jeudi 6 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2205956 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL "LA CLE DES CHAMPS" |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 octobre 2022, régularisée le 25 octobre suivant, le groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) des Pierres, représenté par Me Auzuech, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 avril 2022 par lequel le préfet de la région Occitanie a rejeté sa demande d'autorisation d'exploiter un bien agricole de 8,51 ha situé sur le territoire de la commune de Druelle-Balsac ;
2°) d'annuler l'arrêté du 7 avril 2022 par lequel le préfet de la région Occitanie a autorisé le GAEC du Bois d'Enfer à exploiter un bien agricole de 8,51 ha sur le territoire de cette commune ;
3°) d'annuler la décision implicite rejetant son recours gracieux formé contre ces deux arrêtés ;
4°) d'enjoindre au préfet de la région Occitanie de statuer à nouveau sur les demandes d'autorisation d'exploiter en litige, en lui octroyant l'autorisation sollicitée, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Il soutient que :
- les arrêtés attaqués sont insuffisamment motivés ;
- ils sont entachés d'une erreur d'appréciation au regard des critères de priorité retenus, dès lors, notamment, que la demande du GAEC du Bois d'Enfer ne relève pas d'une opération d'installation ;
- ils sont entachés d'une erreur d'appréciation dans l'application des critères de pondération, dès lors, d'une part, que le critère tenant à la contiguïté des parcelles appliqué par le préfet de région n'est que le septième dans l'ordre des critères de départage et, d'autre part, que le GAEC du Bois d'Enfer exploite la parcelle B 688 sans droit ni titre, de telle sorte qu'elle ne peut être considérée comme contiguë à la parcelle B 692 objet de la demande d'autorisation.
Par un mémoire, enregistré le 13 décembre 2022, le GAEC du Bois d'Enfer, représenté par Me Delpont, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge du GAEC des Pierres sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, en raison de sa tardiveté ;
- les conclusions dirigées contre l'arrêté autorisant le GAEC du Bois d'Enfer à exploiter sont irrecevables, faute d'intérêt à agir du GAEC des Pierres ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un mémoire, enregistré le 8 juin 2023, le préfet de la région Occitanie conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par une ordonnance du 8 août 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 septembre suivant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le schéma directeur régional des exploitations agricoles d'Occitanie du 26 mars 2021 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Frindel ;
- et les conclusions de M. Leymarie, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 28 octobre 2021, le groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) des Pierres a déposé une demande d'autorisation d'exploiter un bien agricole de 8,61 ha situé dans le territoire de la commune de Druelle-Balsac (12), propriété de Mme B D, associée dudit groupement. Le 30 novembre 2021, le GAEC du Bois d'Enfer a déposé une demande concurrente, portant sur le même bien. Par deux arrêtés du 7 avril 2022, le préfet de la région Occitanie a, respectivement, rejeté la demande du GAEC des Pierres et fait droit à celle du GAEC du Bois d'Enfer. Le GAEC des Pierres a formé un recours gracieux contre ces arrêtés, qui a été implicitement rejeté. Par sa requête, il demande au tribunal l'annulation des arrêtés du 7 avril 2022, ainsi que de la décision implicite rejetant son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les fins de non-recevoir opposées par le GAEC du Bois d'Enfer :
2. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai ". Aux termes de l'article L. 110-1 de ce code : " Sont considérées comme des demandes au sens du présent code les demandes et les réclamations, y compris les recours gracieux ou hiérarchiques, adressés à l'administration ". Aux termes de l'article L. 112-3 du même code : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception. () ". Aux termes de l'article R. 112-5 du même code : " L'accusé de réception prévu par l'article L. 112-3 comporte les mentions suivantes : / 1° La date de réception de la demande et la date à laquelle, à défaut d'une décision expresse, celle-ci sera réputée acceptée ou rejetée ; () / Il indique si la demande est susceptible de donner lieu à une décision implicite de rejet ou à une décision implicite d'acceptation. Dans le premier cas, l'accusé de réception mentionne les délais et les voies de recours à l'encontre de la décision. () ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 112-6 du même code : " Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis ou ne comporte pas les indications exigées par la réglementation ".
3. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ". Aux termes de l'article R. 421-2 du même code : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. / La date du dépôt de la demande à l'administration, constatée par tous moyens, doit être établie à l'appui de la requête. () ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
4. Le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci en a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières, dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance.
