans préjudice du réexamen au vu de l'expérience acquise prévu au 2° de l'article 3. ". Par un arrêté interministériel du 5 novembre 2021, les dispositions du décret du 20 mai 2014 ont été rendues applicables de manière rétroactive, à compter du 1er janvier 2021, au corps des ingénieurs des travaux publics de l'État, auxquels avait été jusqu'alors maintenu un régime indemnitaire propre, composé de l'ISS et de la PSR.

22. Il résulte des dispositions précitées ainsi que de celles citées au point 10, que le montant de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) devant être attribuée aux ingénieurs des travaux publics de l'État au titre de l'année 2021, qui a constitué l'année de première application des dispositions du décret du 20 mai 2014 relatives au régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP) dans la fonction publique de l'État, devait être, en application des dispositions de l'article 6 du même décret, établi sur le fondement du régime indemnitaire dont ils bénéficiaient jusqu'au 31 décembre 2020, composé de l'indemnité spécifique de service (ISS) au titre de l'année 2020, qui constituait la dernière année d'acquisition du droit à cette indemnité, et de la prime de service et de rendement (PSR).

23. Il ressort des pièces du dossier que le montant annuel de l'IFSE attribué à M. C au titre de l'année 2021 a été fixé à 18 247,25 euros, hors prime informatique et que ce montant est supérieur de 241,58 euros à la somme qu'il a perçu au titre de la PSR et de l'ISS attribuée au titre de l'année 2020, respectivement fixée à 4 000,14 euros et 14 005,53 euros.

24. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 13 et 14, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa manière de servir et de la méconnaissance du principe d'égalité de traitement. Par suite, ce moyen doit être écarté.

25. En cinquième et dernier lieu, conformément aux dispositions précitées de l'article 6 du décret du 20 mai 2014, et contrairement à ce que soutient le requérant, dès lors que la PSR lui a bien été versée au cours de l'année 2021, l'administration pouvait légalement en tenir compte pour calculer le montant annuel de son IFSE au titre de cette même année 2021 en dépit de la circonstance que le corps des ingénieurs des travaux publics de l'État a été rétroactivement exclu du bénéfice de la PSR à compter du 1er janvier 2021. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions également précitées de l'article 3 du décret du 16 décembre 2021 doit être écarté.

S'agissant du complément indemnitaire annuel attribué au titre de l'année 2021 :

26. Aux termes de l'article 4 du décret du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat, dans sa version applicable au litige : " Les fonctionnaires mentionnés à l'article 1er peuvent bénéficier d'un complément indemnitaire annuel qui tient compte de l'engagement professionnel et de la manière de servir, appréciée dans les conditions fixées en application de l'article 55 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée./ Il est compris entre 0 et 100 % d'un montant maximal par groupe de fonctions fixé par arrêté du ministre chargé de la fonction publique et du ministre chargé du budget et, le cas échéant, du ministre intéressé. / Le complément indemnitaire fait l'objet d'un versement annuel, en une ou deux fractions, non reconductible automatiquement d'une année sur l'autre. "

27. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article 4 du décret du 20 mai 2014, précité. Par suite, ce moyen doit être écarté.

28. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C à l'encontre des décisions du 14 mars 2022, ensemble les décisions implicites nées du silence du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires à ses recours hiérarchiques formés le 20 mai 2022, doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.

D E C I D E:

Article 1er : Les requêtes de M. C sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques.

Copie en sera adressée au directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) Occitanie et au préfet de la région Occitanie.

Délibéré après l'audience du 26 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Carotenuto, présidente

Mme Soddu, première conseillère,

Mme Mérard, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 décembre 2024.

La rapporteure,

N. SODDU

La présidente,

S. CAROTENUTO La greffière,

S. BALTIMORE

La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

2, 2205690

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