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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2303845

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2303845

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2303845
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantKIRSCH CAROLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Par un premier jugement n° 1905305 du 16 avril 2021, le tribunal administratif de Toulouse a sursis à statuer, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et imparti à la société AFC Promotion et à la commune de Fenouillet un délai de deux mois pour justifier de la régularisation du vice tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 2 mai 2019, par lequel le maire de la commune de Fenouillet a délivré à la société par actions simplifiée AFC Promotion un permis de construire un ensemble immobilier de quarante-cinq logements avec stationnements aériens.

Par un second jugement n° 1905305 du 29 mars 2022, le tribunal administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du 2 mai 2019 et la décision du 12 juillet 2019 rejetant le recours gracieux de M. D B et Mme E épouse B dirigé contre cet arrêté.

Par un arrêt n° 463230 du 30 juin 2023, le Conseil d'État, statuant sur le pourvoi en cassation introduit par la société AFC Promotion contre les jugements du tribunal administratif de Toulouse du 16 avril 2021 et du 29 mars 2022, a d'une part, rejeté les conclusions du pourvoi tendant à l'annulation du premier jugement, par lequel le tribunal a retenu l'existence d'un vice et décidé de surseoir à statuer pour permettre la régularisation de ce vice, et d'autre part, a annulé le second jugement et renvoyé l'affaire devant le même tribunal.

La requête n° 1905305 a été enregistrée, après renvoi par le Conseil d'État, sous le n° 2303845.

Procédure devant le tribunal :

Par une requête enregistrée le 16 septembre 2019 et des mémoires enregistrés le 4 novembre 2019 et le 1er août 2023, M. D B et Mme E épouse B, représentés par Me Kirsch, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 mai 2019 par lequel le maire de la commune de Fenouillet a délivré à la société AFC Promotion un permis de construire un ensemble immobilier de 45 logements avec stationnements aériens sur une parcelle cadastrée AM 45, sise 2, chemin du Bocage à Fenouillet, ensemble la décision du 12 juillet 2019 de rejet de leur recours gracieux ;

2°) de mettre solidairement à la charge de la commune de Fenouillet et de la société AFC Promotion une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable ; d'une part, ils justifient d'un intérêt à agir au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ; ils sont voisins immédiats de la construction en litige ; leur immeuble d'habitation est situé en face de l'ensemble immobilier autorisé constitué de trois niveaux, deux étages et d'une hauteur maximale de 6,98 m., ce qui entraîne pour eux une nuisance visuelle ; les appartements projetés dotés de balcon donneront directement en surplomb de leur villa, et particulièrement de leur cour avant ; le projet comportant 45 logements et 63 stationnements générera une circulation quotidienne importante et ils seront exposés aux nuisances sonores, occasionnées, dans un premier temps, par le chantier de construction, et dans un second temps, par la circulation des véhicules des occupants ; ainsi, la construction autorisée par le permis de construire contesté est de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de leur bien ; d'autre part, la présente requête a été exercée dans le délai de recours contentieux en application des dispositions de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme ; cette requête a été enregistrée dans le délai de deux mois de la notification de la lettre du 12 juillet 2019, reçue le 18 juillet 2019, de rejet de leur recours gracieux lui-même formé par un courrier avec accusé de réception du 28 juin 2019, dans le délai de deux mois à compter de la date d'affichage le 2 mai 2019 du permis de construire contesté ; enfin, les formalités imposées par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ont été respectées ; leur recours gracieux a été régulièrement notifié à la société AFC Promotion par lettre recommandée avec accusé de réception en date du 1er juillet 2019 ; une copie de leur recours contentieux a également été notifiée à la commune de Fenouillet et à la société AFC Promotion ;

- l'arrêté autorisant le permis de construire litigieux est entaché par l'incompétence de son auteur au regard des dispositions du premier alinéa de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales ; il n'est pas établi que le signataire de l'acte, M. C A, disposerait d'une délégation de compétence ou de signature régulière et exécutoire l'autorisant à signer, au nom du maire de la commune, l'arrêté autorisant le permis de construire contesté ;

