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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2300369

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2300369

mardi 14 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2300369
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantLESCARRET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 janvier 2023, Mme G E épouse A D, représentée par Me Lescarret, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 26 septembre 2022 par laquelle le président du conseil départemental de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un agrément d'assistante maternelle, ensemble la décision du 21 novembre 2022 rejetant son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au conseil départemental de la Haute-Garonne de lui délivrer un agrément d'assistante maternelle pour l'accueil d'un enfant de moins de trois ans, ou à tout le moins de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du conseil départemental de la Haute-Garonne la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence de leurs signataires ;

- elles sont entachées d'un défaut de motivation ;

- elles sont entachées d'erreurs de droit, d'erreurs de fait et d'erreurs d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 août 2023, le département de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme E épouse A D ne sont pas fondés.

Mme E épouse A D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Sarraute,

- et les conclusions de M. Luc, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Le 12 juillet 2022, Mme E épouse A D a sollicité la délivrance d'un agrément d'assistante maternelle pour l'accueil d'un enfant âgé de moins de trois ans. Par la présente requête, elle demande l'annulation de la décision du 26 septembre 2022 laquelle le président du conseil départemental de la Haute-Garonne a rejeté sa demande, ensemble la décision du 21 novembre 2022 portant rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, la décision du 26 septembre 2022 est signée par Mme H J, cheffe du service prévention et accueil petite enfance de la direction adjointe protection maternelle et infantile au sein de la direction territoriale des solidarités de Toulouse qui, par un arrêté du 17 janvier 2022, a reçu délégation à l'effet de signer dans le cadre de ses attributions et compétences tous documents, à l'exclusion de certains parmi lesquels ne figure pas la décision portant refus de délivrance d'agrément d'assistante maternelle. De la même manière, la décision du 21 novembre 2022 portant rejet du recours gracieux formé par Mme E épouse A D est signée par Mme I B, adjointe à la cheffe du service modes d'accueil à la direction adjointe protection maternelle et infantile de la direction enfance et famille, qui, par un arrêté du 6 septembre 2021, a reçu délégation à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme C, cheffe de ce service, dans le cadre de ses attributions et compétences tous documents, à l'exclusion de certains parmi lesquels ne figurent pas les décisions de rejet de recours gracieux formés en matière de demande de délivrance d'agrément d'assistant maternel. Par ailleurs, il n'est pas établi ni même allégué que Mme C n'aurait pas été empêchée à la date de la décision attaquée de rejet de recours gracieux. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence des signataires des décisions attaquées doit être écarté.

3. En deuxième lieu, la décision du 26 septembre 2022 énonce les considérations de droit et de fait sur lesquels elle se fonde d'une manière suffisamment précise pour mettre en mesure Mme E épouse A D de les contester utilement. La décision du 21 novembre 2022 renvoie pour sa part à la motivation de la décision du 26 septembre 2022. Le recours gracieux formé par la requérante le 14 octobre 2022 ne comportant pas d'élément nouveau qui aurait nécessité une motivation particulière, la décision du 21 novembre 2022 portant rejet de ce recours gracieux énonce ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquels elle se fonde d'une manière suffisamment précise pour mettre Mme E épouse A D en mesure de la contester utilement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation des décisions attaquées doit être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 421-3 du code de l'action sociale et des familles : " L'agrément nécessaire pour exercer la profession d'assistant maternel ou d'assistant familial est délivré par le président du conseil départemental du département où le demandeur réside. () / L'agrément est accordé à ces deux professions si les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs et majeurs de moins de vingt et un ans accueillis, en tenant compte des aptitudes éducatives de la personne () ". Aux termes de l'article R. 421-3 du même code : " Pour obtenir l'agrément d'assistant maternel (), le candidat doit : / () 1° Présenter les garanties nécessaires pour accueillir des mineurs dans des conditions propres à assurer leur développement physique, intellectuel et affectif ; / () / 3° Disposer d'un logement () dont l'état, les dimensions, les conditions d'accès et l'environnement permettant d'assurer le bien-être et la sécurité des mineurs, compte tenu du nombre d'enfants et des exigences fixées par le référentiel en annexe 4-8 pour un agrément d'assistant maternel (). "

