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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2302850

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2302850

mercredi 23 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2302850
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantTRITSCHLER MARJORIE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur portant retrait de points et perte de validité de son permis de conduire, ainsi que contre les retraits de points antérieurs. Le requérant invoquait notamment le défaut de notification des retraits et le défaut d’information préalable, en méconnaissance des articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par une ordonnance du 23 juillet 2025, le tribunal a constaté le désistement d’office de M. B, faute pour lui d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il est donné acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 mai 2023, M. A B, représenté par Me Marjorie Tritschler, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du ministre de l'intérieur référencée " 48 SI " du 19 novembre 2022 portant notification d'un retrait de points sur son titre de conduire ainsi que de l'ensemble des retraits de points antérieurs, et informant l'intéressé de la perte de validité de son permis de conduire pour défaut de point ;

2°) d'annuler les décisions de retrait de points référencées " 48 " consécutives aux infractions en date des 24 février 2022, 20 avril 2022, 29 mars 2022, 19 octobre 2020, 8 octobre 2020, 24 janvier 2017, 13 mai 2015, 23 mars 2015, 24 janvier 2013 à 03h42 et 24 janvier 2013 à 03h40 ;

3°) d'annuler la décision implicite de rejet du recours gracieux formé le 13 février 2023 ;

4°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son titre de conduite dans le délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, crédité de l'ensemble des points ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- Il a contesté auprès de l'officier du ministère public les différentes infractions ayant entrainé ces retraits de points ;

- Il n'a pas reçu notification du retrait de points, en méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;

- Il n'a pas reçu l'information préalable au retrait de points prévue par les articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2023, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer partiel et au surplus au rejet de la requête.

Il soutient, d'une part, que les conclusions du requérant sont pour partie sans objet, et d'autre part, que la requête n'est pas fondée.

Par un courrier daté du 27 mai 2025, mis à disposition sur l'application Télérecours, le requérant a été invité, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de ses conclusions. Il a été informé qu'à défaut de réponse de sa part dans le délai imparti, il serait réputé se désister de l'ensemble de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ". Aux termes de l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier () ". Selon l'article R.611-8-6 du même code : " () Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai ". En application de l'article R. 222-1 du même code : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 1°) donner acte des désistements () ".

2. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité, par courrier mis à disposition sur l'application Télérecours le 27 mai 2025, à confirmer au tribunal, dans le délai d'un mois, le maintien de ses conclusions. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction dans le délai imparti, et le mandataire du requérant étant réputé avoir reçu communication de ce courrier dans un délai de deux jours ouvrés à compter de sa date de mise à disposition, M. B doit être regardé comme s'étant désisté de sa requête. Il y a lieu, dès lors, de donner acte de ce désistement.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'office de la requête de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.

Fait à Toulouse, le 23 juillet 2025

La présidente,

Fabienne Billet-Ydier

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme :

la greffière en chef, et par délégation,

la greffière

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