- l'arrêté autorisant le permis de construire litigieux méconnaît les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ; le document graphique visé au c) de ces dispositions est manquant ; en outre, les planches photographiques constituant les pièces PC 6 et PC 6-2 ne permettent pas de visualiser précisément l'insertion de la construction projetée dans l'environnement résidentiel et pavillonnaire ; ces manquements sont de nature à avoir faussé l'appréciation des services instructeurs de la demande ;

- l'arrêté autorisant le permis de construire litigieux méconnaît les dispositions combinées de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et de l'article UB 11 du règlement du plan local d'urbanisme applicable ; le projet tel que présenté laisse apparaître que les façades sont en partie teintées en " ocre rouge ", ce qui contrevient manifestement aux prescriptions réglementaires ; la construction contestée ne respecte pas l'harmonie des lieux ou paysage avoisinants, ni le caractère de la région ou la recherche d'unité de style, de forme, de volume, de proportions, de matériaux, de couleurs, dès lors qu'elle s'analyse comme un bloc en L avec un traitement des façades totalement différent de celui des lieux avoisinants ;

- l'arrêté autorisant le permis de construire litigieux méconnaît les dispositions de l'article UB 12.4.1 du règlement du plan local d'urbanisme applicable ; la lecture de la notice descriptive du projet indique que le calcul réglementaire résultant de ces dispositions commanderait la réalisation de 63 places de stationnement, sous la restriction d'une place par logement social, alors qu'une telle restriction n'est pas prévue par ces dispositions du règlement du plan local d'urbanisme ; selon le calcul issu de l'application de ces dernières, 67,5 places de stationnement, soit 68, auraient dû être prévues par le projet ;

- le projet est d'une densité d'habitations trop importante, emportant des risques en raison de l'impossibilité du drainage des sols, ainsi que des nuisances, des embouteillages et des places de stationnement insuffisantes.

Par des mémoires en défense enregistrés le 19 février 2020 et le 16 octobre 2023, la commune de Fenouillet, représentée par Me Briand, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. et Mme B une somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. et Mme B ne sont pas fondés.

Par des mémoires enregistrés le 17 octobre 2019, le 16 janvier 2020, le 25 septembre 2023 et le 18 janvier 2024, la société AFC Promotion, représentée par Me Magrini, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet, et en tout état de cause, à ce qu'il soit mis à la charge de M. et Mme B une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société AFC Promotion soutient que :

- la requête est irrecevable au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, dès lors que M. et Mme B ne justifient pas d'un intérêt à agir au regard de ces dispositions ; les requérants ne peuvent se prévaloir de la qualité de voisins immédiats, compte tenu de la localisation de leur bien immobilier à usage d'habitation, séparé par une route à double sens de circulation du futur projet de construction ; par ailleurs, la maison d'habitation des requérants est distante de plus de 33 m. du projet litigieux ; en leur qualité de voisins éloignés, les requérants ne peuvent invoquer une nuisance visuelle ; ils n'auront pas une vue directe sur le projet, dès lors que l'entrée de leur habitation est consacrée exclusivement au stationnement de leur véhicule et que leur piscine est située à l'arrière de la parcelle ; de même, les requérants n'apportent pas la preuve d'une prétendue hausse du trafic routier en lien avec le projet contesté ; enfin, les nuisances sonores liées au chantier de construction ne peuvent plus justifier un intérêt à agir au regard du nouvel article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable au litige issue de la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 qui exclut la prise en compte des troubles de jouissance résultant de la phase de travaux ;

- les moyens soulevés par M. et Mme B ne sont pas fondés.

