mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2301720 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | CASTANET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 mars et 31 juillet 2023, M. A G F, représenté par Me Castanet, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 1er février 2023 par lequel la préfète de l'Ariège a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a invité à quitter le territoire français ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Ariège de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros à son conseil sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît l'exigence d'une procédure contradictoire posée par les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle méconnaît son droit d'être entendu, garanti par les principes généraux du droit de l'Union européenne, dès lors qu'il a été privé de la possibilité de formuler des éléments pertinents et nécessaires à l'examen de sa situation ;
- elle viole les stipulations du 2° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié ;
- elle viole les stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur sur l'exactitude matérielle des faits au regard des dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'à la date de la décision attaquée il ne constituait pas une menace pour l'ordre public.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 juin 2023, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. G F ne sont pas fondés.
Par une décision du 26 septembre 2023, M. G F a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Soddu et les observations de Me Castanet ont été entendus au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A G F, ressortissant algérien né le 26 février 1988, est entré sur le territoire français, selon ses déclarations, le 24 mars 2018 sous couvert d'un visa touristique d'une durée maximale de quinze jours, valable du 15 mars au 14 avril 2018. Par une décision du 18 mai 2022, l'Office français des réfugiés et des apatrides a rejeté sa demande d'asile. Par la présente requête, M. G F demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 1er février 2023, par lequel la préfète de l'Ariège a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjoint de ressortissante française et l'a invité à quitter le territoire français.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. M. G F ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 26 septembre 2023, ses conclusions tendant à son admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, par un arrêté du 18 août 2022, publié au recueil administratif le 26 août 2022, la préfète de l'Ariège a donné délégation à Mme D E, directrice de la citoyenneté et de la légalité, à l'effet de signer notamment les refus de séjour et les mesures d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision portant refus de séjour en litige doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui :1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ;() ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
5. La décision attaquée vise les stipulations du 2° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ainsi que dispositions des articles L. 412-5, L. 432-1 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle précise également les raisons pour lesquelles la préfète de l'Ariège a refusé d'admettre M. F au séjour, tirés de ce qu'il ne justifierait pas d'une entrée régulière sur le territoire français et que son comportement représenterait une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, la décision attaquée comporte l'ensemble des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée, doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. L'administration n'est pas tenue de satisfaire les demandes d'audition abusives, notamment par leur nombre ou leur caractère répétitif ou systématique. ".
7. La décision attaquée ayant été prise à la suite d'une demande formulée par le requérant, ce dernier ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure ne peut qu'être écarté comme inopérant.
8. En quatrième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que si ces stipulations ne s'adressent pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union européenne et que le moyen tiré de leur méconnaissance par une autorité d'un Etat membre est ainsi inopérant, le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union européenne. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit doit être assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait toutefois être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente serait tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
9. Si le droit d'être entendu exige que l'intéressé ne soit pas privé de la possibilité de faire valoir spontanément des observations pertinentes qui pourraient influer sur le contenu de la décision prise à son égard, il n'impose pas, en lui-même, qu'une procédure contradictoire soit conduite préalablement à l'édiction d'une décision de refus de séjour faisant suite à une demande de titre de séjour au terme de laquelle le requérant a été en mesure de faire valoir tous les éléments pertinents sur sa situation avant que ne soit prise la décision attaquée. Dans ces conditions, le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu et du principe de bonne administration, principes généraux du droit de l'Union, doit être écarté.
10. Il ressort des pièces du dossier que M. G F, dans le cadre de sa demande d'admission au séjour, pouvait faire valoir auprès de la préfète de l'Ariège tout élément pertinent sur sa situation personnelle, le cas échéant en complétant son dossier de demande de titre de séjour. Le requérant n'établit ni même n'allègue avoir sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux avant que ne soit prise la décision attaquée. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait été prise en méconnaissance du droit d'être entendu qu'il tient du principe général du droit de l'Union européenne.
11. En cinquième lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / 2) au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ; () ".
12. M. G F soutient être entré en France, selon ses déclarations, le 24 mars 2018 sous couvert d'un visa touristique d'une durée maximale de quinze jours, valable du 15 mars 2018 au 14 avril 2018 et se prévaut de son union le 6 août 2022, à Pamiers, avec Mme B C, de nationalité française, qu'il a rencontrée le 10 octobre 2019, ainsi que du fait que son épouse est enceinte depuis le 4 mai 2023, soit postérieurement à la décision attaquée. Il ressort cependant des pièces du dossier, notamment du procès-verbal d'audition du 30 mars 2022, que le requérant est entré en France une première fois le 22 mars 2018 et qu'il est rentré une seconde fois sur le territoire français le 24 mars 2018. Il ressort également des pièces du dossier, notamment de la fiche de demande de visa du 30 août 2022, que le requérant a obtenu un visa le 22 février 2018, pour une période de quinze jours et que celui-ci ne l'autorisait à rentrer qu'une seule fois sur le territoire de l'espace Schengen. Dès lors, il ressort des pièces du dossier que le requérant est entré irrégulièrement sur le territoire. Par suite, et pour ce seul motif, le moyen tiré de la violation des stipulations des dispositions du 2° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, doit être écarté.
13. En sixième lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco algérien du 27 décembre 1968, modifié : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : /5. Au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ;() ".
14. Il ressort des pièces du dossier, que si M. G F est marié avec une ressortissante française, que celle-ci est enceinte et que la date prévue du terme est fixée au 1er février 2024, ces circonstances sont postérieures à la date de la décision attaquée à laquelle s'apprécie sa légalité. L'intéressé ne démontre pas de communauté de vie stable et ancienne avec sa conjointe et est sans enfant en charge en France, alors qu'il n'est pas dépourvu d'attaches en Algérie, où il a vécu jusqu'à l'âge de 30 ans et où résident son père et son fils de sept ans dont la garde a été confiée à son ex-épouse. Par ailleurs, il est sans profession en France et ne dispose d'aucunes ressources. Dans ces conditions, et compte tenu de la durée et des conditions de séjour de M. G F en France, la préfète de l'Ariège n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance, des stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien doit être écarté.
15. En septième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ". " . Aux termes de l'article L. 432-1 du même code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. ". Lorsque l'administration oppose le motif de la menace pour l'ordre public pour refuser de faire droit à une demande de titre ou de renouvellement de titre de séjour, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les faits qu'elle invoque à cet égard sont de nature à justifier légalement sa décision.
16. Le requérant soutient que la préfète de l'Ariège a considéré, à tort, que sa présence sur le territoire français constituait une menace pour l'ordre public, dès lors que les faits de détérioration volontaire du bien d'autrui, de menace de mort et d'acte d'intimidation pour déterminer une victime à ne pas porter plainte, n'ont pas été qualifiés au plan pénal et ont fait l'objet d'une décision de classement sans suite. Il ressort des pièces du dossier que les faits de détérioration, menace et intimidation se sont déroulés sur la période d'août 2021 à mars 2022 comme en atteste le compte-rendu d'enquête après identification du 5 avril 2022, et il est constant que ces faits n'ont pas donné lieu à poursuite ou condamnation. Si, pour prendre la décision attaquée, la préfète de l'Ariège s'est notamment fondée sur un tel motif, tiré du comportement du requérant, il résulte de l'instruction que la préfète de l'Ariège aurait pris la même décision si elle ne s'était fondée que sur les autres motifs de la décision, qui sont de nature à la justifier, et en particulier si elle n'avait retenu que le motif mentionné au point 12. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'inexactitude matérielle des faits, doivent être écartés.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. G F tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral du 1er février 2023 doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
18. Les conclusions à fin d'annulation de M. G F étant rejetées, ses conclusions susvisées à fin d'injonction sous astreinte doivent l'être également, dès lors que le présent jugement ne nécessite aucune mesure d'exécution au regard des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
19. Les conclusions de M. G F présentées sur fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées, l'État n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'admission de M. G F au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus de la requête de M. G F est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A G F, à Me Castanet et au préfèt de l'Ariège.
Délibéré après l'audience du 9 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Molina-Andréo, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2024.
La rapporteure,
N. SODDU
La présidente,
B. MOLINA ANDRÉO
La greffière,
S. BALTIMORE
La République mande et ordonne au préfet de l'Ariège en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026