jeudi 7 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2300085 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | NACIRI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 6 janvier 2023 et le 12 septembre 2023, M. B A, représenté par Me Naciri, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler la décision implicite du 14 novembre 2022 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a rejeté son recours administratif préalable obligatoire contre la décision du 14 septembre 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a refusé totalement le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
3°) d'enjoindre au directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil et de lui verser rétroactivement l'allocation pour demandeur d'asile à compter du 14 septembre 2022, dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, ou à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai ;
4°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement combiné de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou dans l'hypothèse où il ne serait pas admis à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration cette même somme sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors il n'a pas été informé des conditions de refus des conditions matérielles d'accueil, en méconnaissance des articles L. 551-9, L. 551-10 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, faute d'examen de sa situation personnelle et notamment de sa vulnérabilité ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) s'est estimé lié par le fait qu'il a présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile pour lui refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que l'Office français de l'immigration et de l'intégration s'est fondé sur l'avis du médecin coordonnateur pour écarter sa vulnérabilité ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle eu égard à l'ancienneté de sa première demande d'asile et à son état de santé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 février 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 12 septembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 22 septembre 2023.
Un mémoire présenté par Me Naciri et enregistré le 20 septembre 2023 n'a pas été communiqué
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Lucas, rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant mauritanien né le 3 mai 1973, a sollicité le bénéfice de l'asile le 14 septembre 2022. Cette demande a été qualifiée de demande de réexamen au motif qu'il avait déjà formulé une première demande d'asile le 1er juin 1997, définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 4 octobre 1999. Par une décision du 14 septembre 2022, le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a refusé totalement le bénéfice des conditions matérielles d'accueil au motif qu'il a présenté une demande de réexamen. M. A a exercé un recours administratif préalable obligatoire contre cette décision, qui a été implicitement rejeté le 14 novembre 2022.
Sur les conclusions à fin d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Par une décision du 7 juin 2023, postérieure à l'introduction de la requête, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant à son admission à l'aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 232-4 du même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. () ".
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil sont refusées, totalement ou partiellement, au demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : / () / 3° Il présente une demande de réexamen de sa demande d'asile ; / () / La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. / Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur ". Aux termes de l'article D. 551-17 du même code : " () Dans un délai de deux mois à compter de la notification de cette décision, le bénéficiaire peut introduire un recours devant le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux. La décision comporte la mention des voies et délais dans lesquels ce recours peut être formé. / Le directeur général de l'office dispose d'un délai de deux mois pour statuer. A défaut, le recours est réputé rejeté. Toute décision de rejet doit être motivée ".
5. L'institution, par les dispositions précitées, d'un recours administratif préalable obligatoire, a pour effet de laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Il s'ensuit que la décision prise à la suite du recours se substitue nécessairement à la décision initiale et est seule susceptible d'être déférée au juge de la légalité. Il en résulte que les vices propres de la décision initiale ne sauraient être utilement invoqués à l'appui d'un recours contestant la décision rejetant ce recours. Cette substitution ne fait toutefois pas obstacle à ce que soient invoqués à son encontre des moyens tirés de la méconnaissance de règles de procédure applicables à la décision initiale qui, ne constituant pas uniquement des vices propres à cette décision, sont susceptibles d'affecter la régularité de la décision soumise au juge. Par ailleurs, lorsque la décision prise à la suite d'un recours administratif préalable obligatoire est implicite et que le requérant n'en a pas sollicité la communication des motifs en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, elle doit être regardée comme fondée sur les mêmes motifs que la décision initiale.
6. Il résulte de ce qui a été énoncé au point précédent du présent jugement que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision du 14 septembre 2022, qui se rapporte aux vices propres de la décision initiale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, est inopérant. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait demandé la communication des motifs de la décision implicite du 14 novembre 2022 prise sur son recours préalable obligatoire, conformément aux dispositions précitées de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, de telle sorte que le moyen ne peut qu'être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. Dans la mise en œuvre des droits des demandeurs d'asile et pendant toute la période d'instruction de leur demande, il est tenu compte de la situation spécifique des personnes vulnérables. / Lors de l'entretien personnel, le demandeur est informé de sa possibilité de bénéficier de l'examen de santé gratuit prévu à l'article L. 321-3 du code de la sécurité sociale ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. A a bénéficié d'une évaluation de sa vulnérabilité lors d'un entretien réalisé le 14 septembre 2022 par un agent de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. En outre, le médecin coordonnateur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a, dans un avis du 22 septembre 2022, antérieur à la décision prise sur le recours administratif préalable obligatoire formé par le requérant, fixé son niveau de vulnérabilité à 1, ce qui équivaut à une priorité pour un hébergement, sans caractère d'urgence. Le requérant n'est donc pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas fait l'objet d'un entretien destiné à apprécier sa vulnérabilité.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 551-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de sa demande par l'autorité administrative compétente ". Aux termes de l'article L. 551-10 de ce code : " Le demandeur est informé, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend, que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut lui être refusé ou qu'il peut y être mis fin dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 551-15 et L. 551-16 ". Enfin, selon l'article R. 551-23 du même code : " Les modalités de refus ou de réouverture des conditions matérielles d'accueil sont précisées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration lors de l'offre de prise en charge dans une langue que le demandeur d'asile comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend ".
10. Dès lors que l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'a fait aucune offre de prise en charge à M. A à la suite du dépôt de sa demande de réexamen de sa demande d'asile, le requérant ne peut utilement soutenir que l'Office ne lui a pas précisé les modalités de refus des conditions matérielles d'accueil lors d'une telle offre de prise en charge en méconnaissance des dispositions citées au point précédent. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté comme inopérant.
11. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'Office français de l'immigration et de l'intégration se serait estimé en situation de compétence liée pour refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à M. A au seul motif qu'il a présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile, alors qu'il ressort au contraire des pièces du dossier que le requérant a bénéficié d'un entretien de vulnérabilité le 14 septembre 2022 préalablement à la décision lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil et que cette décision mentionne qu'elle a été prise après examen de ses besoins et de sa situation personnelle et familiale. Par suite, ce moyen doit être écarté.
12. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision de refus du bénéfice des conditions matérielles d'accueil à M. A serait fondée sur la circonstance que son niveau de vulnérabilité a été fixé à 1, ce qui équivaut à une priorité pour un hébergement, sans caractère d'urgence, par le médecin coordonnateur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration dans son avis du 22 septembre 2022. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige méconnaît les dispositions des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
13. En sixième et dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A, âgé de quarante-neuf ans à la date de la décision attaquée et célibataire et sans charge de famille sur le territoire français, est dépourvu de ressources et d'hébergement en France et souffre d'un diabète de type 2. Toutefois, il ressort notamment de l'avis du 22 septembre 2022 du médecin coordinateur de zone de l'Office français de l'immigration et de l'intégration que cette pathologie " semble pouvoir être prise en charge en médecine générale avec suivi spécialisé régulier disponible dans [la] ville chef-lieu du département " et qu'ainsi, son niveau de vulnérabilité a été évalué à 1, ce qui correspond à une priorité pour un hébergement sans caractère d'urgence. Si M. A verse au dossier un certificat médical dont il ressort qu'au regard de l'évolution de sa pathologie, il doit bénéficier d'un logement, ce document est peu précis et postérieur à la décision attaquée. En outre, s'il ressort des pièces du dossier que la première demande d'asile de M. A, présentée en 1997, a été rejetée définitivement par une décision du 4 octobre 1999 de la Commission des recours des réfugiés, devenue depuis la Cour nationale du droit d'asile, soit près de vingt-trois ans avant la présentation de sa demande d'asile du 14 septembre 2022, cette circonstance n'est pas à elle seule de nature à entacher la décision en litige d'une erreur manifeste d'appréciation. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que l'Office français de l'immigration et de l'intégration a entaché sa décision de refus des conditions matérielles d'accueil d'une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, ce moyen doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision implicite du 14 novembre 2022 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a rejeté son recours administratif préalable obligatoire contre la décision du 14 septembre 2022 de refus total des conditions matérielles d'accueil. Sa requête doit donc être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à son admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M.Bu A, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Naciri.
Délibéré après l'audience du 17 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Grimaud, président,
Mme Lequeux, conseillère,
Mme Lucas, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2024.
La rapporteure,
E. LUCAS
Le président,
P. GRIMAUD
La greffière,
M.-E. LATIF
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026