La clôture d'instruction est intervenue trois jours francs avant l'audience en application des dispositions de l'article R. 613-2 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Quessette, rapporteur,

- les conclusions de Mme Rousseau, rapporteure publique,

- les observations de Me Ouattara, substituant Me Magrini, représentant la société AFC Promotion et la SCCV Côté Boccage.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 2 mai 2019, le maire de la commune de Fenouillet a délivré à la société AFC Promotion un permis de construire un ensemble immobilier de 45 logements avec stationnements aériens sur une parcelle cadastrée section AM n°45, sise 2 chemin du Bocage sur le territoire de la commune. Par une lettre recommandée avec accusé de réception en date du 28 juin 2019, M. et Mme B, voisins de la construction projetée, ont formé un recours gracieux auprès de la commune afin de solliciter le retrait de cette autorisation. Par une lettre du 12 juillet 2019, reçue le 18 juillet suivant, le maire de la commune de Fenouillet a rejeté ce recours gracieux. M. et Mme B ont demandé au tribunal d'annuler l'arrêté sus-évoqué du 2 mai 2019. Par un jugement avant-dire droit du 16 avril 2021, le tribunal a décidé, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, de surseoir à statuer pendant un délai de deux mois à compter de la date de notification de ce jugement, à charge pour le pétitionnaire d'obtenir un permis de construire régularisant le vice tiré de l'incompétence du signataire de l'acte. La société AFC Promotion a obtenu, tacitement, un permis de construire modificatif le 15 septembre 2021. Par un second jugement du 29 mars 2022, le tribunal, estimant que ce permis modificatif ne régularisait pas le vice relevé dans le premier jugement, a annulé le permis du 2 mai 2019 ainsi que le rejet du recours gracieux dirigé contre ce permis. Par une décision du 30 juin 2023, le Conseil d'État, statuant sur le pourvoi en cassation introduit par société AFC Promotion contre les jugements du tribunal administratif de Toulouse du 16 avril 2021 et du 29 mars 2022, a rejeté les conclusions du pourvoi tendant à l'annulation du premier jugement, a annulé le second jugement et a renvoyé l'affaire devant le tribunal. La société Côté Bocage, filiale de la société AFC Promotion, à qui le permis de construire a été transféré, a déposé un dossier de demande de modification d'un permis de construire délivré en cours de validité le 25 septembre 2023, ayant pour objet de régulariser le vice de l'incompétence du signataire du permis de construire, et a obtenu un permis tacite le 25 décembre 2023.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, lorsqu'une autorisation d'urbanisme est entachée d'incompétence, qu'elle a été délivrée en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance de l'autorisation, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'une autorisation modificative dès lors que celle-ci est compétemment accordée pour le projet en cause, qu'elle assure le respect des règles de fond applicables à ce projet, répond aux exigences de forme ou a été précédée de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Elle peut, de même, être régularisée par une autorisation modificative si la règle relative à l'utilisation du sol qui était méconnue par l'autorisation initiale a été entretemps modifiée ou si cette règle ne peut plus être regardée comme méconnue par l'effet d'un changement dans les circonstances de fait de l'espèce. Il en va de même dans le cas où le bénéficiaire de l'autorisation initiale notifie en temps utile au juge une décision individuelle de l'autorité administrative compétente valant mesure de régularisation à la suite d'un jugement décidant, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, de surseoir à statuer sur une demande tendant à l'annulation de l'autorisation initiale. Dès lors que cette nouvelle autorisation assure la régularisation de l'autorisation initiale, les conclusions tendant à l'annulation de l'autorisation initialement délivrée doivent être rejetées.