5. Parmi les critères prévus à la section 1 de l'annexe 4-8 du code de l'action sociale et des familles, relative aux capacités et compétences pour l'exercice de la profession d'assistant maternel, figurent notamment la capacité à appliquer les règles relatives à la sécurité de l'enfant accueilli, notamment les règles de couchage permettant la prévention de la mort subite du nourrisson, la capacité à percevoir et prendre en compte les besoins de chaque enfant, selon son âge et ses rythmes propres, pour assurer son développement physique, intellectuel et affectif et à mettre en œuvre les moyens appropriés, notamment dans les domaines de l'alimentation, du sommeil, du jeu, des acquisitions psychomotrices, intellectuelles et sociale, ainsi que la capacité à mesurer les responsabilités qui sont les siennes vis-à-vis de l'enfant, de ses parents ainsi que des services départementaux de protection maternelle et infantile, en tenant compte de l'apport des réunions d'information préalables et de la formation obligatoire ultérieure, et la connaissance ou la capacité de s'approprier, dans le cadre des réunions d'information obligatoires et de la formation obligatoire ultérieure, les principales règles légales, réglementaires et conventionnelles régissant la profession. La section 2 de cette annexe 4-8, qui est quant à elle relative aux conditions matérielles d'accueil et de sécurité, prévoit notamment que le lieu d'accueil doit être conforme aux règles d'hygiène et de confort élémentaires, en ce qu'il doit être propre, clair, aéré, sain et correctement chauffé. Une vigilance particulière doit par ailleurs être apportée à la capacité à prévenir les accidents domestiques et les risques manifestes pour la sécurité de l'enfant (rangement des produits, notamment d'entretien ou pharmaceutiques et objets potentiellement dangereux hors de la vue et de la portée de l'enfant accueilli), en proposant spontanément les aménagements nécessaires ou en acceptant ceux prescrits par les services départementaux de protection maternelle et infantile, et au couchage de l'enfant dans un lit adapté à son âge, au matériel de puériculture, ainsi qu'aux jouets qui doivent être conformes aux exigences normales de sécurité et entretenus et remplacés si nécessaire.

6. Il résulte de ces dispositions qu'il incombe au président du conseil départemental de s'assurer que les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des enfants accueillis et de refuser la délivrance de l'agrément si ces conditions ne sont pas remplies.

7. Pour refuser de délivrer à Mme E épouse A D l'agrément d'assistante maternelle que cette dernière a sollicité, le président du conseil départemental de la Haute-Garonne s'est fondé sur la circonstance que les connaissances de l'intéressée étaient insuffisantes ou erronées en ce qui concerne le métier d'assistante maternelle et les structures d'accompagnement, les besoins du jeune enfant, l'éveil et la sécurité de l'enfant accueilli, les grandes étapes du développement de l'enfant et les capacités éducatives et offre de lieu de vie. Il a ainsi considéré que le projet présenté par la requérante n'était pas abouti et que les conditions d'accueil qu'elle proposait ne garantissaient pas la sécurité, la santé et l'épanouissement des enfants accueillis.

8. Tout d'abord, contrairement à ce que soutient Mme E épouse A D, il résulte de l'ensemble des critères posés par les dispositions précitées de l'article L. 421-3 du code de l'action sociale et des familles et celles de l'annexe 4-8 de ce code que l'instruction d'une demande d'agrément implique implicitement mais nécessairement l'analyse du projet professionnel du demandeur ainsi que ses motivations et que ces dernières doivent être sous-tendues par l'intérêt de l'enfant qu'il souhaite accueillir. Par ailleurs, si une formation obligatoire est prévue pour toute personne à laquelle un agrément d'assistant maternel est délivré, l'existence de cette formation ne dispense pas le demandeur à l'agrément de présenter un minimum de connaissances dans chacun des domaines constituant les critères d'évaluation fixées par les textes précités et de savoir décliner en pratique les connaissances théoriques qu'il possède.

