Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2301878

jeudi 28 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2301878
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 avril 2023, M. C A, représenté par Me Bachelet, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 mars 2023 par lequel le préfet du Tarn lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer un titre de séjour, ou à défaut de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

4°) de mettre à la charge de l'État le paiement à son conseil de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve pour Me Bachelet de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle et, en cas de refus de l'aide juridictionnelle, directement au requérant sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête est recevable ;

En ce qui concerne l'arrêté en litige pris dans son ensemble :

- il est entaché d'un défaut de compétence de son auteur ;

- il est entaché d'un défaut de motivation au regard des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il est entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2023, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par une décision du 6 septembre 2023, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention relative à la circulation et au séjour des personnes signée à Dakar le 1er août 1995 par le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Sénégal ;

- l'accord relatif à la gestion concertée des flux migratoires entre la France et le Sénégal signé le 23 septembre 2006 à Dakar ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Hecht a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant sénégalais né le 13 janvier 1984, déclare être entré en France le 4 octobre 2019, sans toutefois démontrer la régularité de son entrée sur le territoire national. Le 5 décembre 2022, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour " salarié " ou " travailleur temporaire ". Par un arrêté du 6 mars 2023, dont l'intéressé demande l'annulation, le préfet du Tarn a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 6 septembre 2023. Par suite, les conclusions tendant à son admission à l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'ensemble des décisions contestées :

3. En premier lieu, par un arrêté du 2 janvier 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, le préfet du Tarn a donné à M. Fabien Chollet, secrétaire général de la préfecture, délégation à l'effet de signer tous actes relevant des attributions de l'Etat dans le département, à l'exception de certains actes limitativement énumérés et parmi lesquels ne figurent pas les décisions de refus de séjour d'un ressortissant étranger sur le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux aurait été pris par une autorité incompétente manque en fait et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".

5. D'autre part, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. ". Et aux termes de l'article L. 611-1 de ce code : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ".

6. Il résulte des termes mêmes des décisions contenues dans l'arrêté en litige qu'elles comportent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent et dont le préfet avait connaissance à la date de son édiction, notamment en ce qui concerne les conditions d'entrée de l'intéressé sur le territoire français, son parcours professionnel, sa formation et sa situation familiale. En outre, il ressort également des termes de l'arrêté contesté, qui vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et en particulier son article L. 611-1, que la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise à la suite du refus de délivrance du titre de séjour sollicité par M. A. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, laquelle ne se confond pas avec le bien-fondé des motifs, ne peut donc qu'être écarté.

7. En troisième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni de la motivation de l'arrêté attaqué, qui mentionne explicitement des circonstances propres à la situation personnelle de M. A ainsi qu'il vient d'être dit, que le préfet du Tarn se serait abstenu de procéder à un examen sérieux et personnalisé de sa situation. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux de la situation de M. A doit être écarté.

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

8. En premier lieu, aux termes de l'article 1er de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 susvisée : " Les ressortissants français désireux de se rendre sur le territoire sénégalais et les ressortissants sénégalais désireux de se rendre sur le territoire français doivent être en possession d'un passeport en cours de validité revêtu du visa lorsqu'il est requis par l'Etat d'accueil ainsi que des certificats internationaux de vaccinations exigés par cet Etat. ". Aux termes de son article 4 : " Pour un séjour de plus de trois mois, les ressortissants français à l'entrée sur le territoire sénégalais et les ressortissants sénégalais à l'entrée sur le territoire français doivent être munis d'un visa de long séjour et des justificatifs prévus aux articles 5 à 9 ci-après, en fonction de la nature de leur installation. ". Selon son article 5 : " Les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux d'exercer sur le territoire de l'autre Etat une activité professionnelle salariée doivent en outre, pour être admis sur le territoire de cet Etat, justifier de la possession : / 1. D'un certificat de contrôle médical établi dans les deux mois précédant le départ et délivré : / - en ce qui concerne l'entrée en France, par le consulat de France compétent, après un examen subi sur le territoire sénégalais devant un médecin agréé par le consulat en accord avec les autorités sénégalaises ; / () 2. D'un contrat de travail visé par le Ministère du Travail dans les conditions prévues par la législation de l'Etat d'accueil. " Selon son article 10 : " Pour tout séjour sur le territoire français devant excéder trois mois, les ressortissants sénégalais doivent posséder un titre de séjour. () ". Et selon son article 13 : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation respective des deux Etats sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord. ".

9. En l'espèce, il est constant que M. A n'était pas en possession d'un passeport revêtu d'un visa de long séjour, pas plus que du certificat de contrôle médical et du contrat de travail visé par le ministère du travail, exigés par les stipulations précitées. Par suite, c'est à bon droit que le préfet lui a refusé la délivrance du titre de séjour sollicité, en application de ces stipulations.

10. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. Il ressort des pièces du dossier que, si M. A n'a pas sollicité de titre de séjour sur le fondement du droit au respect à sa vie privée et familiale, toutefois le préfet a examiné d'office la possibilité de lui délivrer un titre de séjour sur ce fondement. Il en ressort également que M. A est entré en France en octobre 2019 et s'y est maintenu de manière irrégulière, qu'il est célibataire et sans charge de famille en France, tandis que le préfet fait valoir, sans que cela ne soit contesté, que ses deux enfants mineurs, ainsi que son demi-frère et sa demi-sœur résident au Sénégal, son pays d'origine où lui-même a vécu jusqu'à l'âge de 35 ans. En outre, si M. A justifie de 9 mois de travail en France et de trois formations, il ne démontre pas une insertion sociale particulièrement intense sur le territoire national où il n'a résidé que trois ans avant la décision attaquée. Dans ces conditions, le préfet n'a pas méconnu son droit au respect à une vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 précité, en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité.

12. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat lui permettant d'exercer une activité, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, de motifs exceptionnels exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.

13. D'une part, ainsi qu'il a été exposé au point 11, M. A ne démontre aucune considération humanitaire, ni aucun motif exceptionnel qui justifierait la délivrance d'un titre de séjour " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 précité. D'autre part, s'agissant de la carte de séjour " salarié " ou " travailleur temporaire ", M. A verse premièrement au dossier son baccalauréat obtenu au Sénégal en 2006, une attestation d'août 2015 relative à un stage pour le programme de productivité agricole en Afrique de l'Ouest, une attestation relative à ses activités de facilitateur du programme d'aménagement et de développement économique de Niayes de janvier à avril 2018, son inscription pour l'année 2018-2019 à la formation en agriculture et développement rural à l'université Cheikh Anta Diop Dakar, sans toutefois fournir de diplôme universitaire pour ce parcours, non plus au demeurant que pour le master en sociologie qu'il soutient détenir. Deuxièmement, M. A démontre avoir suivi une formation au métier de groom-palefrenier de chevaux de sport chez M. B, de novembre 2019 à juillet 2020, une formation de 32 heures en anglais du 30 novembre 2021 au 11 mars 2022, ainsi qu'une formation en informatique de 31 heures du 30 novembre 2021 au 11 février 2022. Troisièmement, l'intéressé établit avoir travaillé comme ouvrier agricole, d'abord en Espagne de juin à septembre 2019, puis en France la seconde quinzaine du mois d'août 2020, la première quinzaine du mois de septembre 2020, en octobre 2020, de fin juillet à août 2021, en octobre 2021, la première quinzaine du mois de novembre 2021, puis de mai à août 2022, soit durant un total de neuf mois sur le territoire national à la date de la décision litigieuse. Enfin, il verse au dossier une promesse d'embauche et une demande d'autorisation de travail établies par M. B à son bénéfice, en février 2022, et soutient que cette activité fait partie des métiers dits en tension, sans toutefois le démontrer. Dès lors, si M. A justifie d'une formation pour le métier de groom-palefrenier qui lui est proposé, toutefois ni ses expériences au Sénégal, ni les 13 mois pendant lesquels il a travaillé comme ouvrier agricole en France et en Espagne ne sont en lien avec cet emploi, qu'il n'allègue pas avoir exercé précédemment. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet du Tarn a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le refus de titre de séjour opposé à M. A n'est pas entaché d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité doit être écarté.

15. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été exposé au point 11, M. A est célibataire, sans charge de famille en France, où il a résidé de manière irrégulière trois ans avant la décision attaquée, alors que ses deux enfants mineurs résident toujours dans leur pays d'origine, le Sénégal, où il a vécu jusqu'à ses 35 ans. Dans ces conditions, le préfet du Tarn n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations susmentionnées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

16. Pour les motifs exposés aux points 11 et 13, et en l'absence de tout autre élément circonstancié à l'appui de sa requête, M. A ne saurait soutenir que le préfet du Tarn aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.

En ce qui concerne le pays de destination :

17. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que la décision obligeant M. A à quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité doit être écarté.

18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet du Tarn en date du 6 mars 2023 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A et au préfet du Tarn.

Délibéré après l'audience du 7 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Carotenuto, présidente,

M. Hecht, premier conseiller,

Mme Pétri, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2023.

Le rapporteur,

S. HECHT

La présidente,

S. CAROTENUTO La greffière,

F. LE GUIELLAN

La République mande et ordonne au préfet du Tarn, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,