3. Aux termes de l'article L. 424-2 du code de l'urbanisme : " Le permis est tacitement accordé si aucune décision n'est notifiée au demandeur à l'issue du délai d'instruction. / Un décret en Conseil d'Etat précise les cas dans lesquels un permis tacite ne peut être acquis ". Aux termes de l'article R. 424-1 du même code : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : () / b) Permis de construire, permis d'aménager ou permis de démolir tacite. () ". Aux termes de l'article R. 423-19 de ce code : " Le délai d'instruction court à compter de la réception en mairie d'un dossier complet ". Aux termes de son article R. 423-22 : " Pour l'application de la présente section, le dossier est réputé complet si l'autorité compétente n'a pas, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier en mairie, notifié au demandeur ou au déclarant la liste des pièces manquantes dans les conditions prévues par les articles R. 423-38 et R. 423-41 ". Aux termes de son article R. 423-23 : " Le délai d'instruction de droit commun est de : () / b) Deux mois pour les demandes de permis de démolir et pour les demandes de permis de construire portant sur une maison individuelle, au sens du titre III du livre II du code de la construction et de l'habitation, ou ses annexes ; c) Trois mois pour les autres demandes de permis de construire et pour les demandes de permis d'aménager ".

4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier qu'une demande de permis de construire modificatif a été déposée par la société pétitionnaire le 10 mai 2021, soit postérieurement au jugement avant dire droit du 14 avril 2021 par lequel le tribunal a sursis à statuer dans l'attente de la régularisation du vice tiré de l'incompétence du signataire de l'acte. Compte tenu de la chronologie dans laquelle s'inscrit cette demande de permis de construire modificatif, nonobstant la circonstance que le dossier de demande ne mentionne pas explicitement la régularisation de ce vice, l'autorisation tacite en résultant a bien pour objet de régulariser le vice d'incompétence relevé dans le jugement avant dire droit dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que celle-ci n'est pas incompétemment accordée pour le projet en cause. Par suite, le permis de construire modificatif tacite a nécessairement eu pour effet de régulariser le vice d'incompétence entachant l'arrêté du 2 mai 2019. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que la société Côté Bocage, filiale de la société AFC Promotion, à qui le permis de construire a été transféré, a obtenu un nouveau permis de construire modificatif tacite, dont il ressort de l'imprimé cerfa de demande de modification d'un permis de construire délivré en cours de validité, déposé selon récépissé le 29 septembre 2023, que la modification demandée par la société a pour objet la régularisation du vice de l'incompétence du signataire du permis de construire. Le moyen tiré du défaut de compétence de son auteur est écarté.

5. En second lieu, à compter de la décision par laquelle le juge fait usage de la faculté de surseoir à statuer ouverte par l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, seuls des moyens dirigés contre le permis de construire modificatif notifié, le cas échéant, au juge peuvent être invoqués devant ce dernier.

6. En l'espèce, si, dans leur mémoire enregistré le 1er août 2023, les requérants font valoir que le projet est d'une densité d'habitations trop importante, emportant des risques en raison de l'impossibilité du drainage des sols, ainsi que des nuisances, des embouteillages et des places de stationnement insuffisantes, ils ne peuvent toutefois, à la suite du jugement avant dire droit, utilement invoquer de tels moyens qui visent à contester la légalité du permis de construire initial. Par ailleurs, à supposer que ces mêmes moyens soient dirigés contre le permis de construire modificatif du 15 septembre 2021, ceux-ci doivent être écartés comme étant inopérants dès lors que ledit permis ne comporte pas de modifications en lien avec les moyens soulevés.

7. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme B ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêtés du maire de la commune de Fenouillet du 2 mai 2019, modifié par les permis tacites du 15 septembre 2021 et du 25 décembre 2023.

Sur les frais liés au litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par M. et Mme B soit mise à la charge de la commune de Fenouillet et de la société AFC Promotion, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. et Mme B les sommes réclamées par la commune de Fenouillet et par la société AFC Promotion sur le fondement de ces mêmes dispositions.

D É C I D E :

Article 1 : La requête de M. et Mme B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Fenouillet et la société AFC Promotion sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et MmeEi épouse B, à la commune de Fenouillet et à la société AFC Promotion.

Copie pour information sera adressée à la société Côté Bocage.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Meunier-Garner, présidente,

M. Quessette, premier conseiller,

Mme Lequeux, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.

Le rapporteur,

L. QUESSETTE

La présidente,

M.-O. MEUNIER-GARNER

La greffière,

M.-É. LATIF

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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