5. La présentation, dans le délai imparti pour introduire un recours contentieux contre une décision administrative, d'un recours administratif, gracieux ou hiérarchique contre cette décision a pour effet d'interrompre ce délai. En cas de silence gardé par l'administration sur le recours administratif, le délai de recours contentieux de droit commun contre la décision administrative contestée recommence à courir dès la naissance d'une décision implicite de rejet du recours administratif lorsque l'autorité administrative a accusé réception de ce dernier recours et que l'accusé de réception comporte les indications prévues à l'article R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration. A défaut, l'intéressé dispose, pour introduire son recours contentieux contre la décision administrative qu'il conteste, à compter du jour où il a eu connaissance de la décision implicite de rejet de son recours administratif, du délai raisonnable découlant de la règle énoncée plus haut.
6. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le GAEC des Pierres a eu connaissance des arrêtés du 7 avril 2022 attaqués, régulièrement revêtus de l'indication des voies et délais de recours, au plus tard à la date figurant sur son recours gracieux, soit le 2 juin 2022. Si le groupement requérant ne verse que la preuve d'envoi à l'administration dudit recours, datée du 3 juin 2022, le préfet de la région Occitanie, qui reconnaît dans ses écritures l'avoir reçu, fait état de la naissance d'une décision implicite de rejet le 8 août 2022. Par suite, l'introduction du recours gracieux susmentionné, qui est intervenue dans le délai de recours contentieux ouvert contre les arrêtés du 7 avril 2022, a été de nature à interrompre le cours de ce délai.
7. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le recours gracieux sus-évoqué ait donné lieu de la part de l'administration à la délivrance d'un accusé de réception comportant les mentions prévues à l'article R. 112-5 précité du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, la requête introduite le 11 octobre 2022, dans le délai raisonnable d'un an, n'est pas tardive. La première fin de non-recevoir opposée par le GAEC du Bois d'Enfer doit donc être écartée.
8. En second lieu, aux termes de l'article L. 331-2 du même code : " I.- Sont soumises à autorisation préalable les opérations suivantes : / 1° Les installations, les agrandissements ou les réunions d'exploitations agricoles au bénéfice d'une exploitation agricole mise en valeur par une ou plusieurs personnes physiques ou morales, lorsque la surface totale qu'il est envisagé de mettre en valeur excède le seuil fixé par le schéma directeur régional des exploitations agricoles () ".
9. Un exploitant qui a demandé une autorisation d'exploiter une ou plusieurs parcelles sur des terres en application des dispositions précitées de l'article L. 331-2 du code rural et de la pêche maritime justifie d'un intérêt lui donnant qualité à agir contre l'autorisation donnée à un autre exploitant d'exploiter des parcelles sur ces terres, même s'il ne s'est porté candidat que pour une partie des parcelles qui font l'objet de l'autorisation.
10. Il ressort des pièces du dossier que le GAEC des Pierres et le GAEC du Bois d'Enfer ont présenté des demandes concurrentes d'exploiter portant sur le même bien foncier, d'une superficie de 8,51 ha. Par suite, et alors en outre que Mme B D, associée exploitante du GAEC des Pierres, est propriétaire de l'intégralité des terres en cause, le groupement requérant justifie d'un intérêt pour contester tant l'arrêté lui refusant l'autorisation sollicitée, que celui autorisant le groupement concurrent à exploiter ces terres. La seconde fin de non-recevoir opposée par le GAEC du Bois d'Enfer doit donc également être écartée.
En ce qui concerne la légalité des décisions attaquées :
11. D'une part, l'article L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime dispose : " () / III.- Le schéma directeur régional des exploitations agricoles établit, pour répondre à l'ensemble des objectifs et orientations mentionnés au I du présent article, l'ordre des priorités entre les différents types d'opérations concernées par une demande d'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2, en prenant en compte l'intérêt économique et environnemental de l'opération. / Les différents types d'opérations concernées par une demande d'autorisation sont l'installation d'agriculteurs, l'agrandissement ou la réunion d'exploitations agricoles et le maintien ou la consolidation d'exploitations agricoles existantes. () ". Aux termes de l'article L. 331-1 du même code : " () / L'objectif principal du contrôle des structures est de favoriser l'installation d'agriculteurs, y compris ceux engagés dans une démarche d'installation progressive. () ". Aux termes de l'article L. 331-3-1 du même code : " L'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2 peut être refusée : 1° Lorsqu'il existe un candidat à la reprise ou un preneur en place répondant à un rang de priorité supérieur au regard du schéma directeur régional des structures agricoles mentionné à l'article L. 312-1 ; () ".
12. Le préfet, saisi de demandes concurrentes d'autorisation d'exploiter portant sur les mêmes terres, doit, pour statuer sur ces demandes, observer l'ordre des priorités établi par le schéma directeur départemental des structures agricoles. Il peut être conduit à délivrer plusieurs autorisations lorsque plusieurs candidats à la reprise relèvent du même rang de priorité et qu'aucun autre candidat ne relève d'un rang supérieur. La circonstance qu'une autorisation ait déjà été délivrée pour l'exploitation de certaines terres ne fait pas obstacle à la délivrance d'une autorisation portant sur les mêmes terres à un agriculteur relevant d'un rang de priorité au moins égal à celui dont relève le titulaire de la première autorisation. Lorsque plusieurs personnes sont autorisées à exploiter les mêmes terres, la législation sur le contrôle des structures des exploitations agricoles est sans influence sur la liberté du propriétaire des terres de choisir la personne avec laquelle il conclura un bail. Cependant, lorsque le schéma directeur prévoit des critères de départage des demandes relevant d'un même rang de priorité, il incombe au préfet de mettre en œuvre les critères de départage ainsi prévus.
13. D'autre part, aux termes de l'article 3 " Ordre de priorités " du SDREA d'Occitanie susvisé : " Les autorisations d'exploiter sont délivrées selon un ordre de priorité établi en prenant en compte : / la nature de l'opération, au regard des objectifs du contrôle des structures et des orientations définies par le présent schéma ; / () / Les demandes d'autorisation préalable d'exploiter sont classées selon les 8 rangs de priorité suivants : / () / 2. Installation individuelle ou en société d'agriculteurs dans des conditions de viabilité économique et répondant aux critères d'obtention de la DJA (âge, conditions de capacité professionnelle telles que définies à l'article D. 343-4, alinéa 4 du code rural et de la pêche maritime, plan d'entreprise), ou installation progressive avec DJA, dans la limite de la surface prévue dans le plan d'entreprise, () ". Le même schéma définit l'installation comme " l'action de s'établir sur une ou plusieurs unités de production constituant une entité juridique et économique autonome et indépendante pour y exercer une activité agricole " et l'installation progressive comme " toute installation faite en plusieurs étapes (durée maximale de 5 ans) conformément au projet approuvé par l'autorité administrative pour atteindre le seuil de viabilité économique requis ".
14. Le préfet de la région Occitanie a classé les demandes du GAEC des Pierres et du GAEC du Bois d'Enfer dans la même opération de rang n°2 " Installation individuelle ou en société d'agriculteurs dans des conditions de viabilité économique et répondant aux critères d'obtention de la DJA, dans la limite de la surface prévue dans le plan d'entreprise ". Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le 30 novembre 2021, date à laquelle le GAEC du Bois d'Enfer a déposé sa demande d'autorisation d'exploiter, l'opération envisagée ne pouvait pas être qualifiée d'installation dans la mesure où M. A E était installé au sein de ce groupement en qualité de jeune agriculteur depuis le 6 mars 2020 au plus tard. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'installation de M. E serait progressive au sens des dispositions précitées, alors même que, selon les dispositions de l'article D. 343-5 du code rural et de la pêche maritime, l'exploitant bénéficiant de la dotation jeune agriculteur (DJA) doit s'engager à respecter les obligations qu'il fixe pendant une durée de quatre ans. Par suite, l'opération projetée par le GAEC du Bois d'Enfer ne constitue pas une installation au sens de la priorité n°2. Il s'ensuit que le groupement requérant est fondé à soutenir que le préfet de la région Occitanie a entaché les arrêtés contestés d'une erreur d'appréciation.
15. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que le GAEC des Pierres est fondé à demander l'annulation des arrêtés du préfet de la région Occitanie du 7 avril 2022, ainsi que, par voie de conséquence, de la décision implicite rejetant son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. () ".
17. L'annulation prononcée par le présent jugement implique que le préfet de la région Occitanie statue à nouveau sur les demandes d'autorisation d'exploiter présentées par les GAEC des Pierres et du Bois d'Enfer. Il y a lieu de lui enjoindre d'y procéder dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du GAEC des Pierres, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande le GAEC du Bois d'Enfer au titre des frais exposés par lui.
19.
D E C I D E :
Article 1er : Les arrêtés du 7 avril 2022 par lesquels le préfet de la région Occitanie a, respectivement, rejeté la demande d'autorisation d'exploiter du GAEC des Pierres et fait droit à celle du GAEC du Bois d'Enfer, et la décision rejetant le recours gracieux formé par le GAEC des Pierres contre ces arrêtés, sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la région Occitanie de statuer à nouveau sur les demandes d'autorisation d'exercer des deux GAEC dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Les conclusions présentées par le GAEC du Bois d'Enfer sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié au groupement agricole d'exploitation en commun des Pierres, au groupement agricole d'exploitation en commun du Bois d'Enfer et à la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie en sera adressée au préfet de la région Occitanie.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Meunier-Garner, présidente,
M. Frindel, conseiller,
Mme Lejeune, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2025.
Le rapporteur,
T. FRINDEL
La présidente,
M.-O. MEUNIER-GARNER
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne à la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026