9. Il ressort des pièces du dossier, notamment du rapport d'évaluation établi par la puéricultrice qui s'est rendue à deux reprises au domicile de Mme E épouse A D les 18 août et 14 septembre 2022, et de l'avis de la commission d'étude centrale du 18 novembre 2022, que si la requérante a manifesté des efforts pour améliorer ses connaissances sur le métier d'assistante maternelle entre le premier et le second rendez-vous, elle n'avait pas, avant le premier rendez-vous, suivi de réunion d'information sur le métier d'assistante maternelle (RIPA), pris contact avec les structures d'accueil du jeune enfant de son secteur et ne connaissait pas l'existence de la convention collective s'appliquant aux assistantes maternelles, alors même qu'en novembre 2020 elle avait essuyé un premier refus d'agrément fondé notamment sur le fait que ses connaissances étaient insuffisantes sur le statut de la profession des assistantes maternelles, les obligations légales d'une assistante maternelle et les structures d'accompagnement, comme les relais d'assistantes maternelles, présentes dans son secteur d'habitation. Lors du second rendez-vous, elle présentait encore des lacunes concernant les droits des parents, ne comprenait pas totalement la fonction et l'intérêt de la convention collective et opérait une confusion entre une attestation de modèle d'agrément et un exemple de contrat d'accueil d'un enfant. Par ailleurs, la puéricultrice auteur du rapport d'évaluation a relevé que le discours de Mme E A D était " plaqué ", cette dernière semblant réciter des choses sans en comprendre réellement le sens et l'intérêt et sans faire de lien entre ses propos et leur mise en pratique dans sa projection dans le métier d'assistante maternelle. En outre, il est relevé que les motivations qu'elle expose pour exercer cette profession sont peu tournées vers l'intérêt et le développement de l'enfant, l'intéressée s'étant contentée d'évoquer qu'elle " aimait les tout-petits, les bébés ". Enfin, la première visite s'est déroulée, à titre exceptionnel, au domicile de Mme E épouse A D et non à la direction territoriale des solidarités comme cela est d'usage, l'intéressée étant contrainte de rester à son domicile pour s'occuper de ses enfants en bas âge, la seconde visite ayant eu lieu à son domicile, en présence de ses deux plus jeunes enfants âgés de dix-neuf et huit mois, l'aînée, âgée de trois ans, étant gardée par son père alors que Mme E épouse A D a exposé que dans le cadre de son activité à venir, elle serait prise en charge par ses grands-parents. Les conditions dans lesquelles se sont ainsi déroulées les deux visites ont conduit la puéricultrice à s'interroger sur la disponibilité et la prise de conscience, par l'intéressée, de la charge de travail que représente l'accueil d'un enfant en bas âge, en plus de ses deux jeunes enfants. Par suite, en estimant que le projet professionnel présenté par la requérante était peu abouti, que ses motivations n'étaient pas centrées sur l'intérêt et le développement de l'enfant accueilli, qu'elle ne faisait pas le lien entre ses connaissances théoriques et la mise en pratique et enfin que l'articulation entre son organisation personnelle et professionnelle pouvait s'avérer difficile, le président du conseil départemental de la Haute-Garonne n'a commis ni erreur de droit, ni erreur de fait, ni erreur d'appréciation.

10. Ensuite, si Mme E épouse A D a montré à la puéricultrice la chambre de ses enfants, dans laquelle un lit supplémentaire sera ajouté, destiné à l'enfant accueilli, il ressort du rapport d'évaluation qu'elle a concomitamment indiqué qu'elle envisageait l'utilisation d'un lit parapluie, lit dont l'usage est réservé à un cadre personnel et occasionnel et interdit dans un cadre professionnel. La production de la photographie d'un lit à barreaux qu'elle indique être le lit d'enfant inventorié dans la liste des meubles annexée à son contrat de bail de logement meublé, et être destiné au futur enfant accueilli, n'est à cet égard pas probante. Dans ces conditions, en opposant à Mme E épouse A D la circonstance que l'organisation qu'elle envisageait, avec achat d'un lit parapluie, ne permettait pas de garantir la santé et la sécurité de l'enfant accueilli, le président du conseil départemental de la Haute-Garonne n'a pas commis d'erreur de fait ou d'erreur d'appréciation.

11. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, notamment du rapport d'évaluation et de l'avis de la commission d'étude centrale, que Mme E épouse A D présente des lacunes dans ses connaissances relatives aux besoins et au développement psychomoteur de l'enfant dès lors qu'elle ne sait pas désigner les signes d'apprentissage de la propreté ou repérer les étapes d'acquisition du langage, la mettant dans l'incapacité de déceler d'éventuels retards, et ne connaît par ailleurs le syndrome du bébé secoué, ce qui est susceptible de compromettre la santé des futurs enfants accueillis et de l'entraver dans son rôle de conseil et de prévention auprès des parents. Dans ces conditions, au regard des importantes lacunes présentées par l'intéressée, et quand bien même des sessions de formation obligatoire sont dispensées à toute personne ayant obtenu un agrément d'assistant maternel, en lui opposant que ses connaissances devaient être consolidées afin de pouvoir être en capacité de détecter d'éventuels retards de développement chez l'enfant accueilli, le président du conseil départemental de la Haute-Garonne n'a commis ni erreur de droit, ni erreur d'appréciation.

12. Enfin, contrairement à ce que soutient Mme E épouse A D, il ressort des pièces du dossier que la question de l'organisation d'une période d'adaptation au moment du début d'un accueil a été abordée lors des visites à domicile des 18 août et 14 septembre 2022 et que l'intéressée y a répondu en évoquant seulement la nécessité d'aborder avec les parents de l'enfant accueilli l'aspect administratif et contractuel de l'accueil. En outre, si la puéricultrice a relevé que la requérante essayait de faire des efforts relativement aux activités qu'elle proposerait à l'enfant accueilli, elle conclut à l'insuffisance de ces efforts pour garantir l'éveil et le bon développement des futurs enfants accueillis. De la même manière, elle relève que l'attitude de Mme E épouse A D, en termes de cadre éducatif, est inadaptée et qu'elle doit acquérir les connaissances de base sur la psychologie et la gestion des émotions chez l'enfant. Dans ces conditions, en estimant que la requérante présentait des lacunes en termes de capacités éducatives et d'offre du lieu de vie, le président du conseil départemental de la Haute-Garonne n'a commis ni erreur de droit, ni erreur de fait, ni erreur d'appréciation.

13. Alors que Mme E épouse A D avait déjà fait l'objet, en novembre 2020, d'un premier refus d'agrément aux motifs de ses connaissances insuffisantes sur le statut de la profession des assistantes maternelles, les obligations légales de la profession et les structures d'accompagnement comme les relais d'assistantes maternelles présentes dans son secteur, du caractère inabouti de son projet, de ses motivations incertaines et de l'inadaptation de l'organisation envisagée pour l'accueil de plusieurs enfants, s'agissant notamment de l'alimentation ou de l'hygiène quotidienne, l'ensemble des faits relevés à l'encontre de l'intéressée dans le cadre de sa nouvelle demande d'agrément ont pu légalement conduire le président du conseil départemental de la Haute-Garonne à estimer que les conditions posées par l'article L. 421-3 du code de l'action sociale et des familles n'étaient pas réunies. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'erreurs de droit, d'erreurs de fait et d'erreur d'appréciation doit être écarté.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de délivrance d'un agrément d'assistante maternelle à Mme E épouse A D doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

15. Les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme E épouse A D étant rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent l'être également.

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge du département de la Haute-Garonne, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme demandée par Mme E épouse A D au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme E épouse A D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme G E épouse A D, à Me Lescarret et au département de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 17 décembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Cherrier, présidente,

Mme Sarraute, première conseillère,

Mme Douteaud, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 janvier 2025.

La rapporteure,

N. SARRAUTELa présidente,

S CHERRIER

La greffière,

M